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 La traque des 10, chapitre 7

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Phobias
Seigneurs Noir
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MessageSujet: La traque des 10, chapitre 7   Mar 7 Mai 2013 - 19:33

Chapitre 7 :

Parjure



Je me réveille sans comprendre… Une douleur atroce afflue dans ma nuque, et la lumière floute mon champ de vision. Mes oreilles sifflent, mais par derrière, je sens qu’un écho tente de m’atteindre. J’hoche la tête, pour montrer que je suis vivant, mais je regrette déjà…
Alors que je m’habitue à cet environnement, j’essaye de me souvenir… le Sith… le combat… ah. Ça me revient : on m’a eu. Et bien eu. Ce sentiment d’horreur… celui qui vous tient, vous rappelant votre impuissance totale, sans qu’aucun de vos souvenirs ne passe devant les yeux – alors que les mœurs habituelles font entendre l’inverse – dans une sensation de perte de soi.
J’entends clairement les personnes à mes côtés : « Phobias ? Tu nous entends ? s’inquiète Tifa.
- Tu divagues encore, ou ça se dissipe ? ajoute Lana.
- Euh… argh… » Merde. Je dois avoir la mâchoire sacrément engourdie, pour que je n’arrive plus à parler. Les filles ayant un regard inquiet, j’acquiesce de manière plus raisonnée, pour montrer ma « clarté » d’esprit, sans dire un mot. « Ses muscles sont encore flasques à cause du traitement, mais il s’exprimera comme avant d’ici quelques minutes, explique une voix inconnue.
- D’accord, bah, Phobias, on te détache et te pose sur le lit, ça sera déjà ça. » Comment ça ? Ah oui, je suis en effet attaché, en croix. Mais que s’est-il passé ? Et ça fait combien de temps que je suis dans cet état ? « Mmh… bleuarg… » Zut, j’avais déjà oublié que je ne pouvais pas encore m’exprimer. Les filles me regardent alors qu’elles me transportent, et je leur réponds du regard que je vais devoir être patient.


Une fois posé, Tifa commence alors : « Alors, en estimant que ta première question soit : que s’est-il passé ? Voici la réponse : la Jedi des Mains de Force, Ratanté Mozen, a fait irruption en t’embrochant. Bien qu’on l’ai battue à trois peu après, et elle t’a transpercé la colonne vertébrale, juste en-dessous de la cinquième cervicale. Bref, un centimètre au-dessus, t’étais cuit !!
- Enfin, même sans ça, tu serais paralysé à vie, normalement, complète Léana –  ce qui ne me rassure pas beaucoup.
- Oui. C’est là que j’ai songé à mon vieil ami Xyrion. Je vous en avais légèrement parlé. C’est lui qui t’as requinqué, et tu l’as entr’aperçu tout-à-l’heure. » Je baisse la tête pour faire comprendre que j’ai bien tout saisi. Mais elles reprennent : « Ta guérison a pris du temps, mais au moins, tu auras toutes tes capacités, malgré ta blessure.
- Je suppose qu’il tient à parler, intervient alors Xyrion en revenant. Mâche ceci : c’est suffisamment mou pour que tu puisses le faire en ce moment, et lorsque que tu pourras le croquer, c’est que tu auras repris pleine possession de tes moyens buccaux. » m’explique-t-il en tendant une boule bleuâtre.
Alors que je la mâche en guettant mon rétablissement, Tifa est partie m’apporter mes sabres lasers, et Lana tente de discuter avec moi… enfin, de se foutre de moi, oui, puisqu’à part des grognements dignes d’un bantha asthmatique et neurasthénique, je ne pas faire grand-chose. D’ailleurs, j’arrête au bout de cinq minutes – marre d’être pris pour un gundark !



Tifa revient enfin, et demande : « Le malade reparle ?
- Non.
- Oui, corrige-je Lana.
- Ah ? Mais pourquoi t’as rien dit, alors ?! réalise-t-elle. S’pèce d’idiot !
- Ce n’est pas parce que tu parles que tu es intelligent.
- Bon, Phobias, je suppose que tu désires ceci ? » nous coupe Tifa. Elle me tend alors les manches de mes armes. Oh, oui, elles me manquaient déjà ! Je la remercie d’un hochement de tête, avant de reprendre : « Merci de m’avoir expliqué ce qui s’était passé, mais c’était pas tant ce qui m’inquiétait. C’est qui, ce Xyrion ?
- Bah ? Comment ça ? Tu as oublié ? réalise Tifa.
- C’est pas ça : des médecins capables de guérir une lésion à la cinquième cervicale, j’en connais pas beaucoup ! m’explique-je.
- Ah ? Ça ? T’inquiète pas ! me rassure-t-elle. Il a toujours eu plusieurs lames à son sabre… Sinon, il ne serait pas mon ami.
- Je suppose que tu fais écho à ce qui s’est passé quand nous sommes revenues à Korriban ? essaye de saisir Lana.
- Si j’étais inconscient, je vois difficilement comment je pourrais…
- Ah oui, c’est vrai…
- Quand nous sommes rentrés à la maison, narre Tifa, nous avons cherché un hôpital, ou autre centre de soins pour s’occuper de toi – le temps que Xyrion puisse venir, au moins. À chaque fois, ils ont refusés.
- Parce que je ne suis pas… un « vrai Sith » c’est ça ? propose-je.
- Ouais… malgré ce qu’ils disaient, y’avait vraiment cette sensation là, me confie Léana. Mais je ne sais pas comment…
- Comment ils savent ? Par ta faute, lui rappelle-je.
- Quoi ? Comment ça ?!!
- Qui a voulu organiser un truc à l’académie après avoir été sauvée ? Même si je n’y suis pas apparu, les rumeurs ont couru, lui explique-je. Et c’est pas comme si l’académie était un petit truc sans importance, sur Korriban.
- Ça, plus ce qui y avait avant : je te rappelle que tu y as été viré… puis réadmis, et… je ne sais plus ce que tu es, pour eux, en ce moment, s’étonne Tifa.
- Mmmh… on pourrait aller voir ça ? » propose alors Léana.








Une affiche holographique. Ma tronche y figure, suivi de ça :

Phobias Orrodia. Dangereux dissident. Armé d’un sabre laser et d’une vibrolame.

Mort ou vif :

25 000 crédits*
*et passage au grade de Sith pour les membres de l’académie.


S’adresser à Ka’oc Orrodia pour la prime.



« Euh… merde ? On est à l’académie, les filles. » Un large groupe d’élèves, bien que disséminé, se tournent alors vers nous. Tifa sort son sabre laser, me le met devant le cou, et annonce : « Tu me crois, maintenant ? Allez, maintenant, tu viens, et tu me rends riche. » Je sens un large sentiment  de déception aux alentours…
Tifa m’emmène ensuite à l’intérieur, et attend d’être dans son bureau obscur, qui lui sert de trône, pour rengainer son arme. « J’m’attendais pas à ça !
- J’suis déçu de la prime… C’est ce que Ka’oc dépense pour un de ses serviteurs : ma mort ne vaut pas grand-chose à ses yeux.
- Euh… oui, on peut voir les choses comme ça, avoue Tifa. En tout cas, tu figures parmi les moins chères des primes, et d’une certaine manière « abordable » pour tous les académiciens ambitieux.
- Mmmh... oui et non, conteste Léana. De ce que j’ai pu voir, le temps qu’on traverse tout, c’est pas partout aussi uniforme : j’ai vu pas mal de filles assez… emmerdées, par ma situation, et pas parce qu’elles ont raté la prime.
- Tu penses que les élèves ne le poursuivraient pas, s’il s’avère être plus fort que prévu ? lui demande Tifa.
- Euh… certains, oui. Ceux qui sont contre cette prime seront ravis. Et ceux qui lui en veulent verront leur sentiment se renforcer, imagine-t-elle.
- Phobias ? J’ai un plan pour te faire sortir d’ici, et au moins que tu sois peinard un petit moment, m’averti mon maître.
- Ah ? »





« Le fugitif s’est échappé ! Attrapez-le ! » Les murs sciés par mes Outils de Découpe Universels forment une trace fort visible, tout en dégradant cette foutue académie. Je ne regrette rien de cette idée !
Tifa accourt en lançant ses éclairs, mais je bondis et passe à l’étage supérieur. L’alarme de l’établissement retenti, mais je poursuis ma fuite. J’atterris dans la cour, et Dark Lana me fait face, sabre à la main : « Tu ne passeras pas ! » Je fonce sur elle, qui s’écroule lorsque mes lames atteignent la sienne. D’un grand bond, je m’espace d’elle, un créant un choc de Force impressionnant. Les autres acolytes tremblent, trois d’entre eux me poursuivent, alors que je file sur les toits.
Les plaques métalliques résonnent à l’arrivée de mes poursuivants. L’un deux s’élance, et se prend mon pied en pleine face. Je constate alors le nombre d’élèves en bas, en train de regarder le tout. Je bondis par-dessus celui qui espérait m’éventrer, et fait tourner mes lignes de lumière avant de le pousser par la Force. Le combat s’ensuit, les sabres-lasers vibrant au cours des multiples contacts. Des encouragements d’en bas se font alors sentir. Et par n’importe lesquels ! J’entends des « Phobias, enfuis-toi ! » Ou des « Vas-y, tu peux les buter !! » Évidemment, cela déclenche une cohue dans la foule, et ceux qui auraient voulu la prime s’en prennent à ceux qui clament l’escape du fugitif. Au milieu d‘eux, je distingue une armure aguicheuse, qui se fait discrète et se glisse vers une sortie. Merci, Lana.

Débarrassé de mes agresseurs, sans pour autant les avoir tués, ni même gravement blessés, je rencontre un dernier obstacle avant de sortir : les tourelles automatiques. Je me planque derrière un élément métallique, mais les tirs pleuvent sur moi. Mon maître arrive alors dans la cour, en criant : « Je vais t’avoir, bâtard ! » Ses éclairs inondent la zone, et touche le compteur électrique. D’un son caractéristique, toutes les lumières, machines, portes et tourelles, se désactivent, faute d’énergie. « Oh mince ! Le relais ! » s’écrie-t-elle avec surprise. L’académie étant plongée dans le crépuscule, je m’envole au dehors, alors que la milice fouille dans les bâtiments.



Après deux bonnes heures dans mon intercepteur Fureur, je reçois le signal de mes compères, qui me demande d’entrer. Les filles entrent alors, tandis que je leur passe un verre : « Encore merci ! Vous avez réussi à vous en sortir ?
- Oh, bah, c’est simple, tu sais, quand t’es Dark… si quelqu’un te soupçonne, t’as le droit de le tuer, m’explique Tifa en riant.
- C’est vrai que, pour une fois, ça a bien marché ! Phobias, t’aurais dû voir la cohue jusqu’au bout, quand même ! J’ai pas vraiment eu besoin de convaincre beaucoup de monde, tellement c’était efficace, me raconte Léana les yeux fiers.
- Ah, et dernière chose : ta prime, me signale Tifa. Elle a diminuée. Ka’oc espère ainsi que les prochaines tentatives porteront leurs fruits, sinon, cela diminuera encore.
- C’est salaud et radin de sa part ! remarque Lana.
- Bienvenue chez les Orrodia ! ironise-je.
- Ouais… mais non, t’en es pas un, toi ! » hésite-t-elle. Pas un Orrodia ? Mmmh, la question pourrait se poser. Qu’est-ce qui défini une relation dite « familiale » ? Qu’est-ce que je fiche parmi eux, qui me haïssent depuis ma première lune ? Mais mes doutes sont à poser une autre fois. Nous avons plus urgent sur le plateau : « Tifa ? Xyrion est dans quel camp ?
- Il ne te poursuivra jamais, si tu fais référence aux évènements de toute à l’heure, m’assure-t-elle.
- D’accord. Du coup, l’idéal, c’est de faire autre chose ailleurs, le temps qu’on décide de me ficher la paix, non ?
- Ça sous-entend que la traque reprend ? me demande Léana.
- Euh peu oui… d’ailleurs, vous avez du nouveau, là-dessus ? m’informe-je.
- Ratanté était la meilleure cible qu’on ait pu avoir, m’explique Tifa. Grâce à ceci ! » Elle sort un holocron, et lui fait afficher une carte galactique. Des points clairement identifiables se sont rajoutés aux étoiles. Tifa nous fait alors un eu de rhétorique : « À ton avis, une carte au trésor, ça sert à quoi ?
- À trouver quelque chose ? Vous avez une idée de ce que c’est, ou pas du tout ? m’inquiète-je.
- Hé ! Mais !! C’est Korriban, ici ! remarque Léana. Y’a un truc à voir !
- C’est pas vrai ?! » s’étonne Tifa. Nous nous penchons sur la carte, qui semble indiquer notre planète. En agrandissant, la coordonnée se précise, et signale son quelque chose à une bonne distance d’ici. Des tombeaux, mais pas ceux des Sith célèbres auprès desquels l’académie est bâtie : d’autres, plus anciens peut-être, et surtout, plus loin.



La suite... tardivement !!

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Il y a émotion, mais je suis sans regret.
Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
Il y a victoire, mais ma passion est utilisée et contrôlée.
Il y aura des morts, car je maîtrise l'art de la Force de tous côtés.




Dernière édition par Phobias le Mer 19 Mar 2014 - 21:53, édité 1 fois
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Phobias
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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 7   Mar 29 Oct 2013 - 20:13

À bord de mon vaisseau récemment obtenu, nous naviguons parmi les nuages de la planète aux sables rouges. En y réfléchissant, nous n’avons pour l’instant pas encore pris le temps de partager nos ressentis sur les évènements du Lien – normal, en même temps, il fallait que du temps s’écoule – et certains recoins demeurent encore obscurs. « Tifa, je ne sais pas si tu te souviens, mais on avait découvert que le vaisseau avait été pillé, lors de notre échec sur Taris.
- Mmmh… oui, c’est vrai. Et celui – ou celle – qui a fait ça en avait profité pour modifier l’holocron sur la fondation des Mains de Force, complète-t-elle.
- Ah oui ?! Je ne savais pas ! D’ailleurs, on ne sait pas vraiment d’où ils sortent, se plaint Léana.
- L’holocron veut nous faire croire qu’ils ont été créés pour se tuer les uns les autres. L’Empire a conclu, par ses rares observations, qu’ils étaient un genre de commando Jedi de missions délicates et secrètes, lui rappelle-je.
- Je veux bien admettre que l’holocron a été modifié, rajoute Tifa. Cependant, il s’est passé quelque chose qui corroborait notre hypothèse « faussée » : Kala semblait en vouloir – et pas qu’un peu – à Luraë, et surtout à Kiràly. Parler de sa mort ne lui a pas échappé.
- Donc… il y avait de la tension entre deux membres ? C’est plutôt bon pour nous ? conclu Léana.
- De la tension générale envers Kiràly, si j’ai bien suivi, détaille Tifa.
- Honnêtement, il m’a l’air différent des autres, donc je valide cette hypothèse, me permets-je.
- Différent ? J’ai tous l’impression qu’ils sont dingues, moi ! Et Kiràly n’en est pas exempté, m’infirme Léana.
- Beuh ? J’suis désolé de prendre sa défense, mais c’est bien le seul qui s’est retenu de nous exterminer ! Alors que les autres sont des fous furieux !
- C’est parce qu’il est obscur, Phobias, me coupe Tifa. Il évite de tuer ceux de son camp, c’est-à-dire, nous.
- Qu’est-ce qui te fait dire ça ? lance Léana.
- Luraë. Tu sais qui s’est, Phobias ?
- Oui… c’est… sa femme, réponds-je en m’apercevant de la réalité.
- J’croyais que les Jedi n’avaient pas le droit d’aimer ! proteste Léana.
- Parce que tenir à quelqu’un fait qu’on a peur de la perdre. Or, cette peur mène à la colère, la colère à la haine, la haine à la souffrance… et le stade suivant, c’est le côté obscur » récite notre maître. Le silence se fait roi. Léana n’arrive pas à protester. De mon côté, je cherche une solution. Au moins trois minutes s’écoulèrent avant que je ne trouve : « S’il est devenu Sith, pourquoi ne pas s’en faire un allié ? »

Un autre mutisme, cette fois-ci. Mais de gêne et d’hésitation. Mon maître se tourne, et de son regard le plus hautain me rétorque : « Tu tiens à le sauver ?
- L’heure n’est plus aux Sith vouant un culte aveugle au sang, et à la trahison de ses pairs. Ou du moins, plus dans nos rangs. Kiràly est un adepte puissant dans la Force. Même le conseil des Jedi de l’holocron a peur qu’il rejoigne l’ennemi ! C’est presque…
- Un appel… » me coupe Lana. Un triple échange de regards. L’idée nous a tous traversés. Oui, le holocron a été modifié, pour nous laisser un message. Et par Kiràly. Sans un mot d’aucun d’entre nous, cela nous semble dingue, mais cohérent. Sabres Blancs aurait utilisé les holocrons des Mains de Force pour faire comprendre sa demande. D’où la discussion foireuse avec un conseil des Jedi falsifié : seules les paroles étaient à prendre en compte. Idem pour le rapport sur le Lien, l’organisation qui permet de traverser les factions. Et enfin, la manipulation de Léana, montrant que des changements de camps ont déjà eu lieu. Sans compter la carte galactique, dont nous n’allons pas tarder à découvrir le sens des points lumineux.



Le vaisseau flotte entre les vents, se rapprochant petit à petit de la surface. Les nuages traversés, seules des montagnes grises, à perte de vue, s’étendent de part et d’autres du cockpit. Alors que nous amorçons l’atterrissage, un réflexe préventif de Tifa fait relever le Fureur. Son mauvais pressentiment se valide alors : un gigantesque glissement de terrain s’ébranle sous nos pieds. Une faille colossale éventre la terre jusqu’en son sein le plus intime, le tout dans un tonnerre de roche plus puissant que nos oreilles auraient pu imaginer.

Lorsque la tempête terrestre semble prendre fin, la croûte rocheuse est défigurée. Lana félicite son maître, mais la discussion tourne très vite autour d’un détail. La carte de l’holocron de Ratanté Mozen émet un signal en direction du canyon. Plus intrigant encore… le sous-sol ainsi mis à nu nous révèle une dernière surprise : « Une structure bâtie ?
- Enfouie sous terre ? insiste Lana.
- Et qui aurait survécu au tremblement de terre, oui, les filles, ça paraît dingue, mais ça semble l’être quand même.
- Ce qui m’inquiète le plus, c’est de n’en avoir jamais entendue parler, rajoute Tifa. Et vous ne me ferez pas croire que je ne suis pas assez au courant de ce que l’Empire Sith a pu mijoté.
- Mais on ne l’a pas pensé ! se défend son apprentie.
- Ce ne serait pas la première fois qu’un Sith un peu rebelle se forge je-ne-sais-quel-plan pour montrer ce qu’il a dans le ventre, clos-je. À nous de voir ce dont il est question. »


L’ouverture béante est suffisamment large pour y entrer en vaisseau. Une exploration sommaire nous laisse juger de l’imposante massivité de la construction, ainsi que de la présence d’un toit suffisamment large pour faire office de plateforme d’atterrissage. Mon intercepteur posé, nous sortons, et trouvons une porte d’entrée. « Bon, les filles, commence Tifa, je crois qu’on est parti pour une bonne séance d’exploration…
- C’est pas la première qu’on a faite, la rassure-je. On se sépare, et se contacte dès qu’il y a un souci.
- T’as pas peur d’être tout seul, Phobias…
- Bah, Léana, il me semble qu’aucun de nous trois n’a envie de trahir un des autres, non ? Certes, sur Dromund Kaas, tu voulais ma peau, mais ce temps est révolu, non ? » Elles prennent cinq secondes de réflexion, mais j’arrête leur gêne en reprenant : « On sait tous que ça n’arrivera plus. Tifa, étant donné que vous êtes plus puissante que Lana et moi – peut-être même réunis – prenez la carte holographique, et traquez ce pourquoi nous sommes descendus. Vous avez le plus de chances de tomber sur un potentiel danger. Mais aussi d’en sortir vivant.
- Ça me va » ajoute Tifa en haussant les épaules. Léana se contente d’hocher la tête.

La séparation du groupe est imminente, de multiples voies s’ouvrant devant nous assez tôt. Dédales de roche taillée, de métal, et de côté obscur, le mauvais entretient en semble pas inquiéter les occupants.
Me voici seul, marchant aux lueurs de mes lames. Quelques prises de courant sautent à mon passage, à se demander si le tremblement de terre y est pour quelque chose, ou alors si c’était déjà le cas avant. Maintenant que j’y prends garde, je rends compte que toute installation pour la respiration est strictement inexistante. Pas de bouche d’évacuation, pas de climatisation, pas d’échappement des gaz industriels – qui stagnent, du coup, dans des salles dignes d’hangar où reposent des centaines de machines éteintes. Inspirer est difficile, mais tolérable, si on omet l’odeur.
Je prends cinq minutes pour écouter les parois via la méditation de combat. Le côté obscur semble émaner de chaque molécule de l’installation. L’électricité qui traverse les appareils en fonctionnement semble être de la foudre de Force. Du sang s’écoule par endroit, tel des ruisseaux sur le sol, parfois en défiant la gravité qui le ferait stagner et coaguler. Mais le pire semble venir des pierres. Encore heureux, là où je me trouve n’en dispose que très peu – cela ressemble ici plus à une station spatiale qu’à un tombeau – mais ces pierres murmurent, crachent, et par moment hurlent leurs douleurs, leurs maux, leurs craintes ; tel au mal de crâne insupportable.
Je décide de cesser ma méditation, et de poursuivre mes recherches à l’ancienne. En parlant d’ancienneté, un doute me reste gravé à l’esprit. Le silence de Lana et Tifa.

Pourquoi ?
Pourquoi cette gêne ?
Il me semblait que nous étions clairs et engagés sur ce point-là.
Après ce que nous avons faits ensembles… pourquoi craindre un revirement de situation ?
Qu’est-ce qui aurait pu les alarmer ?


À moins que ce ne soit point d’être trahies, qui les inquiètent…




Rédigé par Phobias. Narrateur : Skatia.



Qu’étais-ce ?
Le Maître ?

Sa colère est sans limite. Jamais vu ça avant. Jamais. « C’est l’occasion ou jamais… » Oui… seigneur. Mais le Maître… « Fais ce que je te dis, Skatia ! » Bien…
La porte est ouverte ? Le Maître la ferme toujours… ou alors pour me piéger. Encore un piège ? J’ai peur… « Skatia ! Si tu ne me prends pas avec toi, comment veux-tu que je te guide ? » Oui, pardon seigneur.
Je le prends, cache l’holocron sous ma veste déchirée. Pourvu que le Maître ne s’en aperçoive jamais… Je sors des salles de tortures. Une lumière colossale… qu’est-ce que… La muraille en sphère… il y a un trou dans la pierre ? Il y a un trou là-haut ?
C’est ça qu’on appelle le ciel ?

« La base est à découvert ??! Skatia, tu te rends compte, il y a enfin une sortie ! Prends-la avant qu’elle ne se referme ! » Bien… bien.
Je cherche tout autour. Toujours les cailloux. Rien de pénétrable. Non, le seul trou est en haut. Je vais devoir retourner dans le complexe pour grimper…

Voilà les couloirs de fer. De la foudre s’échappe parfois… même elle fuit son créateur ? Même elle a peur du Maître ? J’ai peur. La dernière fois, des lames sont sorties de partout pour couper mes lekkus… « Skatia, j’ai l’impression que la base est en très mauvais état. Il a dû y avoir un glissement de terrain, et tous les mécanismes, pièges comme le reste, semblent inopérants. » Plus de lames ? Plus de foudre ? Plus de sang ? Plus de cri ? « C’est possible. Mais reste sur tes gardes : un piège endommagé n’est pas forcément obsolète. Son déclenchement peut aussi se révéler catastrophique. »

Le seigneur ne me rassure pas… je ne veux pas revivre tous mes échecs.

Les couloirs de pierre. Ceux-là sont horribles. « Normal, toutes les victimes de ce salopard errent entre les roches, âmes prisonnières à jamais, hurlant leur désespoir infini. » Elles me parlent… elles me parlent ! « Skatia ! Ne les écoute pas ! Tu n’es pas encore assez forte pour cela ! Moi-même, je ne l’ai pas été… » Alors je rentre. « Non ! Enfermé dans cet holocron Sith, je ne perçois qu’un faible murmure. Focalise-toi uniquement sur ma voie. Je te ferais avancer. » Bi… bien.

« Avance. Tout droit. Là, prends à gauche. Monter l’échelle creusée à même les stèles. Attention, ses marches vont s’effondrer. Contourne par la droite. Continue. Ignore les autres voix. Voilà, avance. Arrête toi ! » J’ai entendu autre chose. « Cache-toi, vite ! » Oui.
Le Maître est là ? Non… c’est une fille. Elle ne m’a pas vue.

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Il y a émotion, mais je suis sans regret.
Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
Il y a victoire, mais ma passion est utilisée et contrôlée.
Il y aura des morts, car je maîtrise l'art de la Force de tous côtés.


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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 7   Mer 19 Mar 2014 - 22:09

Elle ne m’a pas vue. Elle avance d’un pas assuré. Elle aussi a une arme ! Comme mon maître… noooooon… « Skatia, ce n’est pas une Sith, elle. Regarde : la lame de son sabre laser est verte. » Elle ne coupe pas ? « Si Skatia. Et parce qu’elle n’est pas rouge, cela en fait une ennemie. » Mais le maître en a une rouge ! « Mais lui, c’est un ennemi de toute chose, de l’existence et de la réalité elle-même ! » Oui… lui-même le dit. « Je t’expliquerai une autre fois pour les couleurs des sabres lasers – certains cas, la couleur ne reflète pas leur appartenance. Cependant, je ressens clairement une aura de Jedi chez elle. » Que dois-je faire, seigneur ? « Observe-la seulement, elle te tueras si elle te découvre. » Bi… bien seigneur.
Elle non plus ne connaît pas cet endroit ? Elle hésite quand elle est face à deux portes. « Skatia, jusqu’à présent, seul le maître de céans, toi et moi habitions cette station. C’est normal que des intrus ne sachent rien des pièges renfermés ici. Maintenant avance, il faut monter. » Je… oui.

Grimper.
Encore.
Toujours plus haut. Mal aux doigts. Seigneur dit que c’est rien, si on sort d’ici.

Encore les couloirs de fer. Je tourne. Encore. Et encore. Je monte, je descends. La rouille a oxydé la majeure partie des échelles… Des portes fermées, des portes ouvertes, des portes entr’ouvertes, et des portes entre-fermées… « Skatia, je connais mal cette partie de la base… il a dû l’élaborer comme un labyrinthe. Les murs et les portes ont tous le même motif. » Tous ? Ah oui… J’avance, je tourne, je cours… Tous…
Ah non, celui-là est bizarre… « Skatia, non ! » J’ai pas tout compris. Le mur… le mur ! Il s’est changé en fille ?! Elle a allumé son arme rouge, et l’a pointée vers moi.
« Qui es-tu ?!
- Euh.. Cj.. que… a…
- Qu’est-ce que tu me marmonnes, là ? insiste-t-elle.
- Sk… Ska… Skatia, ose-je.
- Quel est cet endroit ? continue-t-elle.
- Que… quoi ?
- Ici, c’est quoi ? Qui a fait construire cette structure ?
- Je… euh… c’est…  maison du maître.
- Du maître ? Et bien, vu comment t’es altérée, c’est pas Nono la peluche, ton maître. Quel est son nom ?
- Son… nom ? » La Sith range sa lame de lumière, et soupire avant de me dire : « Je suis partagée entre être saoulée par ton incompréhension, et l’inquiétude sur la gravité de ton cas. Oui, ton maître, tu l’appelles comment ?
- Maître… je l’appelle maître… quand j’ai l’droit de l’appeler.
- Bon, génial, en plus, il a un orgueil minuscule, ironise-t-elle. À part toi, qui d’autre est présent ? Ton maître est où ?
- Je… sais pas. Sais jamais. Il est là. Il n’est plus là. Il est toujours là. Jamais là.
- Ça, c’est de l’esclave renseignée… misère. Bon, et à par lui, qui il y a d’autre ?
- Euh… fille ! Verte !
- Quoi ?!
- En bas, fille, arme verte !
- Oooooh… la Jedi ! Tu me dis qu’elle est partie par où ? » Lui montrer, sinon mes lekkus coupés, comme avec le maître… « D’accord… vu ton état, je te laisse filer. Mais au moindre truc… je t’électrocute ! » Elle part. Moi aussi.

Seigneur… pourquoi vous n’avez pas parlé quand elle était là ? « Pour éviter de lui montrer qu’elle aurait pu capturer un fantôme de Sith enfermé dans un holocron, tiens ! » Mais… elle faisait peur…
« Mmmh… en plus, c’est une Sith intelligente… Regarde Skatia : elle évite justement la direction que tu lui as donnée – de crainte que ce soit un piège. Bon, ce qu’elle ne sait pas, c’est que tu serais incapable de mentir, en l’état. » Euh… « Et elle maîtrise suffisamment l’alchimie Sith pour faire des parois illusoires… Rappelle-moi de ne la provoquer en combat qu’une fois prêt à affronter ça ! » Bien, Seigneur… « Et sinon, enlève ta tunique, regarde dans ton dos, elle t’a foutu un mouchard. » Mou… choir ? « Non… là, le truc noir, enlève-le et jette-le. Non mais ! On n’va pas se laisser tracer alors qu’on s’enfuit ?! » Bien, seigneur.

« Bon, Skatia… j’observe depuis notre fuite se qui se passe autour de nous. Je crois qu’il y a eu un glissement de terrain, mettant la base à découvert. » À découvert ? Sans vêtement ? « Non… tu sais que l’enfoiré qui contrôle ces lieux a enfermé cette station dans la roche, sans aucune issue vers l’extérieur – à tel point que, moi-même, j’ignore comment il fait pour vivre, et sortir d’ici.
Et bien, voilà, je crains que ça ne soit la Jedi ou la Sith qu’on a vues, qui aient provoqué le tremblement de terre. Ensembles, ça me paraît improbable, vu que la Sith traque la Jedi… Mais dans tous les cas, si elles sont ici, cela signifie qu’elles ont pris un moyen de transport. Et probablement même deux – un pour chacune. Tu comprends ? » Elles sont venues… pas à pied ? « C’est ça. À bord d’un vaisseau, très certainement. Et on va s’en emparer. » Bien. « Tu te sens capable de le piloter ? » De… quoi ? « Et merde… Bon, Skatia, l’autre moyen que nous avons, c’est de rentrer clandestinement à bord d’un vaisseau, et prier pour qu’on nous embarque sans nous remarquer. » D… D’accord.
« Il y aura probablement deux vaisseaux. Si on essaye d’être logique, le combat aura entre la Jedi et la Sith aura lieu ici. Si la Jedi gagne, elle risque de repartir dans son vaisseau. Point. Avec peut-être même la Sith, captive.
Si la Sith gagne, elle repartira dans le sien… mais, il y a de fortes chances pour qu’elle prenne aussi le vaisseau de la Jedi – aussi bien en tant que trophée que pour s’infiltrer dans les rangs ennemis. Donc, il faut chercher le transport de la république. Compris ? » Je crois…

Le seigneur m’aide beaucoup, aujourd’hui… c’est un grand jour, je pense… « C’est surtout une chance qui ne reviendra jamais, Skatia ! C’est la liberté à portée de bras ! » Mais… vous m’aiderez, plus tard, alors ? « Oh que oui… tu n’imagines pas à quel point j’ai des projets pour toi… »

Seigneur… je ne suis jamais allée là-bas… « Et vu qu’il y a un vaisseau de classe Défenseur de la République, tu vas pouvoir inaugurer. Traverse la passerelle pour changer de bâtiment, monte sur le toit, et cherche une porte au vaisseau. » Bien…
Les couloirs volants entre les bâtiments sont ouverts… les portes grésillent… pleines de foudre du maître… Un escalier, une échelle, un trou creusé… il y a encore de la fumée… je passe, et me voilà à côté du vaisseau.
« Parfait. Maintenant, tourne autour... voilà… là ! C’est la porte d’accès. Tu voies le bouton vert à gauche ? Presse-le. Oui… la passerelle s’ouvre… nickel ! » Nickel ? « Je t’expliquerai plus tard… Pose-moi sur les commandes, au fond. Repose-toi cinq minutes, ou cherche une bonne cachette. » Je fais. Cachette, c’est plus important.
Derrière un siège ? Non… J’ouvre une porte. Non, pleins de trucs qui brillent… et que des chaises pour se cacher. Il y a un lit ici… grand… si grand… je peux m’allonger de tout mon long.
Aah… ça fait… du bien ? Je n’sais pas si c’est comme ça qu’on dit. Mais ça ne fait pas une bonne cachette. Je sors et cherche ailleurs… ici ? Des grosses boîtes un peu partout. Des rondes, des carrées, une immense, et des moyennes… pleins. J’ouvre. Je ne comprends pas ce que c’est. Des… sacs ? Des petits sacs grands comme ma main… avec une odeur… « Skatia ! » Mince… Oui, seigneur ? « Ce sont des sachets de nourriture lyophilisée.  Et sinon, j’ai une bonne nouvelle. J’essaie de corrompre l’ordinateur de bord, et je pourrais peut-être, par la Force, réussir à faire décoller cet engin. » Ah… donc on partirait ? « Oui. Il suffit juste que j’arrive à manipuler…
Oh ! Skatia… je crois que c’était plus compliqué que prévu, entre la Sith et la Jedi. Regarde.



D’un couloir avec une ouverture béante – suite au tremblement de terre – sort des lumières de sabres lasers. Apparemment, la Jedi s’est faite attrapée par deux Sith. L’une se bat avec un seul sabre, et l’autre, avec deux – ce dernier m’intrigue, puisque sa main secondaire arbore une lame d’un blanc immaculé. À force des les entendre crier j’identifie clairement les deux Sith comme étant un certain Phobias, et une Léana, tous deux apprentis d’une Tifa – probablement celle qu’on a croisée toute à l’heure.



Les épées de lumière tournoient et s’entrechoquent… « Vous pensiez vraiment pouvoir m’abattre  à deux ? Raah… les Sith… toujours trop sûrs d’eux.
- Parce que vous, les Jedi, vous seriez immunisés contre l’orgueil ? rétorque Léana en tentant de la projeter à distance.
- Sache que je suis la plus puissante membre des Mains de Force ! Alors ce n’est pas en vantant la mort de mes partenaires que vous m’effraierez ! lance-t-elle en se défendant de la vague de Force.
- La plus puissante ? Plus forte que Kiràly ? » ose alors Phobias. La Jedi semble perturbée un instant. Sa posture de combat se modifie, pour devenir clairement plus agressive. « Ce… ce… Kiràly n’a pas sa place dans les Mains de Force ! » hurle la Jedi avant d’envoyer son double sabre, tournoyant dans les airs, et manquant de peu de faucher la tête du Sith. « Sujet sensible, à ce que je vois ?
- ‘te moque pas de moi, insolent ! Kiràly n’avait rien à faire avec nous ! On nous l’a imposé pour qu’il prenne la vedette ! poursuit la Jedi Zabrak en récupérant son arme fétiche.
- La vedette ? Pour un groupe de personnes censé passer inaperçu, cela semble incohérent, questionne le Sith ambidextre.
- Évidemment, pas de votre côté… mais nos maîtres étaient tellement heureux, et fiers de nous, en fondant notre organisation… il a fallu que ce fichu Conseil nous coltine cet alien sorti d’on-ne-sait-où. Et ça… je ne leur pardonnerai pas ! » La Jedi semblait reprendre une phrase, mais elle s’interrompt. L’autre Sith s’était cachée dans les méandres des ombres, profitant des questions de son ami pour disparaître aux yeux de leur cible. Et elle fonce sur la Zabrak d’un seul élan, lame en avant, pour l’embrocher.
On y croirait à peine, mais la paladine républicaine pare l’assaut avec tant d’aisance qu’elle perturbe l’équilibre de Léana, la soulève par inertie du choc, et l’éjecte par-dessus bord. La pauvre jeune fille lâche tout ce qu’elle tient pour s’écorcher les doigts, et réussir à se maintenir au-dessus du vide en les plongeant dans les débris métalliques des poutres en ruine.
À son tour, le Sith s’élance sur la Jedi – sans doute dans l’espoir de lui faire regretter son geste – et entame un tourbillon d’assauts tous plus fatals les uns que les autres. Mais rien n’y fait. La Jedi encaisse sans broncher, et prend même l’avantage, à deux lames contre deux. Elle parvient à faire reculer le jeune homme d’un bond mètre, alors que le sabre de Léana percute seulement maintenant le sol – l’inquiétude de la Sith en mauvaise posture s’en dégrade inévitablement, imaginant la hauteur du gouffre s’étendant sous ses pieds.

Alors que le combat fait rage, le ciel – si invisible depuis tout ce temps – s’obscurcit peu à peu, et s’alourdit. Les deux combattants sentant aussi bien l’un que l’autre la venue du tonnerre, le Sith en profite pour ajouter : « Je crains que Tifa ne soit en colère… dommage pour toi si elle te trouve.
- Ôfh… si ce n’est que ça… je m’en chargerai avant même qu’elle ne puisse te punir de ton incompétence ! Foi de Zwanady ! » dit-elle en éloignant son ennemi d’une attaque tournoyante. À présent à distance respectable, Zwanady s’efface à la vue de son adversaire, qui panique devant son incapacité à voir l’invisibilité. Quelques secondes semblent lui suffire pour évaluer la lâcheté de la Jedi, qui a en vérité changé de cible.

À peine plus bas, la Sith suspendue comme elle peut ose se manifester : « Euh… Phobias, tu es toujours là ? »

Seul son écho lui répond.

« Phobias ! Je ne la sens plus, elle doit être partie s’attaquer à Tifa… »

« Ça sous-entend que tu peux me sortir de là sans craindre qu’elle te poignarde ! »



« Phobias ?

Ce n’est pas drôle… »


« Je sais que t’es là ! »





«  Phobias ? »


L’appelé se montre enfin. Un bruit de ses pas fait relever la tête de Léana, qui n’attendait qu’un bras pour s’extirper. Elle prend son courage à deux mains pour en lâcher une, et la tendre vers le haut. Mais une lumière rouge illumine la lame. Elle se reflète dans le regard du Sith resté silencieux jusque-là.


« Depuis le temps que j’attends ça… ! »




Voyant le sabre laser s’abattre sur elle, Léana a l’unique réflexe de lâcher prise, sous peine d’y laisser la tête, avant de disparaître dans le vide. Après quelques bruits et chocs métalliques plus bas, le Sith se redresse, la mine fière, et accourt vers le premier escalier montant.


Un éclair jaillit de la plate-forme supérieure – où s’étaient posés les Sith, apparemment. Et pas un simple trait blanc-bleu venu du ciel, non. Une arborescence pourpre digne d’une sorcière de grand talent. « Tu croyais franchement que je ne t’aurais pas vue venir ??!!! » Et énervée.
Déçue de son assassinat raté, Zwanady achève sa furtivité et se positionne pour parer le moindre assaut. « Tes apprentis furent pathétiques… tu veux les punir avant de mourir ? Ou alors l’aspect traditionnel de la chose ne t’importe pas ?
- Ce qui m’importe, en ce moment, c’est de savoir comment tu as trouvé cette installation. Une Jedi en plein Korriban… on croît rêver !
- Sans doute parce que je sais où chercher.
- Alors que cherchais-tu ? tente Tifa.
- Tu tiens vraiment à ce que je parte du principe qu’une morte ne parle pas ?
- Tu es déjà poursuivi pour vol d’artefacts Sith, alors… un de plus, un de moins… ça ne changerait pas grand-chose à ton égard.
- Oh, parce qu’en plus, tu veux me faire croire que tu éprises pas un sentiment de Justice ? On aura tout vu, l’enfonce Zwanady.
- Je t’avoue que ce qui m’intrigue le plus demeure le glissement de terrain que tu as fait pour arriver ici. Mais ça… je suppose qu’aucun Jedi n’oserai m’apprendre leurs secrets sur la Force ? devine Tifa.
- Héhé… rit la Jedi. Je suis venue chercher la dépouille de mes confrères vaincus au combat. Parce que nous, au moins, nous honorons nos morts ! » Tifa s’arrête, tête en avant, et mets quelques secondes avant de rire. « Et les temples sur Korriban, sur Yavin IV, sur Dromund Kaas… tous ces Sith encore présents dans la Force, qui hantent les vivants ou les holocrons… c’est quoi, à ton avis ?
- Tu ne pourras jamais comprendre les vertus des Jedi qui guident leurs agissements. » Les deux assaillantes conservent le silence, alors que l’orage s’annonce au-dessus d’elles. Après une longue minute, la Sith annonce enfin : « Alors là… tu mérites la palme d’or de la réponse la plus à côté de la plaque de tous les temps.
- Cesse de m’importuner !! » Zwanady s’élance d’un bond fulgurant pour mettre un terme à ces paroles. Ses traits de lumière verte vrillent autour d’elle tel une toupie écrasant tout sur son passage. L’instant du choc avec le sabre de Tifa s’annonce, et la Sith n’en ressort que découpée de toute part.
Fière et assouvie, la Jedi se retourne sur sa victime. Elle perçoit alors deux lames au loin, rouge et blanche. « Désolé, l’apprenti. Il va falloir que tu te trouves un autre maître pour prendre sa place. » Mais il n’y a aucune réponse. Phobias avance, imperturbable, vers la Jedi. Cette dernière se positionne, prête à esquiver un éventuel bond…

Un tonnerre pourpre jaillit. En plein dos, et d’une unique salve, elle assomme la Zabrak, qui s’étale au sol. « Et ben, j’aurais pas crû qu’il soit aussi facile de te piéger dans une de mes illusions. » Tifa sort une paire de menottes et entrave la Jedi au bord de l’inconscience. « Bon, ce fut plus simple que prévu. ‘manque plus qu’à chercher Léana et on part… hein, Phobias ? »
Mais il ne répond pas.
Il n’a cessé sa marche langoureuse. « Phobias ? » Ses lames allumées, il attend d’être à portée de bond pour se jeter sur son maître. Dans un élan de survie, elle se déplace pour esquiver l’assaut, et enclenche son sabre laser. « Phobias ? Qu’est-ce que tu fous ?! »

Mais il ne répond pas.

Il déchaîne ses muscles et ses lames vers Tifa, essayant de la tuer le plus rapidement qu’il soit. Cette dernière lui rétorque les discours habituels d’un maître voyant sa place menacée.


Mais il ne répond pas.



Les éclairs font place entre les deux adversaires du côté obscur, Tifa se résignant à se défendre. Et elle lui avoue son doute quant à la mort de Léana.



Mais il ne répond pas.




Apparemment acculée, car n’ayant pas préparé d’illusion de Force pour se défendre, elle repousse son apprenti en hurlant.





Mais il ne répond pas.




Y remédiant, elle lui inflige une foudre qui – de douleur – ferait crier n’importe qui.







Mais il ne répond pas.






Et ne répondra plus. L’aura de la Sith change, et une odeur de menace mortelle se fait sentir dans tous les environs. Des traits de foudre jaillissent de toutes parts, encerclant le jeune homme, qui progresse malgré les dégâts qu’il subit. Tel un monstre imperturbable, son regard trahi plus de pensées meurtrières qu’un Terentatek au milieu d’initiés Jedi. Incapable de l’abattre simplement, Tifa projette des bras de foudre, et essaye de l’enchaîner au sol, câble après câble. Mais rien n’y fait.
Elle y va par vague de cinq câbles, et tente de l’immobiliser dans sa marche funeste. Il tombe, mais se redresse encore. Rassemblant ses dernières forces, elle projette un filet de dizaines de filins électriques, qui condamne tout mouvement du fou en chasse.

Elle se redresse après avoir presque tué son apprenti, au bord de l’inconscience – s’il ne l’était pas déjà complètement avant. Elle souffle de soulagement, reprend ses esprits, calme sa respiration, et soupir enfin. Mais une voix la fait sourire. « Tifa ? » Elle se retourne immédiatement et reconnaît celui qu’elle appelle : « Xyrion !
- Et ben.. je n’aurais jamais cru tombé sur toi ici ! Qu’est-ce que tu fais là ?
- Ouais c’est vrai, lance-t-elle instinctivement. Il faudra que je te raconte, parce que là, il vient de m’arriver de ces trucs… et toi ?
- Moi ? Juste venu te dire un truc. » Et d’un ton d’un sérieux des plus implacables, il reprend :


« Bienvenue chez moi. »




La fraction de seconde suivante fut celle d’un vortex de foudre colossal, qui alla jusqu’à transpercer sur des dizaines de mètres la roche au-delà de la structure ; et ce, dans un vacarme qu’on pourrait entendre jusqu’à Dromund Kaas, si l’espace pouvait transmettre son son.



Skatia. On se casse. Maintenant. » Oui… seigneur… mais j’ai peur que le maître me tue avant…


Rédigé et narré par Phobias.


Je frappe. Encore. Encore. Et encore.
Des étincelles jaillissent du métal chauffé à blanc.
Bientôt ces lames prendront forme.

Au fond de cette place qui me sert de forge, Tifa regrette chaque instant passé aux côtés d’un parjure, d’un fou, d’un taré machiavélique qui a menti sur sa personnalité depuis toujours. Et en même temps, une telle douleur est compréhensible, venant de son meilleur – et unique ? – ami.
À ses côtés, Léana ose à peine songer aux capacités de cette enflure, et aux fourberies qu’il a travaillé sur le groupe depuis tant de temps, et qui aurait signé son arrêt de mort une fois de plus, si elle n’avait pas pu se rattraper lors de sa chute.
L’une serrée contre l’autre, elles me scrutent vaguement alors que mon marteau tonne sur de pauvres plaques de phrik – gracieusement empruntées à Lana. Dorénavant, ses épées seront les extensions de mon corps, mes outils, mes Armes. Pour me venger de cette trahison dont je me souviendrai toujours.

Et je m’en souviens encore.

C’est limpide comme si je le vivais à chaque fois que je respire.


L’odeur de la brume, et du métal carbonisé non loin. Un vent glacial effleurait nos visages. Alors que nos corps étaient à peine capables de faire tourner nos yeux, nous suivions du regard cet être nous volant peu à peu tout ceux qui avait de la valeur à nos yeux.
L’holocron d‘Ascléyos contenant un enregistrement de Kiràly falsifié – et on croit savoir par qui, maintenant.
Le rapport de Tah’Rance’Kleon sur le Lien que j’ai fondé.
La preuve par enregistrement de la corruption de Léana par Tifa.
La Clef du Néant, que Kiràly nous a laissé, pour ouvrir les autres holocrons.
Mon intercepteur Fureur, que je lui avais volé – sans savoir que c’était le sien – durant les évènements du Lien.
Notre cible, Zwanady Sraa’tho, captive mais désormais dans ses mains.
Avec elle, son holocron tant traqué.
La carte holographique qui enregistrait en temps réel les positions des Mains de Force.

Mais surtout…

Mes deux sabres laser.
Celui qui aurait aspiré la force du catalyseur d’Ascléyos.
Et celui que Sabres Blancs m’a confié.


J’enrage toujours plus de savoir qu’il me les a pris sous mon nez, alors qu’il manipulait mon corps et mes paroles depuis qu’il m’a opéré - pour soi-disant me soigner – et que je pensais avoir tué Léana de mes mains par sa faute. Tifa avait tout compris dès cet instant, et ses maigres connaissances en guérison Sith lui ont permet de me retirer l’implant de contrôle, depuis.

Il y a juste une chose qu’il ne m’a pas empêché de faire. Alors qu’il nous narguait lors du décollage, se tenant sur la passerelle ouverte après avoir mis le pilote automatique. Alors qu’il riait de nous avoir mis échec et mat. Alors que l’orage amené par sa présence grondait dans un ciel bien plus chargé que Dromund Kaas ; je me suis levé. J’ose espérer avoir été capable de briser son contrôle, mais il aurait tout aussi capable de lever temporairement son sortilège…
Quoiqu’il en soit, j’étais en bas. Debout. Le poing fermé si fort que du sang s’écoulait. Et j’ai craché. Crié. Hurlé. Six syllabes que j’espère resteront gravées dans son crâne de décérébré.

Xyyyyyyriiiiiiiiiiiiooooooooooooooooooon !!!!


Je…


Te…












HAIS !

_________________
Il y a émotion, mais je suis sans regret.
Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
Il y a victoire, mais ma passion est utilisée et contrôlée.
Il y aura des morts, car je maîtrise l'art de la Force de tous côtés.


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