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 La traque des 10, chapitre 4 et 5

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Phobias
Seigneurs Noir
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Holonet Sith
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MessageSujet: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Jeu 20 Oct 2011 - 21:32

Chapitre 4 : Les symboles de la Force



Je me réveille sur un lit que je connais bien : celui du Fureur. Lentement, je me lève, et sors de la chambre. Je suis le couloir et entends du bruit dans l’infirmerie. J’y pénètre.
Lana se tient à un ordinateur, et se tourne vers moi : « Ah, tu es réveillé ! Tu vas bien ?
- J’ai connu des jours meilleurs. Mais comment…
- Tu as dormi une semaine, m’explique-t-elle. Je me suis réveillée il y a trois jours : j’ai le mieux encaissé le combat.
- Et Tifa ?! réalise-je soudain.
- Elle est en vie, me rassure Lana. Elle a été transpercée par deux fois, mais aucun organe vital n’a été touché. Je l’ai mise dans la cuve de kolto immédiatement.
- Ouf… attends, ça fait trois jours, tu dis ? Nous arrivons à Korriban, alors ?
- Non, nous sommes encore sur Taris. Le vaisseau ne peut pas décoller : on nous a volé le carburant. Et pas que d’ailleurs. Les sabres lasers d’Ascléyos et de Lévél Bébud ont aussi été pris.
- Tsss… forcément… J’irai en chercher dans la station, il y en a peut-être, lui propose-je.
- Dans ton état ? Mais ça va pas ?! Non, tu restes ici.
- Que… quoi ? Tu t’inquiètes ?
- Bah oui, c’est pas norm… ? » Lana se rend compte alors de la chose. Après un temps de réflexion, elle reprend : « Reste ici à t’occuper de la guérison de Tifa. Je vais chercher du carburant.
- Très bien… j’ai compris. » Les journées qui suivirent défilèrent au ralenti. Alors que Lana inspecte les ruines de la station, dans l’espoir de trouver assez de carburant pour faire fonctionner le Fureur, je reste au vaisseau. Je m’occupe de la cuve de Tifa, et elle sera sur pied avant le retour sur Korriban.

Je remarque alors que Kiràly nous a donné trois objets. Un petit truc métallique autour d’une chaîne –donné à Lana–, l’artefact qu’il possédait, c’est à dire un holocron, et enfin… Son sabre laser ????!!!! Et c’est à moi qu’il le donne ??? Je contemple le don que Kiràly m’a fait. Un magnifique manche, lisse, très agréable dans la prise en main, avec une ligne d’inscription :


Kiràly les Sabres Blancs



Kiràly les Sabres Blancs, hein ? Voilà le nom que tu te donnes. Si conserver ton sabre est ton désir, je l’accomplirai, et ferais de cette arme, la mienne. D’ailleurs, en parlant de sabre, j’en connais deux qui voudront sûrement s’en tailler le manche dans l’armure de cortose en rab’. Pas la peine d’attendre que Tifa sorte de la cuve pour comprendre quelle sera notre prochaine mission, une fois rentrés sur Korriban.

Nous partons finalement grâce à du carburant trouvé dans la station. Lana aux commandes, je m’intéresse à l’holocron. Oh miracle, il n’est pas crypté. Et pire encore : c’est la clé de cryptage. Avec la clé en main, j’en profite pour déchiffrer l’artefact d’Ascléyos.

Le lendemain du départ, les blessures de Tifa se sont refermées, et elle s’éveille. « Et bien, vous en faites une tête. On aurait cru que je serais morte.
- Je vous avoue que je l’ai cru…
- Phobias ! me reprend Lana. T’aurais dû voir ton état. C’était toi le pire !
- Quoi ? Mais maître Tifa s’est faite transpercée ! lui fais-je remarquer.
- Oui, mais toi : t’es un apprenti. Et en plus, t’es pas solide. Donc…
- Merci Lana… » Tifa sourit enfin, et s’assoit sur une chaise un peu plus loin. « J’ai raté quoi, entretemps ?
- Kiràly s’est enfui, en laissant tomber des trucs à lui...
- Il nous les a donné, coupe-je Lana.
- Quoi ? T’étais conscient à ce moment là ? s’étonne l’apprentie.
- Oui. Il a posé ça à côté de toi, je suppose, vu que j’ai vu les autres. » En disant cela, je lui tends l’espèce de pendentif. « Et le reste ? demande Tifa.
- C’est pour vous, lui réponds-je en tendant l’artefact.
- T’as le droit de me tutoyer, tu sais… C’est son artefact ?
- Oui.
- Attends attends !!! nous crie Lana. C’est quoi ce bins ??? Un jedi qui donne des objets à des sith. Sith qu’il a vaincus, et qui le traquent. Et il donne le but de notre traque ? Il y a anguille sous roche, c’est pas possible !
- Pire, ajoute-je. C’est la clé de cryptage, son artefact.
- De surprise en surprise, commente Tifa.
- Je me suis permis d’identifier celui d’Ascléyos.
- Merci Phobias, t’aurais pu nous attendre ! me gronde Lana.
- Et bien justement ! Je ne vais pas vous raconter ce qu’il y a dedans, vous ne me croirez pas ! » Les filles se taisent mais me regardent d’un air surpris et suspicieux. Je me lève et pars chercher l’holocron et la clé. Je reviens, pose l’holocron sur une autre chaise, et place l’artefact-clé au-dessus, pointe contre pointe. « Qu’est-ce que tu branles, Phobias ? me demande Lana.
- Regarde, et écoute. » Je force un peu, et les coins s’ouvrent. La clé tombe aussitôt, et un rayon de lumière jailli de l’holocron d’Ascléyos. Puis un personnage en bleu apparaît, debout.




« Ici Dark Malgus. Si vous trouvez cet enregistrement, veuillez écouter au moins l’introduction. Cet holocron, je l’ai volé à un jedi nommé Kiràly Kardfehér. Il s’agit d’enregistrements faits par lui-même, sur ce qu’il s’est passé. J’espère qu’il y en aura un, sur Dromund Kaas, qui aura le temps de décrypter entièrement ce qui suit, et qui prendra le temps d’ajouter cela aux renseignements sith. »

Dark Malgus disparaît, puis un grand jedi que nous reconnaissons sans peine prend place. Il appuie sur un objet et le pose, avant de dire :

« Les Mains de Force.


Je suis ici pour vous parler de leur création, et de leur but. Tout d’abord, je vais vous montrer un enregistrement du conseil des jedi sur Tython. Pas l’officiel, un secondaire, ayant les mêmes droits, mais pas les mêmes responsabilités. »

De la lumière s’échappe de l’objet posé, et remplace l’image précédente. Nous voyons à présent un cercle de personnes, assises, et au centre se tient Kiràly.
« Savez-vous pourquoi vous êtes convoqué ici, maître Kardfehér ?
- Personne n’a pris le bon sens de venir m’en informer. Je suis venu de moi-même, sachant que vous vouliez me parler de Luraë.
- Maître Kivansag, s’il-vous-plaît, le corrige un jedi.
- Arrêtez, reprend Kardfehér. Ne me faites pas croire que vous appelez les jedi avec qui vous êtes proches par leur nom de famille. Vous faites comme moi, vous utiliser leur prénom.
- Le fait que vous soyez ici est lié à ceci, explique un jedi.
- Exact. Savez-vous pourquoi ? ajoute un autre.
- Vous tenez vraiment à me poser des questions pareilles à chaque fois ? leur renvoie-t-il.
- Euh… non, lui concède une jedi.
- Comme chacun ici le sait, vous entretenez de bons rapports avec maître Kivansag, introduit un premier jedi.
- En quoi est-ce un problème ? rétorque Kiràly, toujours aussi calme.
- Vous… hésite un second.
- Et bien… vous êtes trop proche d’elle, ose un troisième.
- Pardon ?
- Comprenez-nous, maître Kardfehér…
- Et bien voyez-vous, je ne comprends pas, dit-il.
- Vous n’ignorez pas que l'amour mène au côté obscur, reprend un des membres du conseil.
- Oh, mince, vous croyez que j'en suis amoureux ? rétorque Kiràly.
- Euh, non, pas spécialement... se retient un jedi.
- Votre tempérament général en prouve l'impossibilité, nous l'avons constaté, complète une autre jedi.
- Mais le problème est autre, vous voyez ?
- Evitez les questions idiotes, nous pouvons lui parler directement, lui fait remarquer un autre jedi.
- Votre rapport avec elle est… inacceptable.
- Je la battrais comme le font certains humains ne possédant pas la sagesse des jedi, je comprendrais, mais là, avouer que je suis l’antipode de ceci.
- Exact. Vous tenez trop à elle.
- Comment ça ? Trop ? les interroge Kardfehér.
- Aucune taquinerie. De la douceur sans jamais en demander en retour. Aucune dispute depuis que vous vous êtes connus, à vos arrivés ici.
- Rien, absolument rien de néfaste !
- Et vous vous en plaignez ? les coupe Karfehér.
- Certes… dans un cas général, cela ne serait pas un problème.
- Voir tous les couples normaux pareils serait un rêve, d’ailleurs.
- Mais vous êtes un jedi.
- Et vous l'avez dit vous-même : je ne suis pas en couple, rappelle Kiràly.
- Si vous la perdez, le choc sera terrible. » Le silence se fait dans la salle. Kiràly prend un ton légèrement plus agressif : « Vous envisagez sa mort ou quoi ?
- Euh… non…
- Et bien alors, maintenez-là en vie, d’abord, avant de craindre sa mort ! Luraë est une jedi surpuissante. C’est maître Satele en personne qui vous l’a amené ! Et comme si cela ne suffisait pas, c’est une guérisseuse sans équivalent !
- Là n’est pas la question.
- Vous n’êtes pas d’accord avec ses capacités, peut-être ?
- Non. Sur ce sujet, elle fait l’unanimité.
- Bien. Quelle est votre crainte, alors ?
- Si elle meurt, votre... sympathie pour elle vous mènera au chagrin. Et vous sombrerez du côté obscur.
- Je n’en reviens pas que vous puissiez arriver à de telles hâtives conclusions.
- Kiràly. Vous êtes… dangereux, sur le côté obscur.
- Ah bon ? leur demande-t-il, entièrement surpris.
- Oui… vous l’avez déjà côtoyé.
- Tiens ! On ne me l’avait jamais faite, celle-là. À quel moment, je vous prie ?
- Là n’est pas la question intervient un jedi forcé de couper cet élan de vérité de la part de l'accusé. Vous ne pouvez pas continuer de la voir. Il faut que le lien qui vous unisse faiblisse.
- Attendez, attendez. Est-ce que vous vous rendez compte de la manière dont vous arrivez à un tel fait ? Moi ? Obscur ?
- Nous désirons bien évidemment éviter cela. Aucune trace d’obscurité sur Tython, tel est le règlement des jedi.
- Vous me parlez d’obscurité… mais vous vous êtes regardé ? Vous neuf, ainsi que vos neufs disciples respectifs, qui ont suivi le même enseignement. Votre façon d’agir est déjà plus obscure que vous ne le croyez.
- Ça suffit, vous n’êtes pas là pour discuter, mais uniquement pour acquiescer ! lui dicte un jedi agacé.
- Je vous demande pardon ?!
- Sur ordre du conseil, nous vous bannissons : Vous n’avez plus le droit de vous approcher de maître Kivansag. » Ces paroles jettent un froid sur la salle. Kiràly regarde alors chacun d’entre eux. Puis enfin, il ajoute : « Ce n’est pas un ban, alors. Vous m’interdisez juste de voir Luraë, en fait.
- Ne commencez pas à nous prendre de haut !
- Vos paroles sont emplies de mensonge. Vous êtes un conseil subsidiaire, je vous rappelle.
- Cessez cette violence, maître Kardfehér. En tant que membres du conseil des jedi, vous nous devez le respect.
- Si vous vous croyez plus puissant que nous, sachez que c’est totalement faux. Nous sommes le conseil.
- Oui, nous ne craignons personne. Et notre autorité est la plus haute
- Vous ne craignez personne ? J’allume mes sabres lasers, et vous vous pissez tous dessus, de crainte que l’idée de vous effleurer puisse me traverser l’esprit. » Et sur ces mots, il s’en va à grands pas.
Un des membres pousse alors un immense soupir, et ajoute : « Le pire, c’est qu’il a raison sur toute la ligne… »


Peu après entre une jeune femme magnifique. Elle se place au centre et provoque la surprise du conseil : « Luraë ? Que faites-vous ici ?
- Vous êtes pitoyables.
- Comprenez-nous, maître Kivansag…
- Oh, mais ne vous inquiétez pas, le coupe-t-elle. J’ai parfaitement compris. La question est : pourquoi ?
- Pourquoi quoi ?
- Pourquoi un tel choix ! reprend-elle.
- Luraë… si jamais le pire arrivait, pensez-vous que la République tiendrait ?
- Qu’appelez-vous le pire ?
- Que vous décédiez, et que de chagrin, Kiràly rejoigne le côté obscur, et l’Empire, pour détruire la République.
- Avouez que c’est une chose qui relèverait du miracle ! Enfin, façon de parler… Disons que c’est quasiment improbable.
- Mais même. Un tel danger doit être prévenu. À cause de tels évènements, la galaxie entière serait très rapidement sous le joug des sith.
- Vous rendez-vous compte de ce que vous dites ?
- Imaginez qu’un second Malgus apparaisse sur les champs de bataille ? Maître Satele ne pourrait pas les vaincre, et la République perdrait son ultime rempart…
- Deux Malgus ? Vous allez loin ! Kiràly est-il si puissant ?
- Et bien… sinon, nous ne serions pas autant prudents…
- Pourquoi ne pas l’envoyer auprès de Satele Shan, alors ? Pour le coup, c’est l’Empire qui subirait une cuisante défaite.
- Nous… non. Il n’a pas été choisi par…
- Ah ouais ??? Parce que moi, j’ai été trouvée par Satele, j’aurais peut-être un jour le droit de combattre à ses côtés, si je deviens assez puissante, mais lui –qui l’est déjà– non ?
- Le fait qu’il n’ait pas été choisi en est la preuve…
- Vos propos sont absolus, tels des sith. » Luraë jette un froid sur toute la salle. Après qu’ils aient accusé du choc, la jedi reprend : « Vous êtes déjà en train de sombrer. Mais vous craignez qu’un jedi bien plus lumineux que vous ne rejoigne le côté obscur. Kiràly a parfaitement raison : vous et vos anciens apprentis êtes déjà les proies du côté obscur.
- Vos accusations sont tout de même bien graves, maître Luraë. De tels propos méritent l’exclusion…
- Oh mince alors ! J’ai été trouvée par Satele Shan en personne ! Vous n’allez pas contester son autorité, si ?
- Euh… non…
- Je suis hiérarchiquement au-dessus de vous. Vous ne pouvez rien m’infliger.
- Admettez que c’est…
- Faux ? Vous êtes dans le faux, pas lui.
- Pouvez-vous nous prouvez que notre acte était digne du côté obscur ?
- Oui. » De surprise, les membres se taisent tous, comme s’ils pensaient ne jamais être soupçonnés. « Vous admettez que vos ex-apprentis ont suivis vos enseignements de manière très strict, et que donc, ils agissent de la même manière que vous, leur propose Luraë.
- Oui, tout-à-fait.
- Et bien prenons-les, et menons-les droit au côté obscur.
- Quoi ??!!!!
- Oui. Regroupez-les, tous les neuf, et faites-les intervenir contre l’Empire. S’ils sont aussi loin du côté obscur que vous pensez l’être, ils n’auront rien à craindre.
- Et Kiràly, alors ?
- Faites-lui menez les opérations. Formez ce groupe. Si Kiràly sombre, il aura neuf jedi très puissants pour l’arrêter, non ?
- Euh… Tout de même… Kiràly est plus dangereux que ça, proteste un jedi. S’il rejoint le côté obscur, il sera plus puissant et les enverra au tapis.
- Et bien donner-leur vos artefacts de Force ! S’il faut ça pour vous rassurer. Il n’y aura plus qu’à attendre que l’un d’entre eux sombre. Vous saurez alors qui est véritablement le plus proche du côté obscur. » Le conseil subsidiaire conserve le silence. L’idée de Luraë est bonne. Ainsi, ils seront fixés. « Il faut absolument qu’aucun des dix jedi ne sache quoi que ce soit sur le véritable but de cette organisation. En particulier Kiràly.
- Je rêve. Vous le faites exprès ? Vous ne pouvez rien cacher à Kiràly. Il le sait déjà, leur fait remarquer Luraë.
- Comment cela est-il possible ? Vous lui avez parlé avant d’entrer au conseil ? lui demande un des membres, agacé.
- Kiràly est omniscient. Il lit dans la planète. S’il médite –et il lui suffit un moment de calme. Il peut même le faire en se déplaçant– il peut savoir tout ce qui se dit à des milliers de kilomètres à la ronde.
- Quoi ? Mais c’est impossible !
- Ne me faites pas rire ! C’est grâce à ce pouvoir qu’il est arrivé sur Tython. Il est temps de vous dire que ces rumeurs étaient parfaitement vraies. Et puis, pour votre information, il s’agit de son idée.
- Tss… bien, soit. Le fait qu’il soit au courant gâche un peu le but de cette mission, avouez-le.
- Pas sur le plan que vous croyez. Et puis, ainsi, il y aura encore moins de chances pour que Kiràly rejoigne le côté obscur, non ? » Après une courte délibération, un des membres clame officiellement la fondation des Mains de Force.



Une autre scène arrive. Luraë et Kiràly sont face à face, à une table. « Les Mains de Force sont à toi, à présent.
- C’est triste d’en arriver là, lui avoue Kiràly.
- Je suis la première déçue. Tu vas devoir mener à la mort ses neufs corrompus, explicite Luraë.
- J’aimerais tant qu’il y ait un moyen de les faire raisonner. Ce ne sont que leurs anciens élèves, bon sang ! Ce sont leurs maîtres qui ont été mauvais, sur le coup, souligne Kiràly.
- Tu sais comme moi que ces maîtres jedi ne renieront jamais l’enseignement qu’ils ont reçu, Kiràly.
- Alors, si même toi tu acceptes leur mort, ils périront par la main qu’ils ont toujours combattue. Qui sait ? Peut-être que certains retrouverons la véritable lumière, dit-il dans un espoir.
- Tu veux mon avis ? Il y en aura, lui concède-t-elle. Mais pas forcément parmi les neufs disciples…
- Si seulement le conseil savait le véritable but des mains de Force…
- Leur révéler que la mort de leurs ex-apprentis est ce but les fera sombrer immédiatement.
- Oui… » Kiràly se lève et se tient à une barre juste un plus loin. La jeune femme le rejoint, et se colle à lui. « Tu crains quelque chose ?
- J’ai l’intime sensation que malgré la mort de ses neufs apprentis, je vais devoir tuer les membres du conseil subsidiaire.
- Laissons les choses se faire. On verra cela ensuite. Ne parle pas de malheur. » L’hologramme s’éteint.



Revient alors la première image de Kiràly, debout. Le maître jedi reprend calmement : « J’espère que les jedi qui verront ces images comprendront la vérité. À l’heure où je vous parle, les mains de Force sont composées des dix jedi suivants :
- Maître Kala Riyannu.
- Maître Dw’yni Flo.
- Maître Ratanté Mozen.
- Maître Adelphè Troquamoria.
- Maître Zwanady Sraa’Tho.

- Maître Ascléyos Diatral.
- Maître Trifidat Osbtacos.
- Maître Lévél Bebud.
- Maître Aa’Rysto Schaalèp.
- Et moi même : Kiràly Kardfehér. » Il appuie alors sur un artefact, et l’image s’arrête enfin.






Les filles se tournent alors l’une vers l’autre. Je m’approche de l’artefact pour le refermer. « Attends, si j’ai bien compris… Ils veulent qu’on les tue ? Être un jedi commence sérieusement à perdre de prestige, si en plus il faut être con comme ses pieds ! remarque Lana.
- Donc, que faisons-nous, maître Tifa ? reprends-je.
- Se passer de les tuer leur permettrait éventuellement de rejoindre la République pour de bon. Les tuer nous assure qu’ils ne seront jamais nos ennemis.
- Et les corrompre ? Ça serait si amusant ! propose Lana.
- Tout-a-fait, rien ne nous empêche de tenter de les faire rejoindre nos rangs. Mais attention, c’est quand même la voie royale pour nous infiltrer !
- eux ? Nous infiltrer ? Vous les pensez capables de cela ?
- Lana, il faut se méfier des jedi. Ils sont-à-fait aptes à faire ce genre de magouille pour nous faire gober ça. De plus, si Malgus avait rencontré Kardfeher, nous serions à la poursuite d’un fantôme, en ce moment.
- On n’est plus vraiment à sa poursuite… il a retiré le mouchard. Impossible de savoir où il est, à présent, l’informe Lana.
- Tant pis, on s’en farcira d’autres en attendant, conclue Tifa. Personnellement, je doute que tous ces enregistrements soient vrais : vous avez vu leur conseil subsidiaire ? Même nous, on voit clairement qu’ils abusent !
- Et le rapport de Malgus, au début ? C’est du flan ? rétorque Lana.
- Tu marques un point, avoue Tifa. Mais qu’est-ce qui les empêcherait d’en faire un faux ?
- Mouais… » Tifa regarde alors dans le reste de la salle. Finalement, elle me demande : « Tu en penses quoi ?
- Que nous sommes impuissants.
- Je te demande pardon, Phobias ?
- Selon Kiràly et Luraë, ils disent en gros que quelqu’un rejoindra la lumière, que ce soit les neufs autres jedi des Mains de Force, ou bien… un autre individu.
- Bah, euh… C’est du délire de Jedi, ça ! ajoute Lana.
- Sauf que Kiràly est sage, c’est indéniable. De plus, Luraë existe.
- Ah ? Tiens ? Tu l’as déjà croisée ? me demande Tifa.
- Je… D’une certaine façon. Mais j’en reste impuissant contre elle.
- Bon. Génial. Ça nous avance vachement, ironise Tifa. Mais on fait quoi, à présent ?
- On rentre sur Korriban.
- Okay, encore combien de temps de voyage ?
- Deux jours, l’informe-je.
- Parfait ! Au fait, Lana, c’est quoi, ton objet ?
- Un genre de collier, lui répond-elle.
- Hein ? Montre ! » Lana lui tend alors le pendentif. Gros comme une montre, il s’ouvre sur le côté, laissant place à deux écrans éteints. Tifa appuie sur le petit bouton sur le côté, et deux hologrammes apparaissent : deux visages. Deux petites filles, l’une brune aux yeux bleus profonds, l’autre a des cheveux roses et des yeux cyan. « Qui est-ce ? demande Tifa.
- Pas la moindre idée, avoue Lana.
- Moi non plus. » Tifa rappuie alors sur un bouton, et les visages s’effacent. Une ligne de coordonnées s’affiche alors. « Une destination ? dis-je.
- Pourquoi Kiràly veut-il nous donner les coordonnées d’un lieu ? s’interroge Lana.
- Un piège, dicte Tifa.
- Comment ça ? reprend Lana.
- Détruis-le immédiatement ! Il veut nous faire croire qu’il nous aide, avec cette indication, mais à coup sûr, il y a une balise à l’intérieur !
- Putain merde ! s’écrie Lana.
- Non ! Ça ne peut pas être ça ! intervient-je.
- Phobias ? Mais c’est pourtant évident, non ? me rétorque Tifa.
- Kiràly nous veut du bien. Il nous a laissé en vie…
- Les jedi sont tous complètement inconscients, tu le sais ! me rappelle mon maître. C’est pas la première fois qu’un jedi épargne un sith !
- Et ça, c’est du flan, peut-être ? » Je leur tends le cadeau que m’a fait Kiràly Kardfehér. Quand elles aperçoivent le sabre laser, elles restent bouche bée. Tifa arrive à prononcer : « C… C… Co… Comment ça se fait ???!!!! Il t’a donné son sabre ???!!! Son sabre qui peut briser n’importe quel autre sabre pas assez puissant ???!!!
- J’suis trop jalouse ! clame Lana.
- S’il me l’a donné, alors que j’ai perdu, cela ne peut pas être pour me faire du mal. Même vous, vous admettrez que la pure connerie ne peut pas expliquer un tel comportement. Pas venant de Kiràly.
- Tss… Voilà maintenant que tu le loues, Phobias, me fais remarquer Lana.
- N’empêche que ça le fait mieux de se dire qu’on s’est fait battre par un dieu, que par le premier des crétins, lui balance Tifa.
- Ah, oui, je ne l’avais pas vu comme ça…
- En parlant de sabre, il va falloir qu’on s’en trouve, nous deux, l’averti Tifa.
- Ouais. Bah je sais, moi, je vais me le tailler dans l’armure en cortose ! annonce Lana.
- Garde des pièces pour réparer celle que tu portes : le combat contre Kiràly l’a bien esquintée, lui conseille Tifa.
- Pour en revenir aux objets, la clé des artefacts –qu’il a lui-même nommée clé du néant– vous revient, informe-je mon maître.
- Oh ? Et bien, j’en suis ravie, dit-elle en la prenant.
- La question est : continuons-nous de le traquer, bien que nous avons ce que nous cherchions, ou pas ? demande-je.
- Phobias, un sith ne se pose pas ses questions, m’informe Tifa. Il le traque.
- Et si on compte le fait que le combattre, c’est la mort assurée ? rajoute-je.
- Là, il marque un point. J’suis d’accord avec Phobias ! clame Lana.
- Mais bien sûr… ça devient évident !
- De quoi, Tifa ? l’interroge Lana.
- Nos craintes semblent claires, à présent : on a bel et bien tenté de nous tuer, en nous envoyant contre Kiràly ! explicite notre maître.
- Génial. Qui pourrait bien le vouloir ?
- N’importe quel sith, Phobias, me répond-elle.
- Plus particulièrement, je sous-entendais.
- Je pense avoir une petite idée… »

Admin : Bon a partir de maintenant tu mettra deux chapitre par poste ! (Ex : Chapitre 5 et 6 ensemble dans le même sujet), Merci.

_________________
Il y a émotion, mais je suis sans regret.
Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
Il y a victoire, mais ma passion est utilisée et contrôlée.
Il y aura des morts, car je maîtrise l'art de la Force de tous côtés.




Dernière édition par Phobias le Lun 26 Déc 2011 - 11:57, édité 5 fois
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Phobias
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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Jeu 20 Oct 2011 - 22:48



Nous arrivons rapidement sur Korriban. À peine le Fureur posé dans le hangar de The Dead Light que nous sortons à vive allure du l’appareil. Je pars ensuite en direction du service de renseignement de Korriban.

Sans aucune difficulté, je parviens dans le centre que je cherchais. J’apprends que le patron du service est en ce moment dans son bureau. Une dizaine de minutes d’attente sur une chaise à côté, et le sith ouvre la porte : « On m’a dit que vous vouliez me voir ?
- Oui, je me présente : Phobias Orrodia, lui dis-je en tendant la main.
- Entrez, je vous prie. » Le bureau est bien spacieux. Un rayon d’étagères remplies de divers objets d’arts décore la droite de la pièce. Quelques statues, et autres objets de valeur. Bref, le genre de gars qui s’y connaît, et ne prend pas de la camelote. Il me fait s’asseoir et me dit : « Vous êtes venu sur rendez-vous ?
- Non non, pas du tout. En fait j’ai une bonne amie, qui se trouve être sith, qui est partie en mission il y a pas mal de temps. Or je n’ai eu aucune nouvelle. Je me disais que le bureau des renseignements devait savoir où est-ce qu’elle est.
- La standardiste de l’accueil vous a renvoyé direct me voir ? Pourtant ce genre de renseignement n’a pas besoin de ma juridiction. Enfin bon, puisque vous êtes là… Comment s’appelle votre amie ?
- Il s’agit de Dark Tifa. Elle m’a dit qu’elle partait en mission, pour traquer un type nommé… euh… Karlos Krade-fait-chier.
- Kiràly Kardfehér, me corrige-t-il. Vous voulez boire quelque chose ?
- Hein ? Euh, et bien, c’est très agréable de votre part, mais… non merci.
- Autre chose ?
- Je ne comprends pas, là… pourquoi ?
- Vous étiez proche d’elle ?
- Euh… oui. Elle m’a enseigné deux-trois trucs sympathiques, qu’elle garde secret, en général. Mais… » Je constate alors la grimace de mon interlocuteur. Je garde le silence. Il arrive finalement à dire : « Je la connaissais peu. Hélas. Je suis sûre que l’Empire lui aurait réservé une bonne place dans les hautes sphères.
- Je ne comprends pas, monsieur…
- Dark Tifa était une sith. Elle est partie en mission sur Bespin pour tuer un jedi, nommé Kiràly Kardfehér. Or, lors de mes recherches, j’ai découvert –trop tard, hélas– qu’il s’agissait d’un jedi extrêmement puissant.
- Ce n’est pas possible…
- Si… Nous n’avons perdu toute trace d’elle. Il y a des chances pour qu’elle y soit… restée.
- Dark Tifa ne mourrait pas si facilement !
- Calmez-vous, monsieur Orrodia. Moi non plus je ne souhaite pas y croire ! Mais je compatis également, car c’est moi-même qui lui aie donné la position du jedi qu’elle recherchait !
- Quoi ?
- Oui, et hélas, lors de me recherches postérieures, j’ai vu qu’il s’agissait de Sabres Blancs, un jedi presque aussi puissant que Satele Shan ! Il n’y a aucune chance qu’elle soit encore en vie, à présent.
- Vous mentez… je ne peux pas vous croire !
- Hélas, en partant le tuer, elle s’est ruée inéluctablement vers sa propre mort… me concède-t-il tristement.
- Elle avait ses apprentis à ses côtés, pourtant ?
- Aucune chance, même avec Dark Lana, et… son autre apprenti –dont j’ai oublié le nom– ils n’auraient jamais pu survivre…
- C’est dommage, lui dis-je sereinement.
- Oui… euh ?
- Que vous ayez oublié son nom.
- Vous vouliez prévenir sa famille ?
- Pas la peine : il s’appelle Phobias Orrodia. » Le sith réalise alors qu’il est tombé dans le magnifique piège que Tifa, Lana et moi avons tissé. Il se lève d’un bond, mais une lame rouge s’allume devant sa gorge. Tifa sort de son invisibilité, et clame : « Tu ne t’y attendais pas, à celle-là, hein ?
- La preuve que non, dirais-je pour ma défense, lui répond-il.
- Qui t’as dit de nous envoyer au casse-pipe contre Sabres Blancs ?
- Comment savez-vous que…
- Merci de l’info ! le coupe Lana en entrant par la porte qu’elle surveillait.
- Bande d’enfoirés !
- Alors maintenant qu’on sait qu’il y a quelqu’un au dessus de tout ça, tu vas nous faire le plaisir de nous dire qui, le questionne Dark Tifa.
- Plutôt mourir !
- Et bien meurs. » Tifa lui tranche la tête. Le corps tombe, tandis que la maître sith tient la tête par les cheveux. « T’avais une sale gueule, en plus…
- Je ne pense pas qu’il vous réponde, à présent, lui dis-je.
- Mmh, non. Mais j’en sais suffisamment, nous rassure Tifa. S’il préfère mourir que de subir le joug de son maître, c’est que ce dernier doit être remarquablement cruel… Et là, ça réduit vite le nombre.
- Des sith cruels ? Il y en a plein ! leur fais-je remarquer.
- Au point que la mort soit préférable ? Bien moins que tu ne le penses, m’informe Lana. Il aurait chougné au dernier moment sinon.
- Oui, son maître a clairement l’air d’être un salopard. Enfin bon. Phobias, merci pour le sabre, me dit Tifa en me rendant mon sabre.
- De rien, il ne me servait pas à grand-chose dans cette histoire.
- N’empêche que… quel jeu d’acteur ! Il n’y a vu que du feu ! me complimente Lana. Je n’aurais pas fait mieux !
- Euh… oui… c’est euh… gentil, balbutie-je en rougissant.
- Et bah alors ? Ce n’est pas la première fois qu’on te fait un compliment, rassure-moi ? » me demande Lana. Je me contente d’incliner la tête pour répondre. Je me glisse sur le côté ensuite : j’aime pas ce genre de situation. Heureusement que Tifa me sauve en changeant de sujet : « Bon allez, on a encore quelque chose à faire ! » Elle fait voler le sabre laser posé parmi les objets personnels du cadavre, et l’allume. Une grande lame rouge, et surtout –ce qui semble plaire énormément à Tifa– de magnifiques ornements sur le manche. Doré, des courbes en lame sortent sur l’extrémité. Des cristaux rougeoyant ornent l’embout inférieur, et les lignes élégantes assurent une bonne prise en main. « Phobias, c’est l’instant de vérité.
- Ça marche. » Je dégaine le sabre blanc. Face à face, nous donnons un coup d’une grande puissance, mais que nous pouvons sans problème esquiver. Les lames s’entrechoquent, et le nouveau sabre de Tifa tient bien la route. « J’adoooore ! Je prends ! nous dit-elle.
- Très bien. Vu qu’on n’a pas de mission en ce moment même, j’en profiterai pour me forger le mien ! indique Lana.
- Il faudrait trouver un bon cristal, pour la lame, lui dis-je.
- Assurément. » Nous sortons enfin du bureau, et descendons de l’immeuble. Une fois en bas, je lance un crédit à la standardiste en lui disant : « C’est pour le ménage ! » Celle-ci attrape la pièce, et regarde sans comprendre le sith qui est entré seul, et reparti avec deux poulettes –si on sortait cette image de son contexte–.

« La seule chose que j’ai à vous dire, c’est que vous avez quartier libre. Dès que j’ai des infos sur un jedi des Mains de Force, on part le traquer. » Et sur ce, nous reprenons notre vie de routine.



Ma routine est devenue… peu originale, depuis quelques temps. Et donc extraordinairement embarrassante, pour quelqu’un comme moi. Lorsque je passe à l’académie, les yeux affutés me repèrent, et commencent à s’intéresser à mes exploits auprès de Dark Tifa. Bon, il y en a toujours qui tentent par te les moyens de se railler de moi, et ils ravalent leur fierté peu après en général.

Je n’ai encore jamais montré mon nouveau sabre –celui que Kiràly m’a offert– à l’académie. Ni ailleurs, d’ailleurs. Je ne l’utilise que lorsque je m’entraîne chez moi. Ces séances acrobatiques sont ponctuées de temps de méditations. J’essaye, à ma façon, de voir ce qui se passe, comme le faisait Kiràly aussi, apparemment. J’écoute ce qui se dit dans les environs, et j’étends mon ouïe petit à petit. Lana passe le plus clair de son temps dans l’atelier académique, sur des rabiots de cortose. Elle modèle son manche pour son futur sabre laser. Assez long pour être pris à deux mains, mais suffisamment court pour ne pas l’encombrer pour autant. Quels ornements pour accompagner le style de son armure –qu’elle a précédemment restaurée– lorsqu’il pendra à sa taille. Des courbes simples, mais élégantes. Pris dans ses mains, son futur sabre respire la terreur. Ses talents de mécanicienne lui permettent de finir les pièces séparément, pour pouvoir assembler le sabre une fois un cristal trouvé. Et ça, ça sera une toute autre histoire…

Tifa, elle, tente de camoufler un peu plus ses actes. Une brume générale l’accompagne. Il me faudra du temps avant d’être omniscient comme Kiràly. Lui, même des maîtres jedi du conseil ne peuvent rien lui cacher. Ah ! Cette fois-ci, je la tiens ! Tifa est venue voir son apprentie, pour lui donner quelques conseils à propos de la création de cristaux de sabre laser. Bref, peu de choses très intéressantes. Quoique…


« On est sûres de ne pas être espionnées, ici ?
- Normalement, oui, lui assure Lana.
- Très bien, alors voilà : on va ouvrir l’autre holocron, l’informe TIfa.
- Quoi ? Et Phobias ?
- Tss, c’est pas grave. Il le regardera lui-même une autre fois. Et puis, il ne s’est pas privé de déchiffrer le premier ! » Lana acquiesce et les filles s’installent. L’holocron s’ouvre alors grâce à la clé du Néant, et il délivre alors son mystérieux contenu.



« Ici l’agent impérial numéro 713 998 999 Therin Kalo’ks. Je suis en mission d’espionnage sur Dromund Kaas, à propos de l’individu suivant : Frogia Tardehnso.

Cet iridonien est officiellement un soldat de l’Empire. Les rapports de l’armée indique qu’il s’en engagé il y a précisément 974 jours. Je considère le premier jour comme le jour où l’iridonien a signé son contrat avec l’armée. Le 769ème jour, il a semblé avoir disparu de la circulation. Le 902ème jour, l’agent du B.S.I. Gryuc’ Kaa l’a aperçu sur un champ de bataille dans le système d’Ord Mantell. Remarque importante : il était dans le camp de la République.

1er jour de mission : les renseignements au sujet de la cible démontre qu’il a déjà, par le passé, fait preuve de doute, d’hésitation à la tâche, de compassion et autres sentiments mitigés envers des ennemis. Ces antécédents ne possédant aucune faute grave, son cas a été ignoré, et l’iridonien est retourné en formation de cruauté. Le résultat est sans effet apparent.

5ème jour de mission : arrivée sur Ord Mantell. Ma nouvelle identité me permet d’infiltrer les rangs républicains sans difficulté. Après une journée entière de fouille, l’individu Frogia Tardehnso n’a pas été localisé.

6ème jour de mission : premiers contacts avec un camarade de l’iridonien. Les informations tirées de cette source sont superflues à l’exception d’une seule : il soupçonne que l’iridonien, je cite : « ne [soit] pas vraiment un républicain pur et dur. » Il aurait été aperçu chez des impériaux il y a trois ans.

7ème jour de mission : l’officier supérieur commence à se méfier de certaines recrues, moi y compris. Je crypte et dissimule l’holocron de rapport. Je ne sais pas quand le prochain rapport aura lieu.

27ème jour de mission : l’administration supérieure m’a rendu, je cite : « cet objet incongru, inutile dans une chambre de soldat. » Départ à bord du vaisseau de classe Fantôme pour le système Tatooïne.

28ème jour de mission : je profite de mes cinq jours de voyage intersidéral pour expliciter les évènements qui ont eu lieu durant les vingt jours de confiscation.

Une recherche avancée dans un ordinateur républicain m’a permis de trouver les antécédents du soldat Frogia Tardhenso. Ils se complètent avec les rapports de Dromund Kaas. Une seconde connaissance de l’iridonien m’informe que ce dernier est parti pour Tatooïne récemment avant ma venue, pour cause d’instabilité mentale, l’empêchant de se battre efficacement sur le champ de bataille.

33ème jour de mission : arrivée sur Tatooïne dans la ville nommé Mos Caylei. Début des recherches intensives de Frogia Tardhenso. R.A.S.

35ème jour de mission : une serveuse dans la cantina « Darranta’s Place » m’informe avoir vu l’individu recherché à deux reprises. La première était il y a très exactement 155 jours : l’individu a eu un échange avec une jeune femme, humaine, blonde, aux cheveux longs et lisses, âgée probablement entre 21 et 28 ans. La dernière était la semaine dernière, où il a rencontré cette même femme une seconde fois. Cette dernière a refusé de, je cite : « l’emmener comme l’autre fois ». La serveuse pense qu’il y a eu un échange caché supplémentaire, mais n’a pas les preuves de l’attester.
Les consultations des rapports d’atterrissage des hangars indiquent qu’un cargo corréllien de type XS léger serait parti en direction de Dantooïne.

39ème jour de mission : arrivée sur le système Dantooïne, près de l’ancienne académie jedi, détruite par Dark Malak. Recherches intensives du moindre renseignement sur l’arrivée de l’iridonien. R.A.S.

43ème jour de mission : rencontre avec la collègue numéro 713 999 000 Akui Namida, agente impériale ayant reçu le diplôme officiel juste après moi-même. Elle m’informe que sa mission est un échec, et qu’elle doit retourner immédiatement sur Dromund Kaas. Sa mission consistait à, je cite : « repérer au moins 377 individus étant potentiellement capables d’être des ennemis de l’Empire dans un futur inconnu. » Elle n’en a repéré que 346, et parmi eux se trouvent les individus suivants : Frogia Tardhenso et Caeli Amentia. Cette dernière lui a été aperçue à plusieurs reprises sur Dantooïne, apparemment effectuant de la contrebande humaine vers une destination inconnue des rapports officiels.

44ème jour de mission : j’infiltre le vaisseau cargo correllien de type XS léger de Caeli Amentia. À son bord se trouve également l’individu Frogia Tardhenso. Aucune possibilité de sabotage ou autre travail technique n’est possible à bord.

46ème jour de mission : le vaisseau s’est posé dans un territoire inconnu. Le spatio-radar localisateur semble brouillé, je n’ai donc aucune coordonnée du lieu sur lequel je me trouve.
Une planète semble être la possibilité la plus logique, car le lieu dispose d’un ciel et d’une atmosphère respirable. Les paysages sont semblables à ceux de Tython, à l’exception de l’architecture. Divers groupes d’individus semblent vivre ici, et tous semblent plus au moins au courant du fait que cet endroit se déplace. Un dialogue entre deux individus non-répertoriés indique que ce lieu se nomme, je cite : « Le lien. » À sa tête hiérarchique semble se trouver une maître jedi.

47ème jour de mission : la maître jedi m’a démasqué, mais ne sait pas quelle est ma mission. Rapports strictement incohérents entre sa faction supposée et la mienne : aucune animosité de la part de la jedi. J’apprends de sa part que d’autres adeptes de la Force demeurent ici. La moindre action de ma part sera interprétée comme une attaque, et, je cite : « on s’occupera de [mon] cas. »

48ème jour de mission : la maître jedi se désigne sous une appellation ne permettant d’être décrite dans un rapport. Elle prend cependant le temps de m’expliquer ce qu’est Le Lien.
L’organisation et le lieu nommés Le Lien sont un accès indirect entre la république et l’empire. Selon cette même jedi, des impériaux ont fondé cette organisation il y a trois ans de cela. Depuis, quelques jedi se sont infiltrés, et ont, je cite : « mis leur pierre à l’édifice. » Apparemment, les personnes qui viennent dans ce lieu sont toutes sujettes à des incohérences mentales, des instabilités morales, et/ou des hésitations sur des choix importants. Et ce lieu aurait pour but de leur servir de thérapie, pour qu’ils règlent leurs problèmes moraux, et choisissent une nouvelle voie de vie.

49ème jour de mission : rencontre avec l’iridonien Frogia Tardhenso. Le déserteur est abattu selon les lois en vigueur de Dromund Kaas.

50ème jour de mission : retour sur Dantooïne, clandestinement à bord du vaisseau de la pilote Caeli Amentia, un cargo correllien de type XS léger.

Liste des personnes ayant une probabilité à confirmer de lien avec l’organisation Le Lien :
- Le déserteur Frogia Tardhenso, abattu sur ordre de Dromund Kaas.
- La pilote Caeli Amentia, passeuse.
- Les individus tenant le bar « Darranta’s Place ».
- La bureaucrate Jil’Géa Draay.
- Ses filles Sahino et Mélona, qui semblent être là depuis l’origine.
- Le haut conseil des jedi.
- La maître jedi Ariana Jeth.
- La maître jedi Kivansag, son prénom est inconnu, apparemment haute placée dans les fonctions du Lien.
- Son mari, supposé maître jedi Kivansag.

Fin de rapport. »


« Euh… okay… c’est quoi ce délire ? demande Lana.
- Un rapport impérial sur un truc… intrigant, complète Tifa.
- Mais qu’est-ce qu’on en a à foutre, en fait ?
- Tu ne disais pas être en quête de cristaux pour ton sabre laser ? lui rétorque son maître.
- Euh… si. Pourquoi ?
- Parce qu’il y en a sur Dantooïne. On peut faire une pierre deux coups, propose la seigneure sith.
- Mouais. Et la mission ?
- On n’a pas de jedi des Mains de Force en vue, en ce moment, lui affirme Tifa en haussant les épaules. Et puis, j’ai envie d’en savoir plus… »


Je cesse ma méditation observatrice. PUTAIN DE BORDEL DE MERDE !!!! C’est la catastrophe monumentale !!!! Je ne connais pas cet agent, mais il a fait un boulot de professionnel, d’où mon problème. Il faut A-BSO-LU-MENT que je trouve un moyen de ne pas aller sur Dantooïne. Et c’est mal parti. Pressé comme jamais, je quitte mes appartements pour rejoindre le bâtiment de The Dead Light.



Alors que je fouille dans les rapports de la bibliothèque, une voix s’élève dans mon dos : « Phobias ? » Je me retourne et aperçois une femme que je reconnais sans problème : Sylrianis. Je me lève, lui couvre la bouche et l’emmène dans le placard à balais le plus proche.

Une fois hors de toute écoute, je lui relâche la mâchoire et lui demande : « Qu’est-ce que tu fous là, toi ?!!
- Tu ne peux pas savoir comme je suis… heureuse de te savoir en vie, m’avoue-t-elle. J’aurais cru que…
- Que Kiràly nous tuerait, la coupe-je. C’est déjà fait. Par contre, si tu traînes ici, Sylrianis, tu risques d’attirer tout un tas de prob…
- Héééé ! intervient-elle. Calme. Zen. T’as pas besoin de stresser autant.
- Bon… Je suppose que tu as croisée ta sœur, alors ?
- Ah bah ouais. Et –désolée, mais je ne pouvais pas l’savoir– elle te prend pour un sale menteur, à présent.
- Tss… disons que je ne suis plus à ça près. Y’en a-t-il d’autres qui en sont sortis ? lui demande-je.
- Mmmh… pas que je sache. Tes sœurs font un boulot remarquable.
- Merci, je sais… comment es-tu revenue ici ?
- Caeli m’a amenée. Elle est trop forte, elle peut traverser n’importe quel blocus sans que personne ne s’aperçoivent de quoi que ce soit !
- Bon, très bien… » Je m’assois alors. Sylrianis n’a aucun mal à voir l’empressement qui me guide à cet instant. Elle ajoute alors : « Quelque chose te tracasse ? À propos du Lien ?
- Tifa et Lana viennent d’avoir l’idée d’aller sur Dantooïne, si tu vois la catastrophe que ça annonce…
- Oh putain ! Ah oui, c’est un sacré problème…
- Vu que t’es agente impériale à la base, t’aurais pas une personne à éliminer, ou autre, je-ne-sais-quoi, bref, un truc !
- Euh… la dernière personne douteuse que j’ai croisée, c’était la jedi Kala Riyannu, au Lien.
- T’as dit qui ???
- Kala Riyannu. Tu la connais ?
- Elle est grande comme Tifa, plutôt mince, avec un bandage au-dessus du front ? Cheveux clairs, attachés, et en tenue bleue ? lui décris-je.
- Exactement. Elle semblait avoir quelques mots avec Luraë.
- Qui ça ??
- Luraë. Celle qui dirige plus ou moins tout l’aspect psychologique de… » Mais je l’empêche de parler. Quelqu’un vient. Nous faisons silence. Des pas réguliers traversent le couloir, sans prêter attention à quoi que ce soit. Une fois que le calme est revenu, j’annonce : « Continue ta vie ici, comme si tu n’avais jamais séjournée au Lien. Oublie-moi d’ici mon retour. Et pas de gaffe.
- Hé, j’suis une agente impériale, tu m’prends pour qui ? » Mais sa réponse part dans le vide. Je suis déjà en train de rejoindre le vaisseau Fureur de Tifa.



Je passe tout de même par mon humble temple pour prendre les affaires nécessaires, et file direct aux hangars. Je croise alors Tifa et Lana qui se dirigent vers l’académie. Cette dernière me lance : « Tiens t’es là toi ! On avait prévu…
- On va sur Dantooïne, l’interrompt-je.
- Beuh ? T’es encore au courant ? Bah tant mieux, on part demain, nous renseigne Tifa.
- On part sur-le-champ, lui rétorque-je.
- Hein ? C’est quoi cette histoire ? s’inquiètent-elles.
- C’est un ordre. » Je m’éloigne d’elle pour déposer mes affaires et préparer le voyage. Quelques minutes plus tard, les filles embarquent. Et nous décollons immédiatement.


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Il y a émotion, mais je suis sans regret.
Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
Il y a victoire, mais ma passion est utilisée et contrôlée.
Il y aura des morts, car je maîtrise l'art de la Force de tous côtés.




Dernière édition par Phobias le Ven 23 Déc 2011 - 1:06, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Ven 21 Oct 2011 - 0:05




Alors que le Fureur traverse les étoiles, je m’entraîne avec mes deux sabres à un rythme effréné. Je suscite de ce fait la curiosité des filles. Tifa entre dans ma chambre : « Tu prends très au sérieux cette histoire, vu comment tu t’appliques. Tu nous prépares quelque chose ?
- Je crains qu’il va falloir qu’on se sépare, lui confie-je.
- Ah ? Et nous alors ? On n’a pas grand-chose à faire…
- Aidez Lana à concevoir un beau cristal pour son sabre, je ferais autre chose, et ensuite, je vous rejoindrais, lui explique-je.
- Revoilà que tu me vouvoies. Toi et Lana, ‘faut que vous intégriez…
- Il y a autre chose dont vous vouliez me parler ? la coupe-je.
- Mmmh. J’ai ouvert l’autre holocron.
- Et ?
- Disons qu’il y a des infos… croustillantes, me dit-elle d’un regard amusé.
- Vous voulez faire quoi ?
- On est censé tuer dix jedi précis. Mais qu’est-ce qui nous interdit d’en tuer d’autres ? Dark Jossaac serait toujours plus fier.
- Je vois… et bien, faites-le avec Lana.
- Si tu veux partir en mission, en solo, tu sais, tu as le droit, remarque-t-elle.
- Je n’ai pas de vaisseau.
- Demandes-en un, ou achète-le, j’en sais rien.
- Le voler ne vous caresse pas l’esprit ? » Sur ces paroles, Tifa s’arrête net. Encore touché. Ça commence à faire nombreux, le nombre de fois où je lui fais remarquer ce genre de chose. Finalement, après un temps, Tifa reprend, souriante : « Fais-donc ! Prouve que tu es un sith, puisque tu le penses si bien. Après, je te demanderais juste de ne pas voler celui là ! » Nous rions quelques secondes, et j’enchaîne : « Ne vous inquiétez pas. Et pour l’instant, je me débrouille très bien en vous suivant. » Elle acquiesce, et sort.

Le lendemain, Lana passe la journée aux commandes, pendant que j’affronte Tifa au sabre laser. Elle reste quasi-systématiquement sur la défensive, et remarque très vite que maintenant, je la bats au corps à corps. Enfin, c’est surtout parce qu’elle n’utilise pas sa foudre sur moi. Lana aurait été un bien meilleur adversaire, mais sans sabre, difficile de se battre. Mais quelque part en moi, je suis rassuré de savoir que je peux battre Dark Tifa, à présent. Enfin, façon de parler.



Le trajet s’enchaîne rapidement, entre entraînements et méditations, quand finalement, nous arrivons à destination. Euh, enfin, c’est ce qu’on croyait : « C’est quoi ce bazar ? demande Tifa.
- Un blocus ?
- Non, Lana, regarde : il y a des vaisseaux impériaux et républicains, lui signale-je. Nous sommes arrivés en pleine bataille.
- Et sous des feux croisés ! » crie Tifa avant de tirer le manche du Fureur et de redresser le vaisseau. Après un looping, nous constatons que nous avons été attaqués par un vaisseau semblable. « C’est une blague ou quoi ?
- Ah bah, c’est du pur sith, Phobias ! me fait remarquer Lana.
- Regarder le chaos, les enfants : y’a pas un seul vaisseau qui sait ce qu’il fait, nous informe Tifa.
- Hein ? » Nous nous penchons à la vitre du cockpit, et surveillons les faits et gestes de chaque objet en mouvement.

Une bonne dizaine de croiseurs, qui se tirent les uns sur les autres. Et pas impériaux d’un côté, républicain de l’autre, non. Là, c’est tous les tirs sur tout ce qui bouge ! De même, les escadrons de chasseurs forment des nuées difformes qui s’entrechoquent les unes les autres. Les corvettes attaquent leurs propres escorteurs, et d’autres bâtiments se font canarder par leur entourage. Bref, en un mot, la confusion complète. « Personne ne nous suit ? m’inquiète-je.
- Apparemment, celui qui nous a tiré dessus est parti ailleurs, constate Lana.
- Profitons-en pour rejoindre la surface, nous ordonne Tifa.
- On passe par où ?
- Le pôle sud de la planète semble être le plus vide de vaisseau, Phobias. On passe par là, et une fois l’atmosphère traversée, bah…
- Quelqu’un sait où aller ? demande Lana.
- Des grottes à cristaux, je sais qu’il y en a, nous avoue Tifa. Après, où précisément… Phobias, tu sais où tu dois aller ?
- Oui, pas d’inquiétude.
- Bah on y va, dicte Tifa en prenant les commandes, droit vers le pôle sud de la planète.
- Ah non ! Laisser-moi m’occuper de mes histoires tout seul !
- Mais au moins qu’on sache où te déposer ! me supplie Lana.
- Je ne le sais même pas moi-même, souligne-je.
- Ah. Mais tu veux faire quoi ? m’interroge Tifa.
- Une fois à la surface, je trouverai un moyen d’aller là où je dois aller.
- Et si t’en trouves pas ? rétorque-t-elle.
- Cela ne faisait pas partie du sous-entendu. » Ne sachant que dire, et face à mon imperméabilité, les filles haussent les épaules.


Nous arrivons sans trop nous faire repérer dans l’atmosphère de Dantooïne. Puis nous traversons les champs infinis de la planète à vive allure. Ne sachant où vraiment aller, Tifa propose l’ancienne académie jedi, celle d’il y a trois cent ans, bombardée par Dark Malak. En effet, si des jedi se sont installés dans un lieu précis, il y a des chances pour qu’une caverne cristalline s’y trouve.


Sur le bon millier de kilomètres survolé, aucune trace de civilisation n’a été trouvée. Tifa propose alors de se poser dans une ville ayant une trace radar, et de chercher des renseignements ici bas. Proposition acceptée. Une fois le Fureur posé illégalement –enfin, pas aux yeux du pauvre gardien, qui n’a rien compris aux tours de Tifa– je me sépare des filles. Une fois qu’elles sont hors de vue, je cherche un endroit bien perdu dans cette ville minière –dont je n’ai pas noté le nom– entres deux bâtiments. L’agglomération ne semblant pas très active, nombreuses sont les ruelles vides d’hommes.

J’arrive entre deux murs, près d’une barre métallique servant d’antenne pour tout le bloc d’habitations. De bonds en bonds, je grimpe jusqu’en haut de la plus haute des deux structures. Les toits de la ville, sur plusieurs hectares. Mmmh… Là, je peux encore monter. Je saute par-dessus le vide entre deux bâtisses, escalade des câbles de fer verticaux, et gravit toutes sortes d’épaves avant d’arriver au sommet de la ville, sur une tour.


Je me pose contre l’antenne du centre, et allume mon communicateur. « Caeli, c’est Phobias. Tu m’entends ? » Mais aucune réponse de sa part. Je retente : « Caeli, ici Phobias. Est-ce que tu me reçois ? » Toujours rien. Raaah, c’est pas l’moment !! Je joue à faire passer mon communicateur entre les doigts, pour essayer de déstresser. Mais rien n’y fait. Vingt secondes plus tard, je recommence : « Hé ! Ho ! Caeli ! T’es où ?! C’est Phobias ! » N’entendant pas de réponse, je grogne : « Mais c’est pas l’moment ! Pourquoi tu me fais ça, à moi ?
- Parce que j’adore me faire désirer par les beaux garçons, qu’est-ce que tu crois ? me répond une voix familière.
- Caeli !!! Mais euh… attends, tu m’as vraiment fait…
- Écoute un peu derrière moi : j’ai des tirs de blaster au fesses, et ils ne veulent pas me lâcher –je les comprends, en même temps– donc j’ai pas pu répondre sur-le-champ.
- Vise l’ordinateur de contrôle à côté d’eux, ça te permettra de fuir.
- Ce sont des droïdes : leurs senseurs ne seront pas leurrés par un truc aussi faible, m’informe-t-elle entre deux volées de tir.
- Un truc en suspension qui pourrait tomber pour bloquer le passage ? lui propose-je.
- T’es un génie, Phobias ! » Puis j’entends le bruit de chute d’un énorme objet métallique. « Voilà ! Merci Phobias ! Comment t’as eu une telle idée ?
- Combat contre un jedi en pleine structure s’écroulant. Comment ça va ?
- Dans une merdre noire, comme d’hab’ ! Hihihi !
- Une livraison spéciale serait envisageable ?
- Ah ? Tu dois y aller ?
- Et vite, rajoute-je.
- J’annonce de suite la mauvaise nouvelle : ça n’va pas être pour tout de suite.
- Je suis sur Dantooïne, précise-je.
- Ah ! Merci, ça fait du chemin en moins ! La dernière fois, c’était Korriban, et donc, carrément galère !
- Je sais. Quelle est ta position ?
- Vaisseau amiral Gormak, me répond-elle au tac-au-tac.
- Pardon ?
- Tu as vu la bataille générale dans le ciel, en arrivant ?
- Oui, mais c’était impériaux contre républicains, non ? l’interroge-je.
- Oh non, c’est bien plus compliqué que ça ! C’est chacun pour sa pomme, et les Gormaks finissent le travail. Enfin, essayent. Avec ce sabotage, ils seront eux aussi dans la panade.
- Attends, attends… C’est toi qui as provoqué un tel chaos ?
- Et bien non ! m’avoue Caeli. Et je ne sais pas qui c’est, d’où mon infiltration.
- Tu penses pouvoir me prendre quand ?
- Mon dernier commanditaire m’a demandé de saboter une certaine quantité de vaisseau. Une fois ma mission finie, je m’occupe de toi. Tu pourras attendre jusqu’à demain ?
- ‘pas trop le choix… Tu veux que j’aille où, histoire de gagner du temps ?
- Astroport de Khoonda. On pourra faire ça discrets et peinards.
- Si je n’y suis pas, parce que j’ai des problèmes entretemps, file ailleurs.
- Comme d’hab’. » Bon, bah j’ai plus qu’à patienter, maintenant…



J’observe l’étendue verte qui contourne la ville, et prend le temps d’examiner les détails de la moindre affaire. Plongeant finalement en méditation, j’écoute les environs. Ne trouvant pas grand-chose sur lequel m’intéresser, je change ma zone d’attention et vise le ciel. Très haut. J’atteins même la bataille stellaire qui prend place au-dessus de nous.

Un chaos de métal. Quelques vaisseaux ont choisi l’immobilisme, tandis que tous les petits tournoient dans tous les sens, à la poursuite d’une cible. En essayant de comprendre exactement ce qui se passe, je cerne petit à petit la position des vaisseaux. Apparemment, les croiseurs amiraux impériaux, républicains et Gormaks se sont écartés du champ de bataille, et tentent de vain de comprendre ce qui se passe précisément. De leurs côtés, escorteurs, chasseurs et corvettes enchaînent manœuvres de combat, tirs, et repositionnement, pour essayer de survivre. J’essaye de mon concentrer sur un vaisseau de la république, et d’écouter tout ce qui se dit sur le pont. Et il y a comme une incohérence. Pourquoi voient-ils… ? Ah, bah ils viennent d’abattre un chasseur allié. Enfin, non, puisqu’ils sont contents de l’avoir explosé. Y aurait-il des traîtres ? Mais non… attends… ce sont des républicains ! L’autre chasseur serait-il le traître, alors ? La corvette se déplace et commence à canarder des vaisseaux de tout horizon. Un chasseur allié leur tire alors dessus. Mais ils sont fous ou quoi ? Je me concentre sur le pilote… « Aha ! Fichue corvette impériale !! Qu’est-ce que t’en dis de ça ! » Ah ? Euh… bon… et la corvette en question… « C’est pas vrai !!! Encore un chasseur impérial !
- Laissez tomber, capitaine, ils sont trop nombreux ! Je ne vois plus de chasseurs alliés sur les radars.
- On ne va quand même pas sonner la retraite ?! » Héééé !!! C’est quoi ça ? Tous les deux pensent que l’autre est un impérial ? J’essaye de me focaliser sur des vaisseaux sith, et le même constat s’applique. Aïe. Ils ne voient que des républicains… Mais ! Caeli m’a dit qu’il y avait des Gormaks ! À tous les coups, ils y sont pour quelque chose ! Voyons… à quoi ça ressemble, un chasseur Gormak. À ça. Beuh ? Voilà qu’il voit normalement, lui. Quoique… Héééé ! Ses alliés sont un coup impériaux, un coup républicains ! Je crois que je comprends : les radars ont dû tous être brouillés, et chaque vaisseau pense que tous les autres sont des vaisseaux ennemis. Bravo le bordel. Et l’unique croiseur Gormak ? Oùlà ! Il vient de perdre un flan ! Hé ! Mais c’est Caeli ! Elle vient de faire sauter un bon paquet de charges… ça explique tout ! Elle court de corridor en salle à moitié défoncée, pour rejoindre son vaisseau dans le hangar. Accompagné de trois personnes, elle abat tous les Gormaks qu’elle croise. Mais… Ah ! Merde, ça s’écroule ! Caeli fait gaffe !!! D’un sursaut, elle entend quelque chose, et évite le morceau de structure qui s’effondre. Pfioou… Hein ? Qu’est-ce qu’elle dit ? « Tu m’as dit quelque chose ?
- Non, Caeli, pourquoi ? lui répond son allié.
- J’ai cru entendre quelqu’un me criant de faire gaffe. Bah, ça doit être une interprétation de ma chance ! » Et sur un élan, elle repart. Euh… elle m’a entendu ?! C’est quoi ce délire, maintenant ?! Mais mes questions s’arrêtent : on m’appelle.


D’en bas, je vois les filles qui me font un signe de la main. Je me relève, et bondit vers le bas. De toit en toit, je descends pour finir enfin sur le sol. « Tu faisais quoi, là haut ? me demande Lana.
- Je dansais la rumbala, lui rétorque-je.
- Phobias, on sait où trouver des cristaux, pour Lana, m’annonce Tifa. Et toi ?
- Mon taxi ne viendra que demain –en espérant que ça ce calme, là-haut–. Donc je peux vous accompagner, si vous voulez.
- Génial !!! s’exclame Lana.
- Retour au Fureur » ordonne Tifa. Une fois en vol, nous nous dirigeons bien plus vers le nord de la planète.

Alors que Lana dirige le vaisseau, je discute avec mon maître. « Vous avez déjà utilisé la Force pour voir ?
- Oui, souvent. Le noir n’est pas un obstacle pour moi.
- Euh, c’est pas de ça que je voulais parler… De voir loin, lui explicite-je. Comme par exemple, d’ici, vous contemplez la bataille spatiale.
- C’n’est pas ma spécialité. Mais je sais que certains jedi l’ont fait.
- Et… c’est quelque chose de difficile à atteindre ?
- Je sais que la jedi Bastila Shan avait un don pour ça, et elle pouvait influencer une bataille entière. Après, comment ça se passait exactement… et bien, je pense qu’elle devait communiquer un peu à tout le monde.
- Ouais ! C’est la méditation de combat ! annonce Lana depuis le cockpit.
- Mmh…
- Pourquoi, Phobias ? me demande Tifa.
- Je… je crois, que j’ai… partiellement, réussi à atteindre quelque chose qui… pourrait, s’apparenter à cela, lui avoue-je.
- Quel manque de confiance ! Dis simplement : je sais faire de la méditation de combat ! me lance Lana.
- Pas mal. Intéressant. ‘faudrait voir ça en action. Et sous les regards de Dark Jossaac. Il serait sûrement intéressé par ça.
- Il s’y connaît, en méditation de combat ?
- J’en sais rien. Par contre, en direction d’armée de la guilde… oh oui !
- D’accord… je change de sujet : on se dirige vers où là ?
- Tu nous dis où tu veux aller en échange ! marchande Lana.
- Près de l’ancienne académie jedi, m’informe Tifa. Y’a quasiment plus personne, mais une caverne aux cristaux… il y en aura sûrement !
- Rôôôôhhhh… pourquoi vous lui avez dit !
- Tu veux savoir ? Aujourd’hui, je ne sais pas où il faut que j’aille. Demain par contre, je sais que je dois aller à X. Et pour y aller, je dois me rendre sur Dantooïne.
- Ça m’avance vachement…
- Tu parlais de la bataille spatiale, Phobias, commence Tifa. Tu as remarqué quelque chose ?
- Ouais : tout le monde a l’impression que la zone est couverte d’ennemis. Et donc, ils tirent sur tous les vaisseaux, conclue-je.
- D’où le chaos. HÉ ! réalise soudain Tifa. Quand on sortira de la planète, on cherchera un vaisseau esseulé !
- Hein ? Pourquoi ? demande Lana.
- Au passage, ils ont tous l’impression d’être seul, lui fais-je remarquer.
- Une telle illusion ne peut être que le fruit de la Force, nous explique notre maître. Je veux savoir quel jedi ou sith le fait. Non seulement pour le buter, mais aussi pour lui prendre son pouvoir, si je peux ! » Sur cette idée, nous nous approchons de Khoonda, et nous posons non loin, dans les prairies.



Nous sortons du vaisseau et nous dirigeons sur les collines environnantes. Tifa nous explique alors : « Il y a une grotte à cristaux réputée, par ici.
- Ah ? Des adeptes de la Force célèbres y sont allés ? l’interroge.
- Exact. Devinez qui, nous propose-t-elle.
- Mmmh… quelqu’un de puissant et connu… oh ! Je sais ! Malgus ! tente Lana.
- Perdu. Plus ancien.
- Exar Kun ?
- Trop ancien, là, Phobias…
- Dark Malak ! retente Lana.
- C’est pas impossible. Mais ce n’est pas à lui que je pensais, indique Dark Tifa.
- Ah ? Dark Revan ? ajoute-je.
- Yes ! me félicite mon maître. Et l’Exilée en prime !
- Whouao ! J’ai intérêt à un trouver un bon cristal si je veux être aussi forte que l’était Revan !
- C’est pas gagné, lui concède-je. Sauf si on trouve un moyen comme il l’a fait, l’Exilé : Il est passé de sombre inconnu à un type méga-balèze.
- Euh, il me semble que c’était une femme, comme Revan, me reprend Tifa.
- Une femme ? Revan ! Mais non, c’était un mec ! J’te rappelle que Satele est sa descendante ! lui dicte Lana.
- Euh… tu peux avoir des descendants, que tu sois homme ou femme, tu sais, Lana…
- Déjà, sur ce point, Phobias a raison, complète Tifa. Mais comment s’appelle Satele ?
- Bah. Satele, tu viens de le dire ! lui fait remarquer son apprentie.
- Satele Shan ! Comme Bastila Shan qui était… avec Revan.
- T’as comme un doute, lui dis-je.
- Bah oui, on n’a pas de preuve, à ma connaissance, donc…
- Donc Revan peut très bien être une femme, et cette Bastila a couché avec je ne sais quel pauv’ type que l’histoire a oublié ! conclue Lana.
- Mais l’Exilée, je suis sûre que c’était une femme ! reprend Tifa.
- Il n’y avait pas eu des problèmes, avec la maître jedi Atris, à l’époque ? me souviens-je. Il me semblait qu’il avait séduit plus ou moins Brianna, une servante échani qui était dévouée à Atris avant –et Visas Marr craquait pour lui, par la même occas’– alors à moins qu’elles n’aient eu des tendances particulières…
- T’es dégueulasse, Phobias ! commente Lana.
- C’est ça, ou c’était un mec, averti-je Lana.
- On n’a aucune archive sur l’identité de la personne de l’Exilée. Et puis pour les problèmes avec Visas et Brianna, euh… j’suis même pas sûre que ça se soit déroulé ainsi, nous confie Tifa.
- Mouais… n’empêche que, si c’était un mec, c’est comme ça que ça se serait passé, à mon avis, avoue-je.
- Avec des « si », on pourrait mettre Coruscant en bouteille, me corrige Tifa.
- Bon ! Hommes ou femmes, jedi ou sith, on s’en fout ! Z’étaient balèze, et ce qui m’intéresse, ce sont les cristaux !! » nous rappelle à l’ordre Lana. Nous acquiesçons, et débutons les recherches.



Durant la marche, une meute d’araignées Kinrath se jette sur nous. Le temps à Tifa de prêter son sabre à Lana pour qu’elle puisse se défendre, et de quelques attaques, nous les mettons en pièce. Une seule en survit, et se fuite nous guide droit vers la grotte que nous recherchons.
La lumière pénètre avec difficulté dans les couloirs de roches. Tifa explique alors à ses apprentis comment distinguer les choses par le côté obscur, chose qu’elle fait déjà habituellement. Étrangement, je ne me retrouve pas incommodé de la noirceur qui nous entoure, et Lana comprend très vite la manière de faire de son maître. Sabres éteints, nous avançons silencieusement au milieu des gouttes tombantes. Au bout d’une dizaine de minute, notre présence attire un groupe d’araignées kinrath. D’une vague d’éclairs, Tifa nous en débarrasse. Le dédale qui s’offre à nous semble disposer de plus d’entrelacs que nous ne pourront en visiter. Mais Tifa fait confiance, pour une fois : « Va là où tu le sens, Lana. C’est toi qui nous guides, pour ton sabre. » Et finalement, nous débarquons dans une grande salle.

Tel un dôme formé dans la roche, une voute s’ouvre à nos regards. Mais si seulement ce n’était que ça… Des émergences cristallines tapissent les murs, les stalagmites et même jaillissent du sol par endroit. Pour couronner le tout, une faible lumière parvient jusqu’à nous, en passant par les quelques endroits translucides qui ornent le plafond. « Whaou…
- J’en perds mes mots, ajoute Tifa.
- J’allais le dire…
- Tss, ‘pas possible Phobias. Tu parles déjà trop peu ! me rétorque Lana.
- Bon, bah, je ne sais pas moi, hésite-je. Cet endroit est magnifique, ça te va ?
- Tout de suite, l’autre… répond-t-elle.
- J’en aurais presque envie d’y toucher, lui concède.
- Tant que je trouve de quoi faire, j’n’vois pas pourquoi je t’en interdirais ! m’avoue Lana. Je suppose que c’est aussi votre intention, maître ?
- Seigneure Tifa ?
- Euh, pardon. Une absence, nous précise-t-elle.
- Vous perdiez vraiment les mots de la bouche ! complète Lana.
- Non, rien à voir, mais bon... Alors ? Tu penses trouver ton bonheur ? change de sujet Tifa.
- Y’en a tellement que je me sentirais mal à l’aise, d’être la seule à piller cet endroit, lui dis Lana.
- Je ne vais pas me gêner, alors ! ajoute-je.
- Priorité à Lana. Mais après, quartier libre. Que la chasse soit bonne ! » Nous nous dispersons, à la recherche d’éventuels cristaux. Comme tout sith qui se respecte le sait, il n’existe pas de cristaux naturellement rouges. Les cristaux rouges sont issus de modification sur un cristal existant. Bref, un sith se doit de le façonner lui-même. La grotte semble pleine de gisement translucide, plus ou moins purs, et quelques-uns colorés. Bleus pour la plupart, et vert pour le reste, au premier coup d’œil. « Y a-t-il un rapport entre la couleur et la rareté des cristaux, maître Tifa ?
- Oui, plus ou moins. Ce qu’il faut savoir, c’est qu’il n’existe pas un cristal bleu, ou un cristal vert. Chaque cristal fait sa propre lumière. Si on pouvait les comparer avec un regard particulièrement affuté –du genre, hors de portée des humains– on constaterait des différences dans le moindre sabre. Mais pour faire général, en classifiant dans les grandes couleurs, il faut admettre que le bleu est le plus présent. On raconte que le premier cristal vert était vu comme une bénédiction, et fut donné au plus sage des jedi –enfin, c’est ce qu’on apprend à l’académie. Je n’ai consulté aucune archive pouvant certifier ces légendes– pour qu’il les guide. Par la suite des cristaux jaunes, déjà bien rares, sont entrés dans le marché des cristaux, la plupart n’étant pas utilisé pour des sabres lasers.
- Et les cristaux violets ?
- Oùla… c’est méga-rare, à la base ! m’avoue Tifa. Pour être exacte, il y aurait deux cristaux violets, les modifiés et les originaux. Les premiers sont issus de la manufacture de cristaux, à partir de cristaux bleus. Les seconds, sont trouvés à l’état naturels –comme celui que je tiens, là– mais sont d’une rareté sans précédent.
- Vous avez un cristal violet ?!
- Non… c’est juste que celui que je viens de trouver est naturel. Sans couleur, il peut cependant intensifier la lame.
- Et argenté ?
- Les couleurs métalliques, argentés, dorés, ou encore bronze, sont des cas particuliers des cristaux jaune, orange et blanc. Voire cyan, plutôt.
- Des dérivés ?
- D’une certaine façon. Les cristaux naturels n’émettant jamais la même lumière, certaines déviances sont plus marquées, comme c’est le cas avec des cristaux cyans, particulièrement puissants, et des cristaux bronze, doré et argenté.
- Et blanc ?
- Ceux de Kiràly sont les premiers que je vois. Il doit s’agir d’un cristal argenté dérivé, encore une fois.
- Ce qui en ferait une déviation du cyan, et du bleu à l’origine ?
- En gros. De même, on parle de certains cristaux viridiens, qui sont une dérivation du vert.
- Vous avez déjà vu des cristaux noirs ?
- Et bien… par définition, une lumière ne peut être noire, donc, je te dirais non. Mais, il doit bien exister un moyen d’avoir une lame qui s’y ressemble le plus. Pourquoi, tu en as vu, toi ?
- Juste une histoire, d’un cristal dangereux ne serait-ce que de vue, tel sa puissance serait grande. Le même effet qu’une lumière trop intense, mais dans le sens contraire.
- Je vois qu’on invente des belles légendes, chez les Orrodia…
- Difficile de les vérifier quand on a quatre ans. » Alors que nos recherches n’avance qu’à petits pas –c’est à dire trois cristaux potentiellement intéressant dans les mains de Tifa, et aucun pour moi– Lana s’écrie de joie vers l’autre bout de la grotte. Nous la rejoignons et découvrons son butin : « Ils ne sont pas beaux ?
- Bah… euh… personnellement, y’a pas un seul qui m’a intéressé, donc…
- Non, ils ne le sont pas, l’infirme Tifa. Si tu veux un sabre du tonnerre, il faut que tu trouves des cristaux puissants, des vrais !
- Rôôôôh… regardez celui-là ! Il a l’air cool, au moins, non ?
- Mmmh… j’aime bien sa forme. Bleu bien foncé. Son reflet est intrigant. Je suis bien d’accord avec toi, lui avoue-je.
- Dis-toi que tu dois en trouver des similaires, ma p’tite, lui averti Tifa.
- Ça va être galère…
- C’est pas donné à tout l’monde d’avoir un sabre génial… » Sur ces paroles de Tifa, nous retournons cette dernière et moi, discuter vers le fond de la grotte.

Alors que mes doigts touchent quelque chose à la forme intéressante, j’interroge mon maître : « Vous avez eu un rêve, n’est-ce pas ?
- Plein, comme tout le monde.
- Je veux dire, lors de l’inconscience suite à notre défaite face à Kiràly.
- Euh… pourquoi ?
- Ce rêve-là semblait plus vrai que les autres, non ?
- Si tu veux me faire croire à un rêve prémonitoire, sache que même toi, c’était après plusieurs jours.
- Non, pas la première défaite. La seconde. Vous avez vu quelque chose que vous pensiez ne jamais voir ?
- Bonne question. Oui. Je n’avais jamais vu un truc pareil, mais…
- Vous avez parlé à Luraë ?
- Qui ça ?
- J’en conclu que non… vous avez vu quoi précisément ?
- Un genre de situation, plutôt embêtante. Je me souviens que Kiràly était de notre côté, et qu’on affrontait des jedi. Neufs, pour être exact.
- Les autres des Mains de Force ?
- Non, d’autres. Mais rien qu’être à côté de Kiràly, c’est…
- Génial !
- Enrageant au plus haut point !
- Pardon.
- Pas grave. En même temps, s’il rejoint la cause de l’Empire, la République est dans la merde.
- Vous pensez que Lana a vu quelque chose ?
- Un autre rêve, elle aussi ? Pourquoi pas… Je suppose que c’est aussi ton cas, alors ?
- Disons qu’il était si particulier… c’est pourquoi je dois me séparer de vous temporairement, en fait. J’ai des choses à vérifier –et des conneries à réparer– si vous voyez ce que je peux sous-entendre. Oh ! » Je sors ma main des débris, et amène à la lumière une pierre translucide d’une grande pureté, dont les formes rappellent inexplicablement l’harmonie. « Puissant, y’a pas à dire. Le genre de cristal qu’il faut pour Lana, commente Tifa.
- Beuh… je pensais le prendre pour moi.
- ‘faut voir avec l’intéressée. »


Après un long périple où Tifa a ramassé un total de quinze cristaux –dont une dizaine minimum qui seront revendus– alors que je n’en ai que deux, Lana s’amène avec le nombre hallucinant de quarante-trois gemmes. « Bah ? Où est le problème » nous rétorque-t-elle. J’en vois pas, mais bon. Je conserve les deux miens dans ma sacoche, de même que Tifa, qui compte en vendre pour les plus faibles, et après examination de son nouveau sabre. Nous assistons alors à la nouvelle que nous annonce Lana : « Je veux les fusionner.
- Quoi ?
- T’as pas froid aux yeux, ma grande, commente Tifa.
- Bah, si on prend tous ces cristaux, ils ont chacun un truc de bien, et le reste est moyen. Si j’arrive à en tirer le meilleur de chacun, en les unissant, et bien… ça fera un truc du tonnerre ! nous assure-t-elle.
- Si tu le dis. J’veux bien t’aider, mais je ne garanti rien, moi ! proteste-je.
- As-tu la moindre idée de la façon dont tu vas t’y prendre ? s’intéresse Tifa.
- Vous avez des sabres lasers ? On va les faire fondre avec cette chaleur. J’utiliserais la Force pour le façonner, et une fois le tout bien concentré, je sortirai un cristal Made By Lana ! C’est pas la classe ?
- Et bien… en cuisine ! » ordonne notre maître. Nous sortons donc de la grotte, pour rejoindre le Fureur.



Alors que Lana pose des questions à tout va à son maître, Tifa se tâche d’apporter les quelques réponses, et paradoxalement, de suivre les indications de son apprenti –après tout, un sabre, c’est bien quelque chose de personnel– alors que je passe mon temps à vaquer aux ordres des filles. Je récupère du rab de cortose, à la demande de Lana, et à l’aide de mon sabre blanc, je le modèle dans le but de faire un récipient résistant à la chaleur des autres sabres. Grâce à la Force, Lana et moi lui donnons la forme voulue, et le réceptacle est prêt. Par la suite, Lana s’entoure d’un anneau stellaire de roche, composé des cristaux qu’elle a récupérés. Tifa allume alors son sabre, et le plante dans la marmite, la chauffant immédiatement, sans pour autant la faire fondre. De même, je couple cet acte de mon sabre rouge, pour intensifier la fusion. Notre guerrière plonge donc un de ses cristaux à l’intérieur des faisceaux rouges. La pierre s’illumine, et, au milieu des étincelles, se liquéfie. Lana y envoie par la Force un second caillou, et le liquide qu’il forme s’unit avec le premier.

Prenant deux gemmes dans les doigts, elle les rapproche ensuite, sous la chaleur du sabre de Tifa, pour ensuite les manipuler, et créer un ruban de lave entre les deux roches. Avec ce ruban lavique, et attrape environ cinq cristaux qui passaient par là autour d’elle, et elle les repli les uns vers les autres. Grâce à la Force, elle enchaîne les formes diverses et variées avec la mixture, rajoutant de temps en temps un cristal pour raviver la couleur.

Conservant cet amas au-dessus de la jatte de cortose, elle s’en prend à la mixture liquide qui y gît, en y mixant d’autres pierres récoltées. Sans jamais les toucher, elle touille les grumeaux pour tenter d’obtenir une pâte homogène. Telle la lueur qui se reflète dans ses yeux, Lana éclaire son objectif au fur et à mesure de la conception. D’une montée conique, elle fait se rejoindre le liquide cristallin avec l’amas chaotique de gemmes qui lévite au-dessus. Tifa et moi redressons nos sabres laser pour augmenter la chaleur du mélange à présent en hauteur.

Lana y lance enfin toutes ses trouvailles, créant un agrégat indescriptible de pierres et de liquide en fusion. Des bulles explosent à la surface de la sphère, tel un soleil bouillant, mais rien ne semble déconcentrer Lana. La passion illuminant son regard, elle guide la réaction chimique telle une déesse guide son peuple. Elle saisi par la Force son mélange, et commence à le torturer, le retourner, le compresser, le faire passer dans le moule de cortose, le lisser… bref tout un tas d’étapes aux effets visuels forts attrayant. Nous tentons de conserver nos sabres dans la même position, et Lana fait passer sa mixture là où elle le désire, pour créer ce dont son esprit s’est bâti : un cristal bien personnel.

Elle commence enfin à se débarrasser des fragments inutiles : telles des vagues de flammes, Lana évide sa sphère avec une houle de Force à la surface de son projet. Puis elle laisse tomber les rebuts dans le moule de cortose, avant de reprendre les tiraillements sur la structure principale. Elle me demande d’allumer mon nouveau sabre laser, et de le planter dans la boule de pierre en fusion. Je m’exécute, et commence à inonder de chaleur sa construction. Des débris chutent dans le bol, et Lana accroît la vitesse de ses manipulations sur les cristaux. Les mouvements deviennent de plus en plus intenses, son regard de plus en plus déterminé, et sa sphère de plus en plus concentrée. À grandes vagues de Force, Lana taille l’amas et sélectionne le meilleur, le cœur, pour finir avec un fragment lumineux de la taille d’un poing fermé. Nous retirons nos lames de lumière sous ordre de Dark Lana, pour la laisser aiguiser son produit à elle seule. En rassemblant ses mains, elle extrait une petite pierre dont une intense lueur chaude jaillit. Oubliant le reste, elle se focalise sur son trésor : un cristal taillé sur mesure pour rentrer dans son sabre. Tifa l’interrompt alors : « C’est le moment de faire de ce cristal, le tiens !
- Quoi ?
- Insères-y ton âme ! Fais-lui ressentir qui tu es ! Et il te protègera toujours par la suite, lui explique Tifa.
- Je vais essayer ! » Elle agit alors comme un demeuré : elle saisit son produit à mains nues ! Mais alors que j’aurais cru la voir se brûler, elle s’immunise de la chaleur par une membrane de Force, et malaxe sa gemme dans ses mains. Puis, Lana se tourne vers son sabre laser, et l’assemble devant nous, en complétant par son tout nouveau cristal, qui a pris le temps de refroidir entretemps. Vient alors l’instant de vérité : elle allume son arme, qui illumine le Fureur de sa bordure rouge sang, et le lance sur mon sabre blanc. Le résultat est clair : il ne bronche pas. Conclusion : Lana est ravie au plus haut point, et nous remercie du plus profond de… euh, ça ne le fait p’t’être pas, donc je vais me taire…


Alors que nous commençons à ranger le petit bazar qui s’amoncèle dans le Fureur, Lana reçoit une communication sur son holotransmetteur. Ou presque : « Mais… si c’est pas mon holotransmetteur, qu’est-ce qui a pu faire ce bruit ?!
- J’en sais rien, mais moi, il ne fait pas ce bruit-là, se défend Tifa.
- De toute façon, personne ne m’appelle. Donc ça ne peut pas être moi, proteste-je.
- Hé, attendez ! C’est pas mon communicateur… c’est le collier !!! réalise soudain Lana lorsqu’elle le sort de sa poche.
- Je croyais t’avoir dit de le détruire ! lui reproche Tifa.
- ‘Pas envie !
- C’est pas la question ! les interromps-je. Il sert à quoi, ce truc ?
- Bah… normalement, il y a deux têtes dessus, et des coordonnées. Là, j’ai un autre bip, qui…
- Te dit d’aller de faire foutre ! la coupe Tifa. Brise-moi ça !
- Non… de venir, la corrige-t-elle. Pas loin, en plus. Vers l’ancienne académie jedi.
- Mmmh… quand ?
- La seule réponse que j’ai, c’est bip, alors…
- Ça veut dire maintenant » précise Tifa, dans un sourire machiavélique.


Alors que Lana contemple son nouveau sabre, j’incère dans mes deux manches les cristaux qui me semblant intéressant, pour booster ceux qui y sont déjà présent. Tifa, elle, examine ceux de son nouveau sabre, et constate que seuls deux ramassés peuvent véritablement faire office de soutien aux cristaux originaux. Elle vendra donc les treize autres, qui n’ont que peu de valeur, pour des sith expérimentés tels que nous. Enfin prêt, les adeptes de la Force entière que nous sommes avons enfin l’artillerie lourde des combats. Et en plus, Lana a quelque chose à faire…

Fin du chapitre 4

_________________
Il y a émotion, mais je suis sans regret.
Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
Il y a victoire, mais ma passion est utilisée et contrôlée.
Il y aura des morts, car je maîtrise l'art de la Force de tous côtés.




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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Ven 21 Oct 2011 - 16:10

Chapitre 5 : Le Lien



La nuit est tombée sur Dantooïne. L’appel qu’a reçu Lana lui indique une position proche des ruines à l’Ouest. Nous nous dirigeons furtivement en dehors du vaisseau de classe Fureur. D’un pas rapide et élancé, nous atteignons des murs en débris, vieilli par le temps. Les franchir à grands coups de sabre n’est d’aucune difficulté.
Nous pénétrons dans les vestiges jedi, dans une immense bibliothèque. « Les filles, c’est là que je vous quitte.
- Quoi ? Mais je croyais que tu partais demain !
- C’est plus compliqué que cela, maître Tifa. Et puis, qu’est-ce qu’il va se passer, hein ? Tu crains quelque chose ?
- C’est juste que… ça va faire vide, sans toi, m’avoue Lana.
- Vide ? Alors que je parle le moins ? Alors que je suis un jedi planqué ?
- Quoi ? Mais non !
- Tu restes dans le coin ? me demande Tifa.
- Je ne sais pas. On peut rester en connexion via le communicateur, jusqu’à un certain moment –je ne sais pas quand– où je vous préviendrais de mon inaccessibilité.
- Compris. » Je regarde alors Lana et Tifa partir sans moi. J’attends bien dix minutes le silence, pour me tourner vers un rayon d’holocrons.



Un coin tranquille hors de vue, et je m’installe. Commençant ma méditation, je ressens immédiatement un grand trouble. Merde, on n’est pas seuls. Des vaisseaux jedi ce sont posés pendant que nous aidions Lana à former son cristal de sabre laser. Et quelques autres d’autres factions un peu partout. Bref, ça va se castagner dans peu de temps. Dans le tas, je repère sans problème la présence d’autres adeptes de la Force, à commencer par la maître Jedi Kala Riyannu. Enfin… Vous êtes là. Et ? Oh ? Vous cherchez un vaisseau pour partir… au Lien ?! Merde. Celle-là, tu ne l’auras pas volée. Je t’aurais coûte que coûte ! Mais avant de courir, pour rattraper mon ambition, j’essaie d’isoler les informations que je perçois, et me concentre sur Lana et Tifa, pour savoir où elles sont.

Ayant parcouru un certain trajet, elles atteignent diverses salles, assez grandes, toutes dans l’obscurité. « Mais pourquoi ce truc te donnerait un signal, hein ?! Avoue que ça pue le piège !
- Mais maître ! Il ne le faisait pas avant, et on ne va pas tomber dans un piège aussi banal, quand même !
- C’est ce qu’on est en train de faire, lui rétorque Tifa.
- Pfff… admettez que c’est étrange.
- De quoi ?
- Que Kiràly m’ait donné ça.
- Par moments, il ne faut pas se poser de questions : les jedi sont des abrutis, c’est pour ça qu’ils sont jedi. S’ils étaient intelligents, ils seraient devenus des sith, lui explique Tifa.
- C’est rassurant… donc on s’est fait poutrés, à trois contre un, qui plus est, est un idiot.
- Je te rappelle qu’il a fondé une organisation pour tuer d’autres jedi, nommée les Mains de Force. Et ça… soit c’est con, soit c’est digne d’un sith.
- Ah oui… j’avais oublié ce point-là, se rappelle Lana. Ce qui nous fait une raison de plus de croire en lui ! Et donc de suivre où ce pendentif essaye de nous menez !
- Tu sais pourtant qu’on ne peut faire confiance à personne, Lana…
- J’ai confiance en vous et en Phobias !
- Oui, mais nous sommes un cas particulier, s’explique Tifa. Rôôôh, et puis merde, on y va, à ton truc. J’m’en fiche de ce qui peut se passer.
- Vous avez changé d’avis ?
- De degré de curiosité, précise Dark Tifa.
- Bon, bah de toute façon, on s’y dirigeait. » Elles ouvrent une vaste porte de sas, pour arriver dans une immense salle.


Vide de lumière, la pièce se rempli petit à petit de la lueur sortant du passage ouvert par les filles. « On est où, là ?
- Dans l’académie jedi. Bien perdues, d’ailleurs » lui répond Tifa. Elles avancent doucement pour atteindre l’éventuel centre de la salle. Leurs pas résonnent dans la salle, et leur solitude est troublée à un moment parfaitement inattendu. Tout est soudainement plongé dans le noir. « Merde » proteste Tifa. Mais il n’y a qu’un petit bruit de pas un peu plus loin.

Des néons entourant l’immense dôme s’illuminent, et éclairent la salle d’une faible lueur. Au sol se trace un grand disque, dans lequel les filles viennent de s’arrêter. À l’autre limite se tient une jeune femme aux cheveux roses, dans une tenue simple mais élégante. « Kiràly avait raison… marmonne-t-elle.
- C’est qui celle-là ? s’interroge Lana.
- J’en sais rien, mais le piège, c’est pour tout de suite » lui chuchote Tifa en s’écartant. À peine un mètre plus loin, Tifa sens la Force qui tente de l’empêcher de partir. Depuis ma méditation, je ressens les jurons qu’elle cracherait. Mais maître Tifa se retient, avant de se retourner.

Lana, curieuse, et loin d’être impressionnée, monte le ton et clame à son interlocutrice : « T’es qui, toi ?! » La jeune femme s’avance alors. Calmement. Elle se tient bien droite, déterminée, et fixe Lana de tout son corps. Et sa parole semble emplies de vérité.


« Léana… Je suis Ariana, ta sœur ! »




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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Dim 23 Oct 2011 - 22:46

Sa voix résonne encore dans l’immense salle. Tentant de se remettre de ces émotions, Tifa lui répond tout en gueulant : « À d’autre, tu la fais, okay ? Nous, ça prend pas !
- Les deux filles sur le pendentif, marmonne Lana.
- Vous êtes la sith Dark Tifa ? Kiràly m’avait prévenu que vous serez sans doute la plus grosse barrière à traverser.
- Oh ? Quelle magnifique métaphore pour me dire que vous tenez à vous battre contre moi ! commente-t-elle pleine d’ironie.
- Pas spécialement, mais une telle réaction ne m’étonne guère, venant de la part de la fautive, s’explique Ariana.
- Comment ça ? s’intéresse Lana, toujours dans la surprise générale.
- Tu es une jedi, Léana ! l’informe Ariana en montant le ton. Certains d’entre eux t’ont sûrement reconnue, avant de se rendre compte que tu n’étais plus la jedi qu’ils ont connue !
- Léana est une sith ! Son nom est dorénavant Dark Lana, c’est clair ?! lui hurle Tifa. T’as fini d’essayer de la manipuler ?!!
- S’il y a une manipulatrice ici… c’est toi ! » La dernière syllabe chante pendant bien dix secondes, avant que Lana ne réagisse : « Tifa… c’est quoi cette histoire ?
- Tu vas me faire le plaisir de tuer cette menteuse, d’accord ?
- Quoi ? Mais… ! Non… Tifa, explique-moi !
- Tu me déçois beaucoup, Lana ! » En disant cela, Dark Tifa l’éloigne légèrement avec la Force, et s’avance en fixant Ariana. Des éclairs jaillissent de ses mains, et la sith les faits passer de l’une à l’autre, en augmentant l’intensité à mesure que le ton de sa parole devient sévère : « Je pense qu’il y a une fille de trop ici. Et c’est toi ! Tu vas comprendre, fillette, ce que c’est de provoquer la colère d’une sith ! » D’un geste de la main, Tifa projette son énergie en direction de la sœur de Lana. D’un bond fulgurant, elle esquive l’assaut, avant de dégainer son sabre laser d’un ton vert jungle. « Oh ? Une jedi, en plus ! J’adore les bonnes surprises !!! » Dark Tifa sort alors son arme, et fond sur son adversaire. Le choc semble bien violent, quand la jedi, d’un geste de la paume, fait s’envoler en arrière la sith, qui se rattrape sans difficulté. « Tu préfères la Force, toi aussi ? Alors mange ! » Un torrent d’éclairs décolle des bras de Tifa pour atteindre Ariana. Elle se positionne de façon à intercepter l’électricité avec son sabre, mais elle sent bien qu’elle n’y arrive pas. Finalement, elle lâche et recule de deux mètres par le choc. Tifa en profite pour asséner une nouvelle série de foudre, histoire de la laisser au sol, d’écarter le sabre et d’avoir le temps de se jeter sur elle. Son ennemie étant en mauvaise posture, Tifa bondit par la Force, sabre rouge en avant, pour empaler Ariana.

Un choc d’une intensité effroyable l’interrompt dans sa course, et la projette en arrière, contre le mur de la salle à trente mètres de distance. Lana crie de surprise, avant de remarquer l’apparition d’une autre personne : « Assure-toi que tes ennemis n’ont pas d’ange gardien avant de les tuer. » Kiràly ! Mais qu’est-ce qu’il fout là ?!!! Ariana se relève avec difficulté avant de rejoindre le jedi. « Votre coup de pied est toujours aussi salvateur, maître !
- Toi, tu as croisé Luraë, pour t’être remise à m’appeler ainsi.
- Euh… Kiràly ? Mais…
- Ne t’inquiète pas, Léana, ou Lana, comme tu veux. Je ne tuerais personne ici présent.
- C’est ça, fiche-toi de notre gueule ! Tu ne veux pas tuer des sith, mais alors, quand ce sont des jedis, tu ne te prives pas ! lui rétorque Tifa en arrivant.
- Désolé d’avoir été si violent, mais c’était le seul moyen de vous arrêter à temps, s’excuse Kiràly. Mais je n’ai pas plus l’intention de tuer des jedi que des sith.
- Laisse tomber Kiràly, on a vu l’holocron sur la fondation des Mains de Force, l’averti Tifa. Ça ne prendra pas. Ariana, c’est d’ailleurs le genre de gars que vous devriez éviter, si vous tenez à la vie.
- Quoi ? Un type qui débarque depuis l’autre bout de la galaxie pour me sauver, je devrais le craindre ? Cette fois-ci, c’est toi qui veux nous faire gober n’importe quoi ! lui renvoie Ariana en souriant.
- De l’autre bout de la galaxie ? interroge Lana, entre les deux camps.
- Kiràly, t'as fait une connerie en venant ici ! Un sabre en moins, et moi, encore plus puissante qu'à l'époque. Cette fois-ci, je ne te laisserais pas la vie sauve !!!!
- Toujours la guerre... jamais vous ne vous arrêterez pour parler ? lui réponds dans un soupir Kiràly.
- Parlez de quoi ? Vous êtes des jedi, et nous, des sith ! La seule chose qui peut y avoir entre nous, c'est la bataille ! clame Tifa. Deux maîtres, deux apprentis, si j'ai bien compris... Lana, il est temps de leur montrer de quel bois on se chauffe ! Je me charge de Kiràly !
- D'accord ! répond Lana dans un premier temps. Mais ! Ariana ?
- Je ne suis pas venue jusqu'ici pour te perdre à nouveau, lui dit cette dernière.
- À nouveau ?
- Lana, ne les écoute pas ! Tu as bien vu les enregistrement des holocrons ! Tu sais de quelles tromperies les jedis sont capables ! lui rappelle Dark Tifa.
- Très bonne idée, la complimente Kiràly. Je vais vous faire le plaisir de vous montrer l'holocron qui était en la possession de maître Kala Ryannu.
- Hein ? C'est une blague ? " ajoute la seigneure sith, surprise. Sabres Blancs lui lance alors un holocron pyramidal, qu'elle attrape sans difficulté. Après un temps de réflexion, elle sort la clé du néant, et ouvre l'artefact.



Une salle d'entraînement que Tifa reconnaît immédiatement. Une statue impériale indiquant que les deux individus au centre de la pièce sont en territoire sith. Une structure décorative que Tifa comme Lana cotoyent chaque jour : celle de l'académie de Korriban.

Au centre se tient deux femmes. La première a le teint pâle, les cheveux bruns, l'autre, un teint glabre, et des cheveux d'obscurité. Cette dernière, sabre rouge à la main, foudroie la jedi à plusieurs reprise, dans un combat intense. La statue, au bout de quelques minutes d'assaut répétés, cède et s'effondre. Puis vient au tour de la jedi de se courber devant la puissance de la sith. Les éclairs de cette dernière sont d'une puissance indomptable, et mette à terre la jedi.

S'approche alors un homme calme, en tenue sith, qui demande : "Elle est encore vivante ?
- Oui, elle est en stase " lui précise la victorieuse. Et après un sourire machiavélique, elle rajoute : " Nous allons lui effacer sa mémoire, et la prendre comme alliée..." L'homme ramasse le corps inerte de la pauvre jedi, et l'amène hors de portée de l'enregistrement.

On change de salle, pour arriver dans une pièce de torture. Sur la table d'opération gît la jedi. Celle qui l'a défaite prononce des paroles inintelligibles, sauf pour la locutrice, puis ajoute en basic :

" Tu es une site nommée Léana.
Tu es une novice au service de Dark Tifa et Dark Phenhor.
Tu as une haine démesurée envers les jedis qui ont tué ta famille.
Tu seras entraînée à l'académie sith pour devenir une vraie sith.
"

La jedi se relève alors, et, d'un ton soumis au plus haut point, répond :

" Oui... maître ! "



L'hologramme s'éteind alors devant les regards de Tifa et Lana, qui se sont reconnues toutes les deux. Lana, en proie au doute le plus complet, tourne lentement sa tête vers son maître : " Tifa... ?
- Kiràly, tu as osé... ! crache Tifa en direction du jedi.
- C'est... vrai ? reprend en larmes Lana.
- Oui. Ces enregistrements doivent rester secrets, aux yeux des sith, de craindre que la vérité face s'effondrer nombre d'entre eux, l'informe Kiràly.
- Jamais tu n'aurais rejoint le côté obscur, sans qu'on t'y force, ajoute Ariana.
- Vous allez vous taire, oui ???!!! " gueule Tifa. Mais elle a perdu toute sa crédibilité, à présent.

Fusillant du regard les deux jedi, elle se tourne enfin vers Lana, qui, les yeux inondés, comprend la trahison. En hochant la tête, elle recule, devant le visage impuissant de son maître, pour finir par courir en direction d'une sortie. Tifa crie son nom, mais rien n'arrête la détresse de celle qui vient de perdre toutes les confiances.



D'un sursaut de survie élémentaire, je bondis au plafond, cessant ma méditation, avant de me retourner en me rattrapant, sur mes gardes. En face de moi se tient une jedi, qui vient de rater une exécution en bonne et due forme. Une seconde plus tard, et ma tête aurait été tranchée par les deux lames roses qu'elle arbore. Je reconnaît alors la maître jedi Kala, qui m'avait projeté hors du vaisseau sur Dromund Kaas. D'une expression digne d'un génie du mal, elle m'avoue :

" Je savais bien qu'en venant ici, je trouverais un sith à tuer !!! "



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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Lun 24 Oct 2011 - 16:11

Je dégaine immédiatement mes deux sabres, rouge et blanc, et fait face aux deux sabres roses de Kala. " Hein ? Un sabre blanc ?! Voilà maintenant que tu fais honte aux jedi !
- Si vous saviez... je suppose que vous m'avez reconnue, mademoiselle Kala ? lui rétorque-je.
- Tu es l'incapable qui était sur Korriban. Celui que j'ai projeté au sol... comme ceci ! " et elle emploie ses vagues de Force en espérant me faire trébucher. Mais cette fois-ci, ça ne prend pas. D'un bond, je me déplace hors de portée du trait de vent qu'elle m'envoie.

"Mmmh, je vois qu'on apprend de ses erreurs, commente-t-elle d'un regard hautain.
- Ne vous inquiétez pas, ma victoire sur Ascléyos m'a beaucoup appris.
- Ta... victoire ?!
- Oui : Ascléyos est mort de ma main, lui délivre-je. Si, comme lui, vous ne pensez qu'à me prendre de haut, je vous tuerais comme lui.
- Mensonge ! Ascléyos était puissant dans la Force ! Alors que toi... tu n'est qu'une merde !! me crache-t-elle.
- Vous commencez déjà à me sous-estimer. Faut-il que je comprenne par là que vous ne tenez plus à la vie ?
- Je ne te sous-estime pas : je te considère, toi quoi comme les autres sith, à leur juste valeur : c'est-à-dire rien du tout ! " Là, c'est trop pour moi. Je m'élance droit face à elle, sabres en croix, avant de la percuter. Mais cette fichue jedi tient le coup. " Tu espérais vraiment me battre à ce petit jeu là ? On la fait à d'autres, mais pas à moi !
- Comme qui, par exemple ? Lévél Bebud ? Il est mort pitoyablement, lui aussi !
- Arrête avec tes mensonges, sith ! Il était invincible !
- Lana l'a défait seule. Il était limite plus simple qu'Ascléyos à faire tomber.
- Tss... Léana était une puissante maître jedi. Cela ne m'étonne guère. Ce qui me surprend plus, c'est toi !
- Héhé... je suis plein de surprises ! " D'une acrobatie, j'esquive le coup qu'elle vient de me porter, avant de me poser à haute distance. Je regarde ensuite la salle dans laquelle je me trouve. Et surtout, les éclairages. Ils sont peu nombreux. Très peu nombreux. J'éteind alors mes sabres, et d'un geste de la main, augmente la combustion des lampes, faisant griller leur filament, et plongeant la bibliothèque dans le noir.


Kala semble fort destabilisée, et conserve ses deux sabres allumés. 'pas maline, à ce que je vois. C'est le meilleur moyen de se faire repérer. Tant pis pour toi ! J'use de la Force pour atténuer les sons émanant de moi, ainsi qu'assombrir les environs de mon corps. Ainsi, même à proximité d'elle, je demeurerai invisible. Elle avance sans savoir où aller. Je bondis à cinq mètres d'elle environ. Sans un son, je me rapproche d'elle. Quand enfin, elle me tourne le dos, j'allume mes sabres, qui la transpercent inéluctablement. L'image se dissipe et je me retrouve seul. Un leurre ! " Raté, boulet ! " me crie-t-elle en bondissant vers moi. Je me retourne, et dans mon élan, lui projette mon pied en pleine face. Ce prenant le coup sans comprendre, elle dérive sur la gauche avant de s'étaler au sol. Je m'élance pour l'empaler au sol, mais elle roule et fait tomber une poutre d'acier là où je frappe à présent. " Tsss... Ordure !, Je t'aurais ! me crie-t-elle.
- En même temps, vous l'avez cherché ! " Je la vois en plein envol dans ma direction. Je réalise la différence qu'il y a eu avec Kiràly. Elle est lente. Très lente. Par rapport à lui. J'en profite pour jouer à son jeu. Je lève mon bras, et l'envoie en arrière. Et ça fonctionne. Incapable d'arrêter mon attaque de Force, elle tombe en arrière, avant de se rattraper sur un rayon de la bibliothèque.


Elle me regarde alors d'un oeil empli de haine, avant de m'hurler : " Quoi qu'il arrive, tu mourras ici.
- Oh là là ! Qu'est-ce que j'ai peur !
- La bataille qui se déroule au dessus des nuages et en train de cesser, pour rejoindre le front au sol. Tu ne pourras rien face aux forces de la République !
- Des forces de la République ? Vous me faites rire ! j'ai bien vu qu'il ne restait que des vaisseaux impériaux... sauf un " lui dit-je en me rappelant de ce que j'ai vu. Le visage de mon adversaire montre bien que je l'ai eu en plein dans le mille : elle s'est fiée aux radars et à ce qu'elle voyait. Et donc, seul son vaisseau était républicain. " Et bien alors ? On a perdu sa langue ? Pourtant, elle était bien pendue !
- Connard !!!! " Elle bondit sur moi sabres en avant. Je saute sur ma droite pour la laisser atterrir au sol, avant d'enchaîner avec une attaque retournée. Kala se baisse pour esquiver, roule pour s'écarter, et se relève, face à moi. Je me positionne, les sabres en ciseaux, verticaux, tout en la fixant. " Vous ne me faites absolument pas peur. Et si vous m'en voulez à en mourir, je vous tuerais sans problème.
- Héhé... Dis-moi, pourquoi craindrais-je quelqu'un qui n'a même pas de nom ?
- Il vous faut un nom pour trembler d'horreur ? Et bien... je suis Phobias.
- Phobias... marmonne-t-elle, pleine de surprise. Phobias." Puis elle sourit, et je comprends sa joie : " Détruire le Lien serait si dommage, n'est-ce pas ?
- QUOI ?!!!! " J'écarte mes sabres, provoquant un frottement entre les lames d'énergie, et une trainée ardente apparaît, l'espace d'un instant. " Qu'avez-vous l'intention de faire ?
- Un jedi connaît de multiples moyen de tuer un sith. Rien ne m'empêche de laisser ces derniers te trahir, vu ce que tu leur as fait...
- Je vous interdis de... !
- De quoi ? me coupe-t-elle. Parce que tu crois vraiment que je vais t'obéir ?
- Si vous tenez à la vie, oui.
- Cette fois-ci, c'est toi qui me sous-estime.
- En attendant, c'est vous, qui, de crainte de perdre dans un combat contre moi, complote pour me tuer par derrière... comme le font les lâches !
- C'est ce qu'on va voir ! " Elle prend position, et s'élance à vive allure vers moi.

Quelle conne, voilà ce que c'est de répondre à la provocation. Ayant remarqué aisément qu'elle était vulnérable en plein vol, je l'arrête net, d'un bras, en lui écrasant la gorge. Elle s'immobilise en plein ciel, défiant la loi de la gravité. Le choc lui fait lâcher ses sabres, qui résonnent lorsqu'il percute le métal dont est fait le sol. Elle tente comme elle peut de respirer, mais rien n'y fait. Je l'étouffe à petit feu. " Voilà ce que c'est d'affronter un sith ! Avant de mourir, sachez une chose : il ne faut jamais estimer à tort son adversaire, de crainte que les surprises qu'il vous réservent signe votre arrêt de mort ! "

Alors que je sens la vie de Kala Riyannu s'enfuir, un bruit sourd se fait entendre au-dessus, suivi de l'explosion du plafond. Ne souhaitant pas mourir écraser, j'arrête ma mise à mort, et m'écarte en vitesse. Les poutres métalliques écrasent tout sur le passage, au point de creuser le sol, donnant accès aux 3 étages inférieurs. Putain ! Mais ça vient d'où ?! Je lève la tête et aperçoit le ciel à traver le toit : un vaisseau nous bombarde, et il n'est pas seul ! La bataille est apparemment descendue jusque dans l'atmosphère.

Je prends cinq seconde pour localiser via la Force Tifa et Lana. J'élarge rapidement mon champ de repérage. Arrivé jusqu'à Khoonda, j'écoute une discussion : " Et bien... ça n'a pas l'air d'aller, ma petite !
- Vous... vous êtes la pilote ? demande Lana.
- Oui. Je peux vous emmener quelque part ?
- Amenez-moi ici, pitié ! Je ne... ne veux plus, rester...
- Ne prend pas cette tête-là, la rassure Caeli. Je t'y amènerai, là-bas." Oh ? Alors voilà la fameuse destination qui était sur le pendentif... Rassuré d'avoir compris là où irait Lana, je me lève et part à la recherche de Tifa.


Au bout de dix minutes, mon communicateur sonne. C'est Tifa : " Maître !
- On est dans la merde !
- Je suis au courant... le lieu pullule de jedi. Je vous propose de partir d'ici au plus vite.
- Lana nous a quittés " m'informe-t-elle enfin. Mais je reste sans réponse. Finalement, je lui propose : " Elle a peut-être rejoint le Fureur. Après tout, c'est le seul moyen qu'elle a de quitter la planète, à moins qu'elle ne compte voler un autre vaisseau.
- J'espère surtout qu'elle ne va pas voler le nôtre ! me confie-t-elle.
- Raison de plus pour y aller en vitesse ! " Tifa aquiesce et nous éteignons nos holotransmetteurs. Je prends alors la direction de la surface, que j'attends de bonds en bonds, à travers les trous causés par les bombardements.

Le toit des ruines n'est pas la meilleure idée, finalement. Des dizaines de vaisseau courent en razmotte et manquent de faucher au passage. Je décide rapidement que passer par le sol est une meilleure idée. J'arrive alors dans la bibliothèque de tout à l'heure, et remarque que les étagères ont bougé. Quelqu'un est passé par ici. Ou plutôt, s'est relevé. Je vous aurais la prochaine fois, Kala Riyannu. Sur ce, je me rends à vive allure à l'extérieur des restes de l'académie jedi, pour débarquer dans les plaines.

Mince, on est à découvert complet, ici. Les vaisseaux canardent tout ce qui bouge, et je suis bien placé pour être la prochaine cible. Je prends le temps de m'effacer à la vue des autres, pour ensuite traverser à toutes jambes les collines qui me séparent de l'emplacement du vaisseau.

Au bout de cinq minutes à peine, je l'aperçois en vol, en train de canarder les quelques chasseurs qui s'en approcherait un peu trop. Il reste quasi-immobile à une bonne dizaine de mètre au dessus des herbes. J'essaye de me mettre en face du cockpit, et de faire signe à la pilote. J'aperçois Tifa qui fait baisser le Fureur, et ouvre la passerelle. Je bondis pour atteindre le rebord, me relève vite faite, et rejoint le sas. La porte se referme et Tifa s'envole.

J'arrive enfin dans la salle des commandes. " Te voilà ! Lana n'est pas là.
- Je m'en doutais, lui réponds-je honnêtement. Qu'est-ce qu'on fait, à présent ?
- J'en sais rien, Phobias... Mise à part sortir de ce bourbier.
- Commençons par sortir de l'atmosphère. " Elle accepte ma proposition, et nous amorçons la montée.


Là-haut dans le noir, le chaos spatial règne encore. Tifa s'exclame alors : " Il faut chercher un vaisseau esseulé !
- Vous tenez à votre idée, hein ?
- Comme ça, au moins, on a quelque chose à faire, m'avoue-t-elle.
- Hé ! Y'a pas un Fureur, tout en haut, qui reste immobile ? remarque-je.
- Si... en effet. Alors ça doit être un sith, qui a provoqué tout ceci.
- Et pas un qui est loyal à l'Empire. Sinon, il aurait juste aider ces derniers. Là, c'est juste le genre de gars qui ne pense vraiment qu'à sa poire !
- Tous les sith ne pensent qu'à leur poire, Phobias, me rappelle Tifa.
- Quoi ? Non, pas nous, n'est-ce pas ? " Je décèle sans problème la gène de mon maître. Voyant que je l'ai mise dans l'embarras, je prends l'initiative de l'en sortir : " Vous voulez faire quoi, pour ce sith ?
- FONCER DANS LE TAS !!! " Elle abaisse le levier, et le Fureur augmente considérablement sa vitesse. Puis, la pilote tire sans retenue contre le vaisseau immobile. Ce dernier remarque alors notre présence, et... se place face à nous ???!!!!! Il nous imite et se dirige droit vers nous, lasers sortis. À l'instant où les vaisseaux auraient dû se percuter, Tifa débraye et nous fait décaler, alors que l'autre continue tout droit, augmentant son accélération. " Mais il est malade ???!!!!
- Vous aussi, admettez-le...
- Mais moi je me suis écartée ! Lui, que dalle !!! Soit, il n'a pas peur de mourir, soit, il.... OH !
- Quoi donc ?
- Phobias ! Il faut suivre cet enfoiré ! Il doit connaître un moyen de survivre à une explosion de navette dans l'espace !
- Où est-il ? " Tifa fait un looping et cherche de vue le vaisseau pendant que je sonde le radar. " Raaaaah ! Il n'est plus là !
- Le radar a détecté une entrée dans l'hyperespace. À tous les coups, c'est lui, vu qu'on l'a délogé.
- Hé ! Regarde dehors ! " J'obéi à Tifa, et m'approche de la vitre. " Nous voyons des vaisseaux impériaux, maintenant ! Et y'a même des Gormaks !!!
- Et la République n'a pas disparu pour autant... ATTENTION !!! " Tifa abaisse les commandes assez tôt pour esquiver des traits républicains, avant de me dire : " 'faut se tirer d'ici !
- Vous avez une destination précise ?
- On a perdu l'autre enfoiré, donc, si on pouvait le suivre...
- On n'a hélas aucune coordonnée, l'averti-je. Il peut être parti vers n'importe où.
- Raaaah ! Malédiction ! Ce n'est vraiment pas mon jour...
- Passez-moi les commandes. Je sais où on va.
- Ah ? Euh... on va où ? me demande-t-elle en se levant.
- Là où je devais aller. "


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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Jeu 3 Nov 2011 - 23:23

Les trajets hyperspatiaux sont d'une longueur très variables, au point que parfois, on en souffre de ne pas être arrivé. Ce problème ne se poserait pas avec un tout autre moyen de locomotion, car, dans un vaisseau, tout est inerte dans le silence de l'infini spatial. Sans Lana, on sent bien qu'il manque un petit quelque chose qui mettait de l'ambiance.

Tifa a tenté plusieurs fois de me faire cracher le morceau, mais là, je ne peux pas lui dire où on va. Et puis, de toute façon, elle trouvera bien une fois sur place.
Conclusion : ma maître boude, cloîtrée dans sa chambre, sans doute à étudier des holocrons sur la Force. Même si ce n'est pas cela -elle s'amuse à brouiller les auras, et je n'arrive pas à l'espionner par la Force- elle semble particulièrement occupée. Tout comme moi. Les repas, que nous prenons ensemble, sont silencieux à souhait, et terminent très tôt.


Au bout du cinquième jour, pour le déjeuner, j'ose enfin lui demander : " Maître, vous avez l'air inquiète.
- Phobias... j'suis pas idiote, me rétorque-t-elle mais calmement. Je me doute bien que tu as vu ce qui s'est passé entre Lana et moi. Et donc tu dois savoir dans quelle merde je suis.
- Je vous ai en effet vues avec Ariana, puis Kiràly, mais lorsque Lana s'est sauvée, j'ai été attaqué par une jedi des mains de Force, Kala.
- Ah ? Tu as raté le meilleur, alors... Enfin, façon jedi de le dire, m'avoue-t-elle.
- D'ailleurs, comment ça s'est passé, avec Kiràly ?
- Oh, et bien... j'ai été amèrement surprise. Laisse-moi te raconter tout." Elle s'installe un peu mieux, écarte son couvert, et d'un ton prophétique, commence : " J'ai vu Lana partir, et j'ai voulu la poursuivre. C'est là qu'Ariana l'a appelée pour qu'elle la rejoigne, en vain. J'ai accéléré la cadence, et la voix de Kiràly m'a arrêtée net.
- Sa voix ? lui demande-je, étonné.
- Oui, il m'a juste dit "RESTE ICI TIFA". Mais c'était étrange, d'un côté, je sentais l'injonction, et de l'autre... comme si c'était la chose à faire. Son autorité m'a fait rebrousser chemin, et je me suis tourné vers lui. J'ai crié au scandale, de par sa faute, etc. Et alors il m'a parlé... mais j'y crois toujours pas !
- Comment ça ?
- Comme si on se connaissait, si on était amis, vachement simple, franc et convivial. Inutile de te dire que ça fait bizarre, venu d'un... jedi, dit-elle en insistant haineusement sur le dernier terme. Il m'a demandé à propos de l'holocron, ce que j'avais clamé avoir vu, quoi. Je lui ai parlé de l'holocron de Malgus, et là, de suite, il m'a coupé pour me dire :"Mais, je n'ai jamais croisé Dark Malgus !"
- Quoi ?!
- Et oui, j'étais la première surprise ! J'ai donc sorti l'holocron, et il m'a demandé de l'ouvrir. On a vu Dark Malgus, et de suite, il s'est mis sur la défensive, à clamer qu'il n'a jamais touché cet holocron. J'aurais bien voulu montrer à Ariana la suite, mais elle semblait avoir plus confiance en lui qu'en moi. Tsss, j'enrage encore !
- Quoi ?
- Non seulement il veut tuer des jedi, avec sa magouille, mais en plus, il ment et tout devant la preuve de sa connerie !
- Mais si c'était vrai ?
- Attends, c'est lui-même qui a donné les holocrons, et les jedis sont partis ensuite ! Donc il a vu cet holocron, forcément !!! Il le sait ! me rappelle Tifa.
- Attends, avec un message pareil de Malgus, y'a pas des chances qu'il ait été examiné plus tôt, non ?
- Si, pourquoi ? me demande-t-elle dans le vide.
- Où les ont-ils trouvés ? tente-je.
- C'est vrai que ces rayons d'archives sont censés être plein de trucs insignifiants. Alors que là, direct, avec Dark Malgus...
- Donc y' en effet un problème logique, là, lui fais-je souligner.
- Moui. Mais tu sais, s'ils n'ont pas même ouvert le début, ça devient logique.
- Et que s'est-il passé, alors ?
- Il m'a souhaité bon voyage.
- C'est une blague ?
- Non non ! Il m'a vraiment dit "Bon voyage, Tifa" et il s'est retourné avec Ariana pour partir.
- Gnééé ?! Et vous avez fait quoi ?
- Tu me connais, j'supporte pas vraiment ça, moi. Donc, j'ai lancé un barrage d'éclairs, qu'il a paré avec son sabre. Mais j'ai eu le temps de surprendre Ariana, qui en est tombé sur les fesses. Calmement, Kiràly s'est retourné pour me dire : "L'heure du combat n'a pas encore sonné." Inutile de te dire que j'ai crié l'inverse, surtout qu'il avait un sabre de moins... Mais il n'a pas répondu. Il a sorti le manche d'un autre sabre, et l'a levé vers le plafond. Je l'ai regardé, intriguée. Et j'aurais pas dû.
- Pourquoi ?
- Il a dû s'amuser à manipuler la lumière, ou autre. Bref, il l'a allumé -et je confirme : son deuxième sabre est blanc- et la lumière s'est intensifié... mais un truc de dingue ! J'ai été éblouie, comme pas possible, facilement pendant dix minutes. Et bien évidemment, ils se sont barrés.
- Il a manipulé la lumière ?
- Oui, Phobias... Cela t'intrigue-t-il ? me demande-t-elle sous un tout autre ton.
- Et bien, je pensais que la Force pouvait juste...
- Olà, j't'arrête de suite, mon cher, me coupe Tifa. La Force permet de faire vraiment n'importe quoi. Avec elle, tu peux toucher à tous les éléments, pour faire infléchir le monde sous ta volonté.
- Aha. C'est ce que vous faites avec les éclairs de Force ?
- Exactement. La foudre est une chose à la puissance inimaginable, de l'énergie destructrice à l'état brute ! Une concentration de brûlures, qui généralement met fin à la vie de mes adversaires. Si je mets assez de puissance, bien sûr.
- Et on peu manipuler quelque chose de moins puissant ?
- Je suppose que oui. Tu as des idées ?
- Et bien, durant le combat contre Kala, j'ai fait frotter mes deux sabres, provoquant une petite combustion d'air. Ça s'est arrêté dans la seconde, mais je me disais...
- Tu n'vises pas haut, tu sais ? Le feu... bon, oui, dans l'absolu, c'est puissant, parce que ça brûle et tout. Mais attends, si des milliers de sith ont appris à maîtriser la version la plus puissante de l'énergie -à savoir la foudre- pourquoi se rabattre sur du... feu ?
- Vous pensez...
- Tu.
- Tu... pourrais m'apprendre ?
- Bon, vas-y, montre moi." Nous nous levons pour aller dans la salle d'entraînement.

Une fois au milieu, je dégaine mes lames, et les frotte l'une contre l'autre. Encore une fois, des flammes légères apparaîssent. "Mmmh, je vois... est-ce que tu as senti leur présence, dans la Force ?
- Euh... pour être honnête : pas vraiment.
- Et bien, réessaye et focalise-toi dessus." Je m'exécute, et la flamme se présente. Mais rien. Je recommence, mais toujours rien. " Tu étais contre Kala, c'est ça ?
- Oui.
- Une salope, non ? ajoute-t-elle.
- Un peu, sur les bords, ouais.
- Est-ce qu'il y avait un peu de... haine, Phobias ?
- De sa part, carrément !
- Et pas de la tienne ?! s'inquiète Tifa.
- Ah ? Euh, si, pourquoi ?
- Et là, non, je suppose ?
- J'ai rien à haïr dans se vaisseau." Tifa s'apprête alors à me répondre, quand elle s'arrête net. Elle change totalement de posture, et je contemple le désarroi qui la prend, quand elle s'asseoit. Ah. Apparemment, le fait de ne pas être haïe lui fait... "du bien". Je m'approche d'elle, m'installe à côté d'elle. Sans rien dire, j'essaye de capter la moindre réaction. Au bout de dix minutes, elle me demande enfin : " Phobias... comment... qu'est-ce qu'on va faire, pour Lana ?
- Tu aurais préféré que personne ne voit cet enregistrement, mmh ?
- Et toi, le jedi camouflé, t'arrives même pas à me haïr, même après ça...
- Et tu veux que je fasse quoi ? Ce ne sont plus de mes oignons. Faire en sorte qu'elle reste avec nous, c'est la limite qui me concerne.
- Et donc, t'en a plus rien à battre, maintenant... " Je garde le silence. Tifa regarde alors vers le sol. Elle murmure enfin : " Je... je n'y arrive plus, Phobias.
- Pardon ?
- Je suis faible, m'explicite-t-elle. J'ai toujours réussi à cacher mes sentiments, à être forte, mais là... impossible. Je n'en peux plus...
- Ça passera, je vous le garantie, essaye-je.
- Mais oui, bien sûr ! me dit-elle sur un ton désespéré. On n'arrivera plus à rien. Et maintenant que je suis faible, je n'ai qu'à guetter que tu me trahisses.
- Jamais je ne ferais ça. Et vous le savez, souligne-je.
- Depuis quand un sith a-t-il besoin de faible ? demande-t-elle en songeant à elle-même.
- Sans vous, jamais je n'aurais survécu à toutes les épreuves qu'on a traversé. Oui, la confiance s'installe, et on s'entraide mutuellement. Si on s'y était mis chacun de notre côté, aurions-nous tenus aussi longtemps face à Kiràly ?
- Même à trois, main dans la main, on a eu droit à plusieurs jours d'inconscience, je te rappelle...
- Et on s'est même fait volé dans le Fureur, ajoute-je pour nous enfoncer tous. Ils sont quand même cons !
- Qui ça ?
- Bah, ceux qui nous ont pris le carburant et les sabres. D'accord, c'est utile, mais on avait aussi les holocrons, sous leur nez, et non, ils n'ont rien fait !
- C'était dans une cachette verouillée, en même temps... " J'acquiesce, puis réalise alors un fait : " Mais non !
- Quoi ?
- Ils étaient sur le tableau de bord ! lui explicite-je.
- De ? Les holocrons ? Pas possible, même Lana ne connaît pas mon code !
- Quand était-ce la dernière fois que vous l'avez utilisée, la cachette ? " Tifa se tourne vers moi, et se rend compte alors de la chose. Prise d'une nouvelle énergie, elle se lève, et accoure dans sa chambre. Je la suis et entre dans sa cabine.

Elle lève le lit, sous lequel se cache une commode plate. Une clé lui permet d'ouvrir la boîte en forme de meuble, et alors apparaît un unique compartiment. Tifa enlève le faux fond, et nous arrivons à la porte d'un coffre-fort. Détruite. " Qui a bien pu faire ça ?
- Mise à part après le combat contre Kiràly, le vaisseau à toujours été en sécurité, m'informe Tifa.
- Quelqu'un les aurait donc volés ?
- Et rendus ! souligne-t-elle.
- Kiràly t'a bien dit que l'holocron en question était... impossible ?
- Bah... Kiràly aurait pû rencontrer Malgus et en survivre, vu son talent au combat, me fait-elle remarquer.
- Et si... l'holocron avait été bidouillé ?
- Pour nous voler l'information initiale, et nous donnez celle-là à la place ? complète Tifa.
- Exact.
- Hypothèse... forte probable, conclu-t-elle. Mais le deuxième ?
- Nan, celui-là, il est juste. Pas de modification.
- Qu'est-ce que t'en sais ? " Encore une fois, je lui démontre ma capacité à être atteind de mutisme profond.
Alors que je vais pour sortir, Tifa pique une crise : " Ça suffit les cachotteries, Phobias !
- On arrive d'ici trois jours. Tu sauras une fois-là bas.
- Pourquoi, qui y'a-t-il, là bas ?
- Quand on y sera, je prendrais l'autorité. Pour le bien de tous, il vaudra mieux qu'on reste discret, voire jedi, point de vue respect des choses.
- Pourquoi je ferais ça ?!
- Pour Lana. "


Je n'ai pas spécialement l'impression que mon ordre va beaucoup affecter Tifa, mais bon... Durant les trois jours restant de voyage, je m'entraîne à sentir les flammes éphémères que je produis par frottement de mes lames. Ça, ainsi que que de l'entraînement au sabre, évidemment. Quand je constate la difficulté que j'ai pour manipuler le feu de Force, alors qu'elle fait ce qu'elle veut avec ses éclairs... je me dis qu'elle est encore loin devant moi. Si ça se trouve, il suffit qu'elle utilise ses mêmes techniques au contact, et elle me battrait au corps à corps également.


Finalement, le vaisseau sort de l'hyperespace, et arrivons enfin à destination, perdus dans le vide intersidéral...


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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Dim 6 Nov 2011 - 0:59

Perdus... pas tout à fait. Bien qu'il n'y ait ni planète, ni soleil dans les environs, il y a une masse de matière devant nous.

Une gigantesque structure de métal, dont on voit les ruines apparentes, ainsi que du rafistolage de grande envergure. Tifa reconnaît alors un croiseur de type interdictor, vieux de trois cent ans. Mais il y a comme une différence flagrante : le bec qui forme la structure centrale du vaisseau n'est pas vide : de gigantesques panneaux ferment la mâchoire, pour former comme une bulle de vie. Celle-ci semble contenir un écosystème, car depuis le cockpit, on aperçoit un semblant de nature.

" Qu'est-ce que c'est ?
- Un miracle. " Tifa commence à comprendre que le moment n'est pas aux questions, et je lui en remercie. Manettes dans les mains, je dirige le Fureur vers un hangar. La porte du sas s'ouvre, et les trains d'atterrissage font leur travail. Une petite minute d'attente, le temps que la cloison se referme, et que le vide se remplisse d'air. Nous sortons enfin, et je guide Tifa vers notre gauche. Les dédales sont tout-à-fait empruntables, mais jonchés de débris, quand ce ne sont pas des murs entiers qui sont à nu, câblages sortis et encore en train d'électrocuter toute chose trop curieuse. Nous arrivons enfin à une porte hexagonale, dont les interstices sont comblés par de la végétation. " Comment ça se fait ? me demande Tifa, qui ne s'y attendait pas.
- Regarde juste dehors." Ce faisant, j'appuie sur le bouton d'ouverture, et nous pénétrons dans la bulle.

Une plaine. Des bois. Quelques habitations au loin. Et même des silhouettes crapahutant. Si on ne fait pas attention aux paroies colorées, on pourrait croire qu'on sera à la surface d'une planète. J'avance, et, ne sachant que faire, la maître sith me suit. Presque émerveillée, on lit dans son regard l'attitude d'une jeune fille qui découvre des merveilles. Pour une fois, j'ai véritablement l'impression d'avoir une jeune femme de dix-huit ans à mes côtés. Alors que nous nous approchons de la civilisation, elle me demande : " Quel est cet endroit ?
- Un lieu de paix, d'équilibre, de sérénité, pour les égarés.
- Voilà que tu parles comme Kiràly, à présent, note-t-elle.
- J'ai le regret de t'annoncer que ça risque d'être l'inverse.
- Hein ? " Voyant que je poursuis mon chemin, Tifa remet à plus tard ces questions, pour en entamer d'autres : " Ce lieu à un nom ?
- Le Lien.
- Quoi ? C'est ici ? C'est ça ? Le même lieu qu'a décrit Therin Kalo'ks ? demande Tifa.
- Exact.
- Tu connais cet endroit ?
- En effet. Et je pensais ne pas y revenir. Mais on n'est pas là pour ça. Laisse-moi te rappeler un truc : n'agit pas comme une sith, ici... S'il te plaît." Son regard me fait comprendre qu'elle n'avait pas oublié, et qu'elle aimerait bien comprendre le pourquoi. Je me détourne et m'approche arrive au niveau des habitations.


Deux personnes, sous un arbre, semblent discuter. L'une d'entre elle se lève et me fait un signe de la main, avant de s'avancer. Je m'arrête et lui renvoie, à ma façon : un bref signe de main au niveau du front, deux doigts se décalant sur le côté. Tifa s'arrête de surprise, et observe la jeune femme qui vient vers nous.
" Phobias ! Je croyais que tu ne passais jamais ici ! C'est un miracle !
- Plutôt un cauchemar. Mais je vais le régler. Tu as des nouvelles des derniers arrivant ?
- Pas vraiment... Demande à Mélona, c'est elle qui s'occupe de ça, en général.
- Tu confonds avec Sahino. Mélona est aveugle, comment veux-tu qu'elle se charge de la paperasse ?
- Ah ? C'est Sahino qui voit, ok, je retiens ! " Elle aperçoit Tifa et ajoute : " Oh, bonjour, excusez-moi. Je suis Clasona, et vous ?
- Euh...
- Tifa. Tifa Aora, la coupe-je. Pas la peine de clamer de partout ma présence, je ne fais que passer.
- Oh.. dommage. Préviens-moi avant de partir, alors !
- Si je le pourrais... merci, et... je dois y aller, donc : à plus !
- Oui. Et merci encore ! " Tifa et moi nous écartons, tandis que Clasona nous regarde partir. Enfin hors de portée, mon maître commente : " J'ai l'impression de l'avoir déjà vue.
- Vous l'avez déjà vue.
- Tu peux éclairer ma lanterne ? me demande-t-elle.
- Clasona Bright, ancienne serveuse du Climp'star.
- Ok. " Je reprends la marche, quand soudain Tifa réalise : " Hé !! Mais tu ne l'as pas tuée !!!
- Tu n'as pas vu son fantôme ? ironise-je.
- Mais Lana avait vu dans les toilettes son... jus de myrtille, clame-t-elle en reprenant l'expression.
- C'en était.
- Pardon ?
- J'ai en effet couvert les murs de jus de myrtille, avant de lui ouvrir une issue de secours, pour la sortir de la prostitution forcée qu'elle subissait de la part du colonel Toniu Tarka. " En apprenant la nouvelle, Tifa s'arrête sur le champ, yeux écarquillés. Elle cligne deux, trois fois, avant de me rattraper et de continuer les questions, au milieu des bâtisses en communion avec la nature : " Tu l'as... sauvée ? Alors que tout ce qu'on voulait, c'était trouver une piste ?
- Je ne pouvais laisser la situation ainsi, lui explique-je. J'avais remarqué son manque de fougue pour la tentative de viol -que je n'ai pas faite- et, après avoir eu mes réponses, j'ai étendu ma curiosité. Toniu Tarka se permettait trop de choses, et elle ne pouvait partir, car cela ruinerait le bar : le colonel étant le meilleur client, si y'a plus sa prostituée favorite... Bref, maintenant, elle est ici, et cherche à se refaire.
- Attends attends ! Tu l'as sortie de cette situation, gratuitement, comme ça, sans rien demander ?! Mais d'où tu sors Phobias ? " Je la regarde, puis reprend mon chemin vers le bâtiment central.

Au fur et à mesure que je progresse vers le temple, des gens sortent et nous guettent avec joie. Tifa, se sentant gênée au milieu des regards, s'approche de moi tout en les fixant, et remarquent alors, comme une surprise, mêlée à un remerciement, de la reconnaissance, et autres sentiments qu'on ne croise jamais chez les sith. Elle me demande alors : " Y'en a beaucoup que t'as sauvés, comme Clasona ?
- Si seulement tu savais... " Je laisse Tifa dans ce silence, qui comprend alors la notion qui se cachent derrière tous ses yeux.




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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Dim 6 Nov 2011 - 19:14

Tifa accoure à mes côtés, sans savoir trop quoi faire, alors que je pénètre dans le bâtiment central. J'évite les grands couloirs, histoire de passer inaperçu. Nous montons un étage, et je tombe sur quelqu'un qui me fait un signe de main. Je lui demande où est Sahino, et l'homme me répond qu'il l'a aperçue dans la salle administrative. Je m'y rends en passant par des passages discrets -à la surprise de Tifa- et pénètre enfin dans la pièce.

Un hologramme sphérique en son centre, des rayons d'archives, et des bureaux informatiques. Sur l'un d'entre eux se trouve une jeune femme de dix-huit ans : Sahino. Elle se lève en m'appercevant, avant de nous rejoindre : " Phobias ! Tu t'es finalement décidé à venir !
- Mais... j'ai comme l'impression de vous avoir déjà vue, non ? lui lance Tifa.
- En effet, elle part souvent sur Korriban, lui réponds-je. Sahino, j'ai des choses à faire, et on organisera quelque chose que celle-ci finie.
- Ah. Je vois. Qu'est-ce qu'il se passe ?
- Le vaissea de Caeli est-il arrivé ? Il a dû nous précéder de quelques heures à peine.
- Oui, elle vient d'arriver. Elle m'a dit qu'elle t'avait raté, mais finalement...
- Elle a une cargaison, la coupe-je. Je sais : je suis là pour ça. Où est-elle ?
- Caeli lui a conseillé d'aller dans les bois tribord, histoire de tomber sur Luraë, me précise-t-elle.
- Merci... Qui ça ???!!!
- Luraë. Ah, mais oui ! C'est vrai, tu ne l'as jamais vu, puisque tu n'es jamais revenu...
- C'est pas celle dont tu m'avais parlé, Phobias ? m'interroge Tifa.
- Si. Mais je n'avais aucun moyen de confirmer quoi que ce soit. Tifa, on y va, lui dis-je en partant à vive allure.
- Elle a un belvédère dans la clairière ! Tu ne peux pas la rater, même si tu ne voies pas le chemin ! " nous crie Sahino alors que nous sortons de la salle.

J'empresse le pas, et m'approche d'une fenêtre. Je l'ouvre. Personne. Tifa me regarde en tentant de comprendre. Je bondis jusqu'en bas, et poursuis mon chemin. Mon maître lance un petit cri de frustration, avant de me rejoindre. Ayant évité les foules, je m'écarte, et rejoins les bois tribords. " Ces arbres semblent si... comme s'ils avaient toujours été là.
- Or ce n'est pas le cas. Le lien n'a que cinq ans, l'avertis-je.
- Oh, et des arbres ont été importés sur la carcasse ? J'en conclu que la Force est présente en ce lieu, pour avoir fait autant d'effet.
- Sûrement, affirme-je.
- Par contre, Phobias, il y a un truc qui cloche : les croiseurs interdictors n'ont pas de structure interne, comme cet îlot forestier.
- Des débris de métal gigantesques, mis bout à bout, jusqu'à ce que cela maintiennent les panneaux hermétiques, lui explique-je.
- Ce sont des panneaux solaires de croiseurs ?! s'étonne Tifa.
- Oui, dont on a enlevé tout ce qui était désormais inutile. Bref, des vitres de cent cinquante mètres de haut pour les plus grandes.
- Punaise... Ils s'y sont mis à combien, pour créer une zone hermétique pareil sur une structure aussi vieille ??!
- Un. "

Alors que la végétation a complètement pris ses droits, un chemin s'ouvre curieusement à nous, comme si une lumière faisait écarter les plantes, et nous guidait, toujours plus profond. L'inquiétude pourrait se faire sentir, mais il n'en est rien. En me repérant par rapport au plafond, je constate qu'on nous emmène vers la pointe du vaisseau, dans la forêt dense. D'ici, j'aperçois une petite habitation parmi les arbres, au loin. C'est sûrement là-bas qu'elle se cache.
Touchant bientôt au but, Tifa se lâche et me demande : " Si nous sommes au Lien, toutes les personnes qu'on a croisées -ou presque- sont des personnes à instabilité mentales, comme le disait Therin Kalo'ks, l'agent impérial.
- Je n'aime pas du tout cette appelation. Mais d'une certaine façon, oui.
- Tu sais les agents, mise à part les données chiffrables, ils sont incapables de comprendre... Hé !
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Il avait dit, dans l'enregistrement, que le Lien avait été fondé il y a trois ans, non ?
- Il l'a peut-être dit, mais il s'est planté, l'informe-je.
- Tu confirmes que c'était il y a non pas trois, mais cinq années ?
- En effet. Par contre, qu'il y ait des jedis, et qu'ils pensent que ce sont eux les maîtres du Lien, il est possible que cela soit le cas deux ans plus tard.
- Ton savoir si précis à ce sujet m'inquiète, Phobias.
- Y'a pas de quoi."


Le croiseur s'étant rapproché d'une étoile entretemps, une lumière nous ébloui à travers les branches et les colonnes du belvédère. J'entraperçoit une silhouette, qui se dissimule derrière les murs. Tifa et moi avançons, pour pénétrer dans la structure. De chaises de bois, quelques meubles aménagés, des plantes grimpantes ont envahi la salle. Tout un tas de petits objets jonchent l'endroit, prouvant qu'un y vit. Se mêle à ça un sentiment de bien être, faisant entrer en confiance ceux qui y passe. Le belvédère est une véritable habitation : il se décompose en petites chapelles autour, qui l'agrandissent, en créant ainsi d'autres salles.
J'entends alors des pas s'approchant, et une jeune femme... Ooooooh... ! J'en reste sans voix. Une jeune fille, fraîche, à la peau pure, le visage orné de tâches de rousseurs, et aux formes à rendre vertes Tifa et Lana réunies. Ses yeux noisettes sont emplies de tendresse, avec une lueur d'intelligence presque surhumaine. Elle s'avance d'une démarche naturelle, avant de s'incliner pour se présenter : " Bonjour, Phobias. Et bienvenue à vous aussi, bien que j'ignore votre nom. Je suis Luraë Kivansag, mais inutile d'utiliser mon nom de famille. " Tifa s'avance alors, et lui balance, yeux dans les yeux : " Je suis Dark Tifa, et voici mon apprenti. Mais apparemment, vous le connaissez déjà.
- Oh, ce n'est pas la peine de me vouvoyer, reprend la beauté. Enfin, s'il a une exigence, je le ferais en retour.
- Euh...
- La voix, après le combat... c'était vous ? lui demande-je.
- Tutoies-moi, tu veux ? Et oui, en effet.
- Ah, c'est comme ça que vous vous êtes rencontrés, je vois, réalise Tifa. Bon, maintenant, Phobias, tu pourrais m'expliquer pourquoi on est venus ici, hein ? Et vous ! Enfin, toi, qui es-tu ?
- Je suis arrivée ici il y a trois ans, pour faire partir les quelques jedi qui s'étaient octroyé la place. J'ai attendu le fondateur, mais mise à part Sahino et Mélona, je n'ai vu personne dans le "domaine administratif".
- Donc, comme les autres jedi, tu t'es octroyé leur place, ma p'tite ? conclu Tifa.
- Non, j'ai suivi les idées de l'origine, et comme je comptais le voir, j'ai préféré attendre ici, en faisant ce qu'il y avait à faire.
- Un autre jedi, je suppose ? Raah, ce sont tous les mêmes, ceux-là, toujours à s'occuper des faibles, crache Tifa.
- La guerre entre l'Empire et la République prend des envergures qu'elle ne devrait jamais toucher, complète Luraë.
- J'te demande pardon ? tente de comprendre la sith.
- Aujourd'hui, les seuls qui soient vraiment en désaccord, se sont les hautes sphères du pouvoir, lui explique la jeune femme du Lien. Les peuples, eux, subissent, et quand ils partent au front, ils se battent sans savoir pourquoi.
- Côté républicain, je suis d'accord. Mais les guerriers impériaux ont tous un but dans cette bataille ! conteste l'impériale.
- Ah oui ? Tu as souffert par les Mains de Force, au point de devoir tous les tuer ? lui rétorque Luraë.
- Que... non, mais...
- Ils ont pris des objets, et donc tout ce que tu veux, c'est les tuer ? Bravo le châtiment, complimente ironiquement la jeune femme aux yeux noisettes.
- Y'a pas d'justice, dans ce monde ! lui rappelle la jeune femme aux yeux bleus.
- Elle n'a pas tort, ajoute-je.
- Hélas, vous avez raison, concède Luraë. La justice actuelle dans votre monde, comme dans le mien, ne mérite pas d'être appelée ainsi. C'est pourquoi c'est à nous de la faire.
- Arf ! Ahahahaha ! Arrête, on dirait une jedi ! se moque Tifa. Comme si ça servirait à grand-chose !
- Quelle serait la juste solution, pour Lana, à ton avis ? " Sur ces paroles de Luraë, mon maître se tait, se redresse, et fixe Luraë : " Qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Que dire à une sith qu'elle fut une jedi puissante, et que son maître actuelle -et amie en même temps- l'a en fait manipulée pour la réduire à cet état ?
- Tu.... !!!!
- Tifa, calmos !
- Toi, Phobias, tu la fermes ! Y'en a marre, de tout ça, ces cachotteries, ces "je commande à mon maître sith", et cetera ! m'engueule Tifa. Maintenant, tu la boucles... et toi ! " crie-t-elle en prenant par le col Luraë. S'apercevant qu'elle n'en a pas, elle place sa main à même sa douce peau, et continue : " Tu vas me dire tu veux en venir !
- Je suis dans la même merde que toi, lui répond-elle calmement. Mais si tu revoies Lana, que va-t-il se passer ? Tu espères vraiment qu'elle va se jeter dans tes bras ?
- Tifa, s'il te plaît, c'est maintenant qu'il faut agir à la jedi. Sinon, autant ne pas venir, lui rappelle-je.
- C'est un comble ! Voici maintenant que les jedis sont partis du Lien, pour le bien de tous. Et tu veux qu'on prenne leur place ou quoi ?
- Les jedi n'ont jamais quitté cet endroit, ajoute Luraë.
- Voilà venu le temps des mensonges ! Les jedis sont venus faire leur conneries ici ou pas, finalement ?! tente de comprendre Tifa.
- Les jedi sans sagesse, je les ai virés, annonce la menacé.
- Donc, y'en a plus, à présent !
- Il n'en reste qu'une poignée. Et l'une d'entre elles éveille des doutes depuis qu'elle est là. " Surprise, Tifa enlève sa main de la gorge de Luraë -qui n'a pas souffert- et me sourit : " C'est l'heure de se faire plaisir !
- Tu tuerais celle qui te permettra de regagner la confiance de Lana ? " ajoutons en même temps Luraë et moi. Tifa reste ébahie, devant le fait, puis écarquille et cligne des yeux. Enfin, elle ajoute : " Pardon ?
- Lana est ici, elle a été emmenée par Caeli Amentia, une contrebandière à cargaison particulière. Elle a emmené plus de dix milles individus sur le Lien, dont Lana. Les coordonnées annoncées par le pendentif, son celles du Lien. Elle est ici, et si j'ai bien compris Luraë, elle doit être en ce moment même en train de se chercher, pour répondre à toute la confusion dans sa tête. " Tifa prend le temps d'ingérer la masse d'information, avant de me demander : " Mais comment tu sais tout ça ?
- Je suis déjà venu ici, lui répète-je.
- Bien qu'il ne soit jamais revenu, tout le monde, sur le Lien, le connaît, au moins de nom, explique Luraë.
- Ah... c'est bien le seul endroit où tu as de la reconnaissance ! me balance Tifa sur un ton plus joyeux.
- Tifa, je peux te prouver la présence de Léana, ou Lana, à condition que tu ne troubles les choses en rien, lui propose Luraë.
- Je ne suis pas idiote, je la vois mal supporter ma présence en ce moment, comprend la jeune femme aux cheveux noirs.
- Suivez-moi. " annonce Luraë. Nous sortons de la demeure de Luraë, pour marcher dans la forêt, et trouver Lana.


Quelques minutes à peine suffisent pour atteindre un autre endroit : le bout de la bulle, qui laisse ainsi un vaste paysage spatial. Sur la pointe de terre, assise, les jambes pendantes, nous reconnaissons aisément Lana, la tête penchée. Luraë se retourne et nous chuchotte : " Je vais la voir. Restez hors de portée, tant qu'elle ne s'est pas réconciliée avec elle-même... et avec toi. " Nous acquiesçons, et Luraë reprend : " Phobias, tu devrais aller voir maître Jul'an. Il est dans la coupole. " J'incline la tête pour affirmer, et la jeune femme s'en va rejoindre la pauvre sur le bout du Lien.
Je fais signe à Tifa de venir, et nous sortons de l'épaisse végétation.


En avançant tout droit, on rejoint relativement vite le belvédère, et évite de passer sur tout le côté tribord forestier du destroyer. Arrivés à découvert, je me tourne vers Tifa : " Tu sais quoi faire ?
- Tu voulais me montrer où était Lana, c'est cela ? propose-t-elle.
- Je pensais te laisser seule, ici. Si tu as bien une chose à faire, c'est te trouver une raison.
- Je te demande pardon ?
- Ta récupération de Lana doit être légitime, pour qu'elle soit véritable, explicite-je.
- Tu oses me parler de légitimité ! Mais... non, ça ne doit pas être ainsi ! C'est... évident, c'est... c'est...
- Ta souffrance était justifiée, c'est pourquoi je sais, que tout s'arrangera... " Je la laisse seul à méditer, partant en direction du dôme central.



Cette fois-ci, je ne fais pas de détour, et passe par les voies centrales. Je me fais reconnaître par certains, qui me tiennent tous un discours similaire. Alors, c'est toi ?!, Vous êtes notre sauveur !, Vous avez accompli tant de choses. Si seulement le grand monde savait. Mais mes réponses sont toujours les mêmes : on ne peut pas. Face à cette dernière question, je reste intransigeant, et laisse derrière moi les quelques individus qui espéraient faire passer le Lien à un rang supérieur. Vingts milliers d'individus concernés, c'est déjà suffisant.
Je progresse pour trouver ce jedi dans la coupole, et la foule me quitte seulement une fois que je monte les escaliers.

Au sommet du dôme transparent se trouve un jedi immobile, concentré, au centre de la pièce la plus haute du la structure. Je m'approche quand le jedi m'appelle : " Vous êtes Phobias, n'est-ce pas ?
- Je suppose qu'on vous a déjà beaucoup parlé de moi, donc on ne va pas s'attarder dessus. Qui êtes-vous ?
- Maître Jul'an, éminent protecteur des lieux sacrés. La Force m'a fait venir, et j'ai vite compris que le Lien n'est hélas, pas totalement hermétique, me raconte-t-il.
- Quoi ? Comment ça ?!
- Ne vous inquiétez pas. Les fuites sont faibles. J'ai créé des barrières, qui réduisent considérablement le problème. Tant que j'y veille, à savoir au moins huit heures par jour, l'oxygène de la végétation suffira à remplacer celui qui fuit.
- Puissiez-vous avoir raison. Je pense qu'il va falloir faire quelque chose, si on veut que le Lien... " Ce que je vois à travers les vitres coupe mon élan. Jul'an ouvre alors les yeux, et regarde dans la même direction que moi.

Dehors, non pas derrière la coupole, mais également au-delà de la bulle du Lien, dans l'espace, un monstre de métal vient d'apparaître devant nous. " C'est un destroyer interdictor ! me préviens le jedi.
- Mais comment as-t-il pu nous tomber dessus ?!!!
- Je n'en sais rien... mais... par la Force ! Je sens qu'il est venu, pour nous détruire... "




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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Ven 11 Nov 2011 - 16:31


Alors que le Lien dérivait dans l'espace, cela faisait bien dix minutes qu'en face de nous attendait le croiseur, à bâbord. Le temps de s'alerter et de prévenir sa présence, le vaisseau agit d'une manière bien surprenante.
Les parties supérieurs et inférieures du vaisseau, formant un bec, commencent à s'ouvrir, telle une mâchoire. C'est alors qu'il se passe quelque chose que je n'aurais jamais cru possible : de la foudre stellaire. Des éclairs insonores franchissent le vide entre les deux mandibules, dans une lumière pourpre. Ils s'intensifient, et leur nombre augmente à une vitesse inquiétante. Cette électricité se déploie sur la longueur de la gueule, leur fréquence croît, et on entendrait presque le son s'intensifier. Finalement, toute l'énergie accumulé se ressert vers l'arrière, puis s'élance d'un seul coup droit sur le Lien, dans un vacarme ahurissant. Telle une lame, la foudre stellaire vient de couper en deux le Lien, et la bulle avec.

"MEEEEEERDE !!!!" Me voilà à quelques mètres de la fissure, et le vaisseau commence à se disloquer, aspiré par le vide spatial. Maître Jul'an m'a rejoint, et s'est assis sec, en position de concentration. " Qu'est-ce que vous faites ?
- J'essaie de retenir le Lien en un seul morceau, mais je ne tiendrais pas longtemps ! Vous pouvez encore fuir ! m'ordonne-t-il.
- Ça... jamais ! " Je m'écarte, et me dirige vers la proue de notre Interdictor modifié, à une allure jamais atteinte.

Les personnes que je croise sont dans la panique totale, et je ne peux me contenter que de "Rejoignez la partie originel du vaisseau, fermez les sas et attendez !" quand ce n'est pas "Réfugiez-vous à l'intérieur de la structure mère !".

Je trouve Tifa dans la plaine, qui tente de comprendre ce qui se passe : " On n'était pas censés être au milieu de nulle part ?!!
- À la base, si. Le seul moyen qu'un vaisseau trouve le Lien, c'est qu'il sait où il est. Quelqu'un a donc prévenu ce vaisseau.
- Attends, ne me dis pas que tu me soupçonnes !
- Je ne l'ai pas dit, la rassure-je.
- Et à moins qu'il ou elle ne soit suicidaire, il ou elle n'est pas à bord, complète Luraë en arrivant. Comment va Jul'an ?
- Il tente d'isoler le Lien de l'espace, par la Force, leur explique-je. Mais il n'y arrivera pas, selon lui.
- Hélas, il est efficace sur le long terme, pas sur tout d'un coup. Allons le voir ! " nous ordonne Luraë en partant vers sa direction. Nous la suivons, mais, inquiet, je lui rappelle : " Il faut évacuer la bulle, au moins !
- Si t'y tiens. Mais vu le nombre de vaisseaux qui passent dans le coin, ils mourront quand même, me résume Luraë.
- Si je peux prouver que je n'y suis pour rien, je peux vous aider quant à la nature de l'attaque, annonce Tifa.
- Personne ne te prend pour une ennemie, Tifa, ajoute Luraë. Mais dis-nous ce que tu sais.
- Je suis presque persuadée qu'il s'agit d'une attaque de Force d'un sith. Et il doit pouvoir piloter un vaisseau comme pouvait le faire Dark Nihilus.
- Je vois le topo, acquiesce Luraë. Phobias ? Va chercher Caeli, elle t'emmènera à bord de cet interdictor, et occupe-toi de lui.
- Je n'avais pas attendu que tu me le dises, mais j'y cours. " Je bondis sur un bâtiment touché par la foudre, et m'élance vers les hangars du Lien.

Luraë et Tifa s'arrêtent au centre de la bulle, là où l'énergie a frappé, et aperçoient maître Jul'an. " C'est donc un des jedis d'ici, hein ?
- Mais il n'arrivera pas à tenir assez longtemps, précise Luraë, qui commence à tracer un cercle avec son pied, écartant les débris.
- Quoi ? Mais à quoi il sert alors ?! Fichus jedi, incapables jusqu'au bout ! crache Tifa.
- Va lui donner un coup de main." Tifa s'arrête deux secondes, avant de se retourner vers elle, toujours concentrée sur ses gestes. " Mais ça va pas ? On ne met jamais un jedi et un sith ensembles ! Tu tiens vraiment à le tuer ? " Mais la beauté intersidérale ne répond pas. Voyant qu'elle n'aura mot de sa part, la sith s'approche de Jul'an.
Assis en tailleur, il transpire à flots, et on sent qu'il épuise une énergie considérable. Alors qu'elle allait lui dire quelque chose, le maître jedi tombe en arrière dans un souffle. " Mince ! Hé, qu'est-ce qu'il se passe ?! s'inquiète Tifa en accourant à lui, avant de s'accroupir.
- Je ne... peux plus... " Tifa lève la tête, et contemple la destruction qui l'entoure. La faille dans les vitres de la bulle s'écarte, et le vide se fait dans le Lien. C'est la fin ! Dans quelques instants, nous serons aspirés dans le vide. On sent d'ores et déjà cette force qui va bientôt nous mener dans le néant...


Derrière elle jaillit une lumière incomparable. Une vague de Force naît du centre de la bulle, et rejoint les parois détruites du vaisseau. Une lueur blanche recouvre les interstices, et tous ressentent la puissance qui en émane. Cette flamme d'espoir bloque alors l'espace, et empêche le coeur de la bulle d'être aspiré vers l'infini. Voyant ce miracle, tous comprennent la puissance inextinguible mise en oeuvre en ce moment.
Tifa se retourne, et aperçoit l'origine de ceci : une jedi imaculée, dans un état de transe lumineuse, lévitant à un mètre de la surface, nous protège à présent. " Luraë ???!!!!! " La sith se relève, en prenant conscience de cette identité, et dégaine son sabre laser. " Voilà qui explique tout... tu n'es qu'une jedi, toi aussi !
- Et tu comptes faire quoi, une fois l'avoir tuée ? Prendre sa place pour que personne à bord ne meure ? " ajoute Jul'an au sol. D'un air dépité, la sith admet que sa vie est entre ses mains, et qu'hélas, elle est bien incapable de faire de même, pour l'instant. Rangeant son arme, Dark Tifa ajoute : " Et vous ? Si elle peut faire votre travail, à quoi vous servez ?
- Je vais m'empresser de préparer une continuation de transe, c'est-à-dire que je maintiendrais son pouvoir en place. Ceci dit, il semble si puissant que ça risque d'être plus dur que prévu, avoue le maître jedi.
- Vous pensez qu'elle tiendra combien de temps ?
- Aussi longtemps qu'il le faudra. Hélas, cela peut finir par un union irréversible avec la Force. Ainsi, le Lien sera protégé, mais nous perdrons Luraë... " Il commence alors à trifouiller dans les décombres du dôme central, dans l'espoir de trouver ses artefacts de Force qui lui permettront de soutenir la puissance nécessaire.


De mon côté, j'atteinds la paroi de la bulle menant à la structure du vaisseau. Derrière-moi crie Caeli : " Hé !!! Comment t'es arrivé ici, Phobias ?!
- Caeli, on prendra un autre moment pour les retrouvailles, tu veux ? Tu peux m'emmener dans l'autre croiseur ?
- Ça devrait être faisable, mais qu'est-ce que je fais des personnes du Lien ? Luraë étant en transe, ils me cherchent tous pour savoir quoi faire ! m'averti-t-elle.
- Dépose-moi juste, alors, et retournes-y illico. Je me débrouillais une fois là-bas. Au pire, je t'appelerai pour venir me chercher.
- Ça roule. " Nous courons à travers les corridors jusqu'à atteindre le hangar où repose L'hôtel aux milles étoiles.

Caeli se jette sur les commandes, et démarre immédiatement les moteurs. La passerelle à peine fermée, nous sortons dans l'espace, et Caeli exécute un looping pour arriver en face de l'autre Interdictor. Des élans d'électricité s'en échappent de manière chaotique, et semble perturber toute approche. Caeli me prévient que ça va chauffer, mais j'ai confiance, et observe calmement le trajet. " Je te dépose où ? se renseigne Caeli.
- Bonne question. Si tu étais la seule pilote, tu serais où ?
- Dans le cockpit, ça me paraît évident.
- Ça marche. " La pilote s'oriente donc en face de la passerelle. Elle tire les manettes et annonce : "Prends çaaaaa !!!!" Une floppée de torpilles sortent de leur tube pour venir s'exploser contre les vitres de la passerelle. Alors que le feu est encore présent, Caeli fonce droit dans le croiseur, traversant l'enfer qu'elle vient de créer, et profitant de la combustion pour s'enfoncer à l'intérieur même du bâtiment. Deux, non trois murs plus loin, l'Hôtel aux milles étoiles recouvert de débris, s'arrête. J'emprunte la passerelle, et descend dans le croiseur sorti de nulle part. La cloison n'ayant rien d'hermétique, je cours vers la première porte-sas que je vois, la traverse et la referme. Caeli rallume ses moteurs, et part d'un coup. L'apercevant à travers la vitre, elle me fait un signe de main, puis rentre au Lien.

Bon, où te caches-tu, fichu assassin ? Je m'installe et plonge dans une méditation pour le rechercher. Histoire de faire vite, je me focalise sur les fortes aura, éventuellement accompagnées d'un air menaçant. QUOI ?! J'en trouve une très vite, mais sur le Lien !

L'alerte m'a été donnée par Tifa : j'ai ressenti en même temps qu'elle cette fichue sensation. Tifa entends juste derrière elle une voix qu'elle n'a qu'à peine reconnue -mais moi, clairement plus - : " Enfin ! J'ai trouvé un moyen de détourner Kiràly de Luraë, et en prime, je vais venger la mort d'Ascélyos, en tuant deux sith ! " Tifa se relève et aperçoit lorsqu'elle se retourne, la maître jedi Kala, à côté celle qui maintient tout le monde en vie. Un sabre dirigé vers le cou de cette dernière, l'autre prêt à parer n'importe quel assaut, Kala tisse un sourire jouissif sur son visage, et ajoute :

" Il est trop tard pour faire vos prières, bandes d'inférieurs ! "




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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Dim 13 Nov 2011 - 18:31

Se redressant, Tifa prend un air calme, s'avance, et ajoute : " Tu comptes tuer une jedi ?
- Et tous les sith qui se trouvent ici ! lui crie Kala.
- Mais sache que tu n'es pas la seule à vouloir tuer cette fille, tu sais ?
- Pardon ?
- Si toi aussi, tu as remarqué cette... incohérence, cette supériorité mal placée, chez les jedi, sache que nous, ne l'avons remarqués depuis des lustres, lui fait remarquer Tifa.
- Tu es... une sith ?
- Tout de suite, les grandes considérations ! Regarde un peu les faits, avant, et tu te rendras compte de cette vérité qu'on t'a cachée ! ajoute Tifa.
- Je ne vais quand même pas...
- Les sith sont bien plus tolérants que les jedi t'ont fait croire. Regarde-moi !
- Vous êtes donc une sith, je vous rappelle que je me dois de vous tuer !
- Oh, là là, j'ai peur ! Si tu épouses notre cause, je n'aurais aucune raison de te tuer, postule la sith. Mais dis-moi... si tu tiens tant à prouver ta puissance envers Kiràly... je suppose que tu serais prête à devenir plus puissante que jamais ?
- Évidemment ! répond-elle au quart de tour, avant de prendre un temps de réflexion. Attends... comment...
- Phobias Orrodia. Celui qui t'a dérouillé, tu vois ? Bah, c'est mon petit apprenti, et t'as vu son niveau ? Alors imagine-moi, son maître !
- Il... IL !
- Tu as quelque chose contre Phobias ? Et bien, c'est le moment d'embrasser le côté obscur, en le tuant, et prenant sa place." propose Tifa. La maître jedi Kala ne sait quoi répondre. Presque abbatue par ce qu'elle vient d'entendre, elle baisse ses lames, et les éteinds, la mine sérieuse.
Au bout de quelques secondes, et se redresse, fière, et regarde Tifa : " Vous en tuez, des jedi ?
- Nous tuons tous les abrutis qui peuplent la galaxie.
- Alors laisse-moi te prouver ma volonté ! Avant de buter Phobias... j'vais m'occuper de celle-là !! " Kala rallume ses sabres et dans une tornade humaine, attaque Luraë à sa gauche.

Pas le temps de finir. Des éclairs pourpres l'envoie trois mètres plus loin. " Oups ! Désolée ! Mais je voulais en profiter pour te rappeler le concept de trahison ! " ajoute Tifa, souriante. Kala se relève, la hargne dans son visage, et, les yeux injectés de haine, lui hurle : " Pétasse !!!
- Mais ce fut un plaisir ! " Et Tifa s'élance en direction de son adversaire, sabre en avant.

Kala n'a aucune difficulté à parer l'assaut -vu la distance à parcourir- mais elle réalise trop tard que le contact des sabres lasers permet à son adversaire de l'électrocuter directement. Lâchant ses armes, Kala voltige en arrière pour se mettre hors d'atteinte, et enchaîne avec une vague de Force. Tifa saute vers sa droite pour esquiver, et la nargue d'un signe de tête. La jedi fait léviter ses sabres jusqu'à ses mains, avant de courir vers son ennemie. Tifa recule tout en lui faisant face, avant d'esquisser un magnifique sourire de satisfaction. Kala s'arrête alors, et entend un son de Force, juste derrière. Une bulle protectrice de Force vient de se former autour de Luraë, apparement construite par Jul'an. " Et voilà, maintenant, tu ne peux plus nous menacer !
- CONNASSE !!!! " La sith se contente de tirer la langue, accompagnée d'un doigt d'honneur, en guise de réponse.

La jedi aux sabres roses s'élance brutalement vers Tifa, et s'écarte à temps, avant de lui renvoyer une bonne dose d'éclairs. La jedi s'affale au sol, se relève d'un bond, et scrute la zone dans l'espoir de trouver Tifa. Elle l'aperçoit en train de s'enfoncer dans les forêts tribords. " C'est ça, enfuie-toi ! Espèce de lâche ! " La sentinelle des Mains de Force la poursuit à son tour.

L'ayant perdue de vue, Kala s'arrête, contemple cette nouvelle zone de combat. Elle lève son bras, et fait glisser sa manche pour laisser apercevoir un large bracelet orné. Des runes tournent, et finalement indiquent une direction -qu'hélas, depuis ma méditation de combat, je suis incapable de lire !- que la jedi interprète aisément. Un sourire en coin, le regard tueur, et elle s'avance dans une direction au hasard, presque. Puis je la vois disparaître. Merde ! Elle sait comment se substituer à la vue ! Je trace mentalement la direction qu'elle a emprunter, et trouve, vingt mètres plus loin, mon maître. Elle cherche à son tour son adversaire... en vain, puisqu'elle demeure invisible ! Je reste alors sans pouvoir rien faire, à stresser, contemplant la future attaque de Kala.

Au bout de dix minutes, la jedi sort des ombres et brandis ses lames en direction de la sith, telle une faucheuse des ténèbres. N'ayant eu que le temps de dégainer, Tifa pare à peine le coup, et se retrouve face contre terre. Kala se plance juste au dessus, aligne ses lames au niveau du cou de son ennemie, et lui crache dessus, avant d'ajouter : " Voilà où le côté obscur t'amène, être inférieure. Et je vais te pourfendre ! " Je m'aperçoit d'une faiblesse monstrueuse dans sa défense, et le crie de toutes mes forces. Je réalise alors que mes paroles sont entendues. Mais oui ! La méditation de combat ! Tifa m'ayant apparemment entendu, elle change d'attitude, et envoie son pied dans l'entrejambe de son adversaire. Bon, certes, c'est aussi une femme, mais cela n'est pas indolore pour autant, et a l'avantage de surprendre. À l'abris des lames l'espace d'un instant, Tifa en profite pour se glisser hors de la portée de Kala. D'un éclair, elle retire à son antagoniste l'élan de contre-attaque, et en profite pour se remettre en position de combat, sabre en main. Je vois alors Kala se dissimuler à nouveau. Mince ! Et maintenant ? Tifa se déplace constament pour ne pas avoir d'angle mort, mais je sens bien que cela ne suffira pas. Fouillant à mon tour la zone, je remarque des traces de pas s'incrustant toutes seules sur le sol. Hé... J'essaye alors pour de bon. Tifa, à trois heure ! Elle se tourne, et esquive à temps l'assaut de Kala, qui sort du néant. Je conseille alors Tifa sur la posture à prendre, et où diriger son coup. Mon maître s'exécute et parvient à mettre en déroute sa cible. Ça marche ! Je continue mes conseils en temps réel, et permet ainsi à Tifa à se débrouiller sans peine contre une experte au corps à corps. Gauche, bas, haut, droite. Ses attaques sont de plus en plus puissantes, et Kala commence à sentir que la situation ne tourne plus à son avantage. Attention, la cuisse ! et Tifa esquive. Elle t'attaque la tête. Et s'ensuit une parade élégante. Là, utilise la Force. Et pour le coup, la sith se lâche !!! Une tempête de foudre se déverse sur la jedi, qui comprend enfin qu'elle ne peut gagner.
Cette dernière s'enfonce alors, dans une dernière parole : " Si je ne peux te tuer physiquement... je le ferais mentalement !
- Ah ouais ? Et tu peux me dire comment tu comptes faire ? se renseigne la sith.
- Je sais toujours là où il faut être... " Et dans ces derniers mots, elle s'extirpe hors de notre vision.

Tifa, je la cherche, dès que je l'ai trouvée, je te préviens. Ne pouvant me répondre, elle acquiesce dans l'espoir que je le vois. Je parcours alors les bois, de vue.
Je ne rappelais pas qu'ils étaient aussi grands. Et repérer un détail minuscule est une vraie plaie... Je parcours des distances, sans savoir si Kala est potentiellement en-dessous de mon regard, ou si je m'attarde trop de temps sur une zone vide.
Je passe d'un bosquet à un autre. Un bruit me fait aller ailleurs. Raté, ce sont des oiseaux. Plus haut, une branche craque. Toujours personne. Mince, c'est pas vrai !!! Impossible. Rien. Niet. Que dalle. Nada.
Voyons, essayons de se mettre dans la peau d'un jedi. Si j'étais Kiràly, et que... non. Kiràly n'est pas un tueur. Enfin, il peut tuer en masse sans problème, mais là... Noooon, il ne tenterai pas d'anéantir Tifa, c'est pas possible. Et puis, il l'aurait fait au contact. Il faut que je me mette à la place de Kala qui... hé ?! Mais... maintenant que j'y pense : Kala, tout comme Ascléyos, se comportent de façon légèrement... décalée, par rapport à l'habitude. Enfin, aux jedi, tels qu'on les a vus. Bon, Bébud, c'était un cas particulier, ça s'est fini en quatrième vitesse. Mouais... avec du recul, Lana est encore bien loin devant moi, peut-être. Elle a battu Bébud bien plus vite que je n'ai fait contre Ascléyos -et encore, j'ai été aidé- tandis que... Lana ? 'faut pas que j'oublie qu'elle est sur le Lien ! Où est-elle précisément, d'ailleurs ?
Je scrute la forêt en pointant sur la proue, et je trouve la sith perdue, assise, recroquevillée sur elle-même, sans savoir quoi faire ni penser. Lana ? ... "Va-t-en !" pleure-t-elle. Bonne nouvelle, elle m'entend. Mauvaises nouvelles : elle ne m'a pas reconnu, et ne va toujours pas mieux. Je ferme alors mes pensées, pour me concentrer, et, toujours les yeux fermés, je réouvre dans cette zone-ci. J'essaie de ressentir la moindre parcelle de... oui... les flammes des quelques rares combustion... les flux de vie... le métal qui résonne... la terre qui me parle... je vois. J'essaye alors de me refocaliser sur Lana, et je vois littéralement qu'en elle bout le doute, l'inquiétude, la peur... tout.
Et à côté d'elle se trouve une autre personne. Je retire ce second état pour voir de qui il s'agit. MERDE !!! C'est KALA ! Lana ! Écoute-moi ! Kala est juste à côté de toi ! "Phobias... non... traître !" Kala lève ses sabres sans un son, prête à frapper. Je te jure que tu dois me faire confiance, Lana !! Ta vie en dépend !! " Vous m'avez trahie depuis le début... raah ! Et pourquoi je pense à lui comme s'il était là ! " La jedi charge ses deux lames d'une énergie fatale. Mais je suis là, en train de te parler ! Lana ! " Arrête ! Lana, il faut que t'arrête de penser à lui, d'accord ?! " Lana, cesse de te convaincre de cela ! Derrière-toi, elle est là !!! " Noooon ! Je n'en peux plus ! Laisse ma tête tranquille ! " Lana, bouge ! Tire-toi d'ici ! Ne reste pas là !!! "Non... je ne veux pas... " Et dans un regard jouissif, Kala abat ses lames sans un son.


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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Jeu 17 Nov 2011 - 23:26

Une collision monumentale. Le son caractéristique du membre qui heurte avec une violence inouïe, sa pauvre cible, qui ne 'sy attendait pas. L'onde résonne dans le vide, durant plusieurs secondes, montrant l'intensité du choc, suivi de l'écrasement au sol. L'adepte de la Force vient d'en prendre un sacré coup, le plus puissant qu'elle n'aurait jamais cru, disposant d'une force puisée dans les émotions de son assaillant. Les yeux ouverts, il faut bien deux minutes à Kala pour ce rendre compte de ce qui vient de se passer :

Kiràly vient de l'abattre trois mètres plus loin.

Lana, qui n'a donc rien senti, ouvre les yeux, et découvre à sa droite le jedi aux sabres blancs, et à sa gauche, la jedi Kala qui vient de se prendre un coup de pied salvateur en pleine face. Mais la sith reste sans voix, sans comprendre. La jedi relève à peine la tête, et bafouille : "M... m... mais... mais !
- Cette personne ne doit pas mourir. Je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour que cela reste vrai." lui répond Kiràly. La sauvée se retourne, les yeux éblouis d'étoiles, en direction du jedi. Ce dernier s'avance pour se mettre en travers du chemin de Kala, si elle désire toujours de mettre fin aux jours de Lana. " Relève-toi, et va-t-en d'ici.
- Mais... enfin ! Maître Kiràly ! C'est une sith !
- Ce que je vois ici, c'est une jeune femme magnifique, en proie aux doutes, qui ne peut se battre. Et tu oserais la tuer de sang froid ? reprend Kardfehér.
- Je... je préfère cela, plutôt que de la voir me tuer de sang froid quand viendrait mon tour, ou celui d'un autre !
- Ça s'appelle la vengeance prématurée, ma chère, commente l'immense jedi.
- Mais enfin ! On ne peut se permettre d'être loyal envers ceux qui nous tuerons dès que nous aurions le dos tourné ! proteste Kala.
- C'est en faisant découvrir la bonne voie aux autres que tu t'en feras de alliés, réplique Kiràly. Prends exemple sur Luraë, Kala.
- Que ?!!!!! " La battue, surprise, grince des dents, fronce des sourcils, et fixe le sol. La jedi crache alors ce fichu nom, avec une haine indiscible : " Luraë... Luraë... Lu Ra Ë" Finalement, elle semble enfin comprendre, et se redresse, face à l'autre jedi. " Il n'y en a que pour elle, hein ?
- Kala, la jalousie est un mauvais défaut, cite Kiràly.
- Avoue qu'elle te plaît plus que moi !
- Objectivement, je me vois mal supporter une femme qui me gueulerait dessus comme ceci, se défent-il.
- Foutage de gueule !!! Tu n'as jamais voulu reconnaître ma supériorité, grâce à mon artefact, par rapport à cette... pute.
- Kala, j'espère que je n'aurais pas à me répéter.
- Et bien vas-y, répète-toi ! " La jedi dégaine alors ses sabres rosés, et se place en position de combat. " S'il seule la mort peut t'ouvrir les yeux, je le ferai ! Maintenant, j'ai compris pourquoi le conseil subsidiaire m'a nommé dans cette basse organisation que sont les Mains de Force !
- Pour y mourir. " L'information passe telle une lueur entre les deux individus. C'était dit. Ils étaient clairs là-dessus. " Ouais. Venant de toi, ouais. On a tous toujours voulu te tuer, Kiràly. Et je vais m'octroyer... ce privilège !!!! " Mais le grand jedi réagi au quart de tour : il sort un seul sabre de sa ceinture, et le lève vers le ciel. Kala, qui s'apprêtait à lui foncer dessus, s'arrête et couvre ses yeux, pour esquiver le fameux flash intense.

Sauf qu'un éclair mauve survient amocher la jedi, qui ne s'y attendait pas non plus. Touchant quelques composants électronique sur la structure interne du Lien, une petite explosion en suit, suivie de fumée, permettant la fuite des deux autres individus. Le dernier fuyard prend Lana dans ses bras, et la transporte ailleurs. Cette dernière, déjà en partie perdue, ne sait pas du tout comment réagir. Son porteur la pose juste un peu plus loin, à l'audition d'un bond. Le temps que Kala sorte de la fumée depuis les airs, et ne tombe sur eux, le sauveur allume son sabre, pour parer l'assaut. Mission réussie : la charge de la jedi est stoppée par une lueur rouge. Le sort d'illusion se dissipe, laissant voir à présent Tifa, qui d'une main, produit un nouveau barrage de tonnerre, renvoyant Kala de là d'où elle vient.

Lana relève la tête pour fixer son maître. Hélas, cette vision lui rappelle également des tonnes de souvenirs. Mais l'apprentie n'a pas le temps de dire un mot :

"Je sais que Luraë aurait préféré te laisser réfléchir seule... mais je préfère que tu me haïsses en étant encore en vie !"





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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Ven 18 Nov 2011 - 12:43

Dark Tifa ne s'attarde pas sur son apprentie, se relève et se positionne face à Kala. Cette dernière croise les sabres et ajoute : " Je me disais bien que Kiràly était plus puissant que ça !
- Arrête, t'y a cru sur toute la ligne. C'est trop facile de dire ça a posteriori ! " lui fait remarquer la sith. La jedi ne répond pas à cette vérité : elle charge, sabres en avant, vers Tifa. Je guide cette dernière, pour envoyer un bon coup de jus durant ce court laps de vulnérabilité. Prise au piège encore une fois, la jedi s'affaisse par terre après le choc. Tifa s'avance légèrement : " J'ai résisté à Kiràly, et prouver que je peux le mettre en déroute, ment Tifa. Et tu oses imaginer pouvoir me battre ?
- Je sais toujours là où il faut être. Ainsi, j'ai toujours la victoire dans mes mains !
- Mais oui, bien sûr... c'était déjà une mauvaise idée de venir sur le Lien... et pas que pour toi d'ailleurs...
- Tu peux clamer ce que tu veux, sith ! C'est dans TON vaisseau que je suis arrivée ici ! Et grâce à ce bracelet. Alors ne néglige pas une telle puissance !
- Quoi ? Comment...
- Par les pièces vides, en esquivant à chaque fois de te rencontrer, toi ou l'autre con.
- C'est toi qui a modifié les holocrons ?!!! lui crie Tifa.
- Hein ? Quels holocrons ? " La sith reste suspicieuse. Mais apparemment, elle n'y est pour rien. Et honnêtement, elle n'était pas sur Taris, alors... Finalement, la sith reprend sur un autre sujet : " Et à présent, ton bracelet ne te dit pas d'aller en enfer ? " Kala reste silencieuse, emmerdée par cette remarque. Elle regarde vite fait son bracelet, et semble en mauvaise posture. " Oho ? Un objet serait plus intelligent que toi, à présent ? Tu frises le ridicule, chère jedi !
- Je te tuerais, par n'importe quel moyen !! " Et là, la jedi accompli quelque chose d'illigique à première vue : elle marche vers Tifa, sabres allumés. Mais oui ! Si elle bondit vers Tifa, elle se prendra des éclairs, et elle vient enfin de le comprendre ! Ma maître comprenant la chose également, elle décide de jouer un tour elle aussi : elle modifie son apparence pour prendre les traits... de Kala ! La véritable s'arrête d'un coup, et demande : " Tu espères vraiment confondre l'originale ?
- Ouais. " Un seul sabre à la main, elle court en direction de la vraie Kala. Cette dernière pare l'assaut, et enchaîne par un coup de pied retourné. La métamorhposée se baisse, laissant son assaillante lui passer dessus, dos à dos, pour tenter un croc-en-jambe. La jedi chute, mais se rattrape, bras dirigés vers l'herbe. Faisant un mouvement de pompe, elle se relève d'un bond et, bascule en arrière pour attraper dans son propre dos Dark Tifa. Cette dernière, sous forme de Kala, tente de se repositionner pour cette lutte, mais hélas, la jedi semble plus douée sur ce plan. Sa souplesse lui permet de placer ces membres à des endroits où, d'un regard extérieur, on n'aurait cru qu'ils puissent s'y trouver. La maître aux sabres roses les lâche alors pour frapper de ses mains et ses pieds, libérant le sabre rouge de Tifa de l'emprise des mains de la sith. Les trois manches roulent dans l'herbe importée, et les deux combattantes enchaînent à présent des coups bas, prises et esquives, au corps à corps, littéralement. Mais personne n'est dupe sur ce point : la guerrière est bien plus douée que l'inquisitrice. Tifa se prend alors plusieurs coups sans pouvoir y répondre correctement. Le dernier les fait chuter toute les deux, les emmêlant l'une dans l'autre. Par miracle, elles tiennent debut, et Kala s'aperçoit d'une magnifique posture, pour elle. Elle basse sa garde le temps d'envoyer sa jambe en pleine tête de son adversaire. Pour ce premier choc, la jedi perd alors tout contrôle sur la situation. En effet, son membre vient de la frapper. Ou plutôt, celui de Tifa, elle-même sous l'apparence de la jedi. Profitant de ce court instant de confusion, la sith se libère de l'étreinte de la combattante.

" Ça fait bizarre, hein ? commmente-t-elle en reprenant son apparence normale. Qui croyait ne jamais se faire duper par un truc pareil ?
- Je vais te découper !! " Kala tend alors ses bras en direction de ses sabres, pour tirer profit de cet avantage tant que son adversaire n'en a point. Mais ni son sabre de droite, ni celui de gauche, n'arrivent à destination. En fait, aucun ne part, même. Les deux femmes se regardent, avant de se tourner vers la position de leurs sabres. Lana s'y trouve à présent, confiance, debout, les trois sabres dans ses bras. " Donne-moi ça, tu veux ! " lui ordonne la jedi, accompagnée d'une vague de Force. Cependant, avant qu'elle n'atteigne sa cible, elle est interceptée par une seconde manipulation de la Force, de la part de Tifa. " Tu ne lui feras rien.
- Léana, ne remarques-tu point que tu aides celle qui t'a asservie !!! " tente alors la jedi. Destabilisée, Lana lâche les trois sabres, qui n'ont pas même le temps d'heurter le sol : les deux combattantes les récupèrent par la Force immédiatement.

Curieusement, la jedi ne lance pas d'assaut immédiatement. Elle prend une posture que je n'ai jamais vu auparavent : le corps presque de profil, un sabre vers son adversaire, et l'autre, dans la direction opposée, en formant un arc de cercle si on trace une ligne en suivant les sabres et les bras. Tifa hausse un sourcil, puis les épaules. En balance son célèbre barrage de Force. La foudre ploie vers la cible, qui reste sans flancher, à la vue de cette énergie. L'éclair touche alors le sabre, et semble aspiré par ce dernier. L'électricité parcours visuellement la lame, puis le manche, et enfin atteind le bras. Au même moment, la jedi, affirme son geste ondulatoire, pour accompagner le flux : la foudre passe d'une épaule à l'autre, puis son autre bras, et enfin son arme. Dans ce dernier geste, elle l'abat en direction de Tifa, lui renvoyant ainsi son attaque signée.
Les traits mauves retournent à son lanceur, prêts à l'anéantir.
Magnifique tactique que voilà, utilisée au moment parfaitement opportun, garantissant ainsi la réussite de la manoeuvre, bien qu'expérimentale. Mais Tifa écarte alors ses doigts, pour récupérer sa propre puissance, et réduire à néant les efforts de Kala.

" Euh... t'espérais quoi ? Je suis une grande sith, maîtresse du côté obscur. Alors c'est pas un petit truc comme ça qui va m'arrêter. " Le dégoût se lit sans peine sur le visage de Kala, qui maintenant reste ici sans savoir quoi faire. Cela dit, après un moment de réflexion, ce n'est plus ce sentiment, mais la haine, à présent que l'on peut lire dans ses yeux. " Je vais tuer tous ces mécréants du Lien... à commencer par toi !
- Je t'avoue qu'une organisation pareille est ce que je pourrais appeler moi-même une passerelle à la trahison. Mais je ne le ferai pas : j'ai une amie à y retrouver, concède Tifa.
- Tu ne retrouveras personne ! " La jedi rebrousse alors sa manche, et arrache son bracelet orné. Elle le jette au sol pour ensuite l'empaler avec ses deux lames roses. Une onde noire en sort, et projette au sol les deux sith, alors que Kala reste inerte. Du cristal qui compose son coeur, un mince filet obscur flotte s'échappe, et monte vers sa libératrice. D'une inspiration, cette substance entre en communion avec Kala, et une modification subite s'en suit. Son regard change, et une flamme de fureur l'illumine. De même, des traits runiques se tissent sous sa peau. La Kala que nous avons connue semble s'être effacée face à cette nouvelle identité. "MEURS !" D'un bond d'une vitesse surhumaine, elle heurte Tifa, sabres contre sabre, et l'expédie au sol, sa tête prenant un sale coup contre un rocher. Alors que l'assaillante se prépare pour achever sa cible au sol, un éclair de Force envoie valdinguer les sabres de chacune dans les airs. Mais la folle n'en tient rigueur, elle s'attaque alors à son ennemie à coup de griffes, lacérant le visage de l'inquisitrice. Cette dernière comment à perler du sang, mais projette une nouvelle série d'énergie. Manquant sa cible qui vient de bondir ailleurs, elle a au moins réussi à sortir de cette mauvaise posture. Tifa se relève et aperçoit au sol les traînées d'herbes noires. Les mouvements de Kala donne la mort aux végétaux. Un bref instant lui suffit pour la retrouver, pendue à une branche, alors que les feuilles se décomposent à sa présence. Un trait d'énergie mauve la fait décamper d'ici, à une vitesse inatteignable et elle s'arrête contre un rocher, qui explose au contact de cette force.
" C'est quoi cette connerie ? s'interroge Tifa à voix haute.
- C'est la puissance que seule la lumière peut me donner, sith ! explique Kala.
- Quoi ?! Impossible ! Vous qui prônez toujours...
- Trêve de bavardages ! " Kala charge d'un envol l'inquisitrice, et l'écrase au sol. N'ayant plus d'arme, elle s'en prend à elle à coup d'ongles -voire griffes à présent- pour lui arracher la peau. Ayant une personne assise sur elle, et malheureusement les mains coincées en-dessous, tente de se débattre de cette folle, dont le visage se rempli du sang de la sith. La cruelle se lève les lèvres d'une envie de meurtre, d'assouvir ses pulsions, en riant et écorchant sa victime : " Regarde-moi ! À présent, qui fait la maline ?! Regarde cette supériorité que tu ne pourras jamais atteindre ! Pleure ton désespoir de ne pouvoir voir la lumière, être inférieur ! Je suis la véritable victoire de cette guerre ! Tu entends ? Moi seule ! "


Alors qu'elle allait planter ses dix doigs dans la poitrine de la sith, une lame rouge la transperce au niveau de la colonne vertébrale, et ressort entre ses attributs. Arrêtée dans son mouvement, Kala perd toute sa fougue, et s'écroule sur sa gauche, la lame terminant de la couper. Derrière elle se tient Lana, qui, dans un élan de reconnaissance, un début de larmes perlantes, avoue :
" Je ne veux pas ressembler à ça... "




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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Ven 18 Nov 2011 - 17:34

Maintenant que la menace vient d'être découpée par le sabre de Lana, je décide de laisser les filles dans leurs réconciliations émotives. Bref, je dirige ma méditation dans le destroyer interceptor venu de nulle part.

À peine ai-je commencé que j'entends des pas non loin de moi. Je sors de mon état pour écouter par mes propres moyens. En effet, il n'est pas loin. Je me lève et m'approche silencieusement de la porte à ma droite. Oui, vers là-bas. Je l'ouvre et arrive face à l'ascenceur du vaisseau. Mais il a été détruit, et seul un cylindre vide, descendant, s'offre à moi. Bon... et bien, je suppose que je n'ai guère le choix. Je taille une paroi à l'aide d'un des mes outils de découpe universelle, pour en laisser sortir une bonne quantité de câbles. J'en sors un qui pourra sans doute se défaire. Je le laisse défiler pour avoir une bonne distance de marge, et me prépare à descendre en rappel. Je n'aime pas du tout, le rappel. Donc je m'élance d'un coup histoire que ça passe vite. Mauvaise idée. La vitesse que je prends ne me rassure pas du tout !!! J'allume mon sabre rouge pour le planter dans la paroi et freiner ma descente vertigineuse. Aha... inutile, mec... le sabre traverse l'acier comme s'il n'existait pas. Je cherche alors du regard un endroit où sauter. La porte de l'étage d'en bas est derrière moi, mais arrive bientôt. J'attends un peu... La vitesse s'accroît... Preeeesque... Maintenant !!! Je bondis en arrière, effectuant un salto, pour me rattraper dans cet étage inférieur.

Ou plutôt, sur quelqu'un de l'étage inférieur. La puissance de la chute nous renverse tous les deux, et me fait rouler quelques mètres plus loin. " Aïeeeeeuuuuuh !! " se plaint une voix féminine. Hein ? Je me relève d'un bond, et vois alors Ariana. Celle-ci se tourne vers moi, et ajoute : " Aha... finalement, ça tombe bien, je te cherchais...
- Moi aussi. " Je dégaine mes lames, et bondis sur celle qui a ammené cette terreur sur le Lien. Elle allume son sabre juste à temps pour parer l'assaut, mais elle remarque : " Comment ça, toi aussi ?! Tu ne savais même pas que j'étais là !
- Rectification : que c'était toi ! Je me doutais bien que quelqu'un pilotait ce vaisseau, quand même ! Sinon, je ne serais pas venu ! " Je la pousse en dépliant mes bras, et me repositionne. Elle s'est laissée faire et reste inerte à présent. " Mais je suis ici pour tuer celui qui manipulait ce vaisseau !
- Toi aussi ?! Hum... en même temps, vu le tir qu'il a fait, cela serait étrange, de la part d'un jedi, avoue-je.
- Or... le sith ici, c'est toi ! conclu-t-elle en pointant son arme vers moi.
- Quoi ?! Mais je ne sais pas piloter un vaisseau par la Force ! Ni faire des éclairs, d'ailleurs !
- C'est cela, oui... " Ne me croyant pas, elle projette une onde de Force qui m'expédie loin d'elle. Je me relève, et bondis de toute mes forces pour arriver au corps à corps. Trop lent. Rebelote, et me voilà au bord du tunnel de l'ascenseur. Raaah, c'est pas vrai ! " Dis-moi n'importe quoi, mais je te prouverais que ce n'est pas moi !
- Tu feras en sorte d'être incapable de faire ce que tu as fait. Laisse tomber, affirme Ariana.
- Et si ce n'était vraiment pas moi, comment voudrais-tu que je te le prouve ?
- C'est bon, tu as utilisé du subjonctif... car c'est toi ! " Elle attrape par la Force un tube métallique qui jonche le sol, avant de me l'envoyer. Je le découpe en quatre à son arrivée, et j'en profite pour avancer du maximum que je puisse. Elle récupère d'autres pièces métalliques du vaisseau en ruine, et me les projette une à une, pendant que je fais mon possible pour avancer en les esquivant, quand je ne les tranche pas. Mais même ainsi, ma progression est lente, à couper en quatre, mes sabres restent un peu long... Encore un générateur. Je place mes lames en ciseau vertical, et le divise en deux à son approche. Le frottement des lames crée quelques flammes, qui embrasent le contenu, dans une explosion. Sur le ventre, emporté par le souffle, je me glisse jusqu'au bord du sol, les pieds et le bas du corps dans le vide. Mais je l'ai senti, à présent. Cela devient évident, pour moi... Ariana, qui était déjà plus loin, s'est à peine courbée. Elle s'avance à présent, en position de force. " Alors, ça fait quoi d'être dans la merde, à présent ?
- Tu ne m'auras pas ainsi ! " Usant de la Force, je bondis en avant, mes armes en ciseaux fermé à l'horizontal. Mais je ne lui laisse pas le temps de me pousser à nouveau : j'ouvre mes lames pour créer une onde enflammée, et cette fois-ci, je la contrôle, pour qu'elle atteigne ma cible, qui, prise au dépourvue, ne peu s'en défendre. Fort heureusement pour elle -et ses adorateurs- sa peau n'est pas brûlée : mes flammes sont encore faibles. J'atterri droit sur le métal, tandis qu'elle se relève de cette botte secrète. Je me prépare à en faire une nouvelle, mais pose une question avant d'attaquer : " Je sais que tu es la soeur de Lana, ou Léana, plutôt.
- Et moi j'en ai rien à cirer, de qui t'es ! " Elle reproduit une intense vague de Force. À mon tour, j'exécute mon feu de Force, et les deux masses d'énergie se rapprochent... et s'ignorent ! Constatant cela au dernier instant, je me déplace in extremis pour esquiver, et Ariana semble avoir tout autant de mal à le faire. Les vagues passées, j'enchaîne plusieurs de ces ondes brûlantes, en traquant Ariana. Elle court, saute, roule, change de direction, alors que des lames de feu tentent de l'attraper. J'avance à mon tour dans la salle d'à côté.

Planquée derrière une table d'infirmerie, je fais tout sauter par le feu, la mettant ainsi au sol. " Écoute, je ne souhaite pas te tuer...
- Et tu crois que je vais te croire ? Crétin !! me coupe-t-elle.
- C'est Caeli qui m'a mené ici, d'accord ?! Caeli, Amentia, tu connais ? lui demande-je.
- Elle fait à peu près n'importe quoi pour de l'argent. Et tu maîtrises la Force, ce pu être un jeu d'enfant de faire ployer sa volonté !
- Quoi ? C'est de la diffamation ! Caeli est bien plus intelligente que ça ! Elle ne se laisse pas duper par le premier jedi ou sith qui passe !
- Ben, voyons ! " Elle se repositionne, et commence à concentrer une forte énergie dans ses mains. " Juste avant de crever, j'aurais une petite curiosité : quel es ton nom ? Histoire de l'écrire sur ta tombe, à côté de "a su piloter un croiseur désué rien que par la Force."
- Je n'ai jamais piloter ce vaisseau ! Par contre, je m'appelle Phobias, Ariana. " Cette dernière nouvelle l'arrête net. " Phobias ?
- Oui.
- Orrodia ?
- Y'en a pas trente-six. " Il lui faut ensuite un temps avant de s'en remettre. Elle éteint son sabre et reprend : " Merde, alors...
- Tu vois, quand je te disais que je n'y étais pour rien dans cette histoire, lui fais-je remarquer.
- Mais t'aurais pû m'le dire tout'd'suite, idiot ! " me dit-elle en relâchant son attaque de Force sur moi. " Voilà, ça t'apprendra ! " Je me relève de cette chute, qui s'est accompagnée de quelques débris. " Hé ben... t'aimes pas avoir tord...
- Continue comme ça, et je te ferai regretter d'être un sith ! me crie-t-elle en rangeant son arme.
- Tu n'en penses pas un mot, ai-je remarqué. Comment es-tu arrivée ici ? reprends-je en mettant mes sabres à ma ceinture.
- On est arrivés par le défenseur. Mais impossible de trouver le pilote de l'Interdictor.
- "On" ? ajoute-je.
- Oui, maître Kiràly est ici aussi. On s'est séparé pour les recherches. " Ah. Kiràly Kardféher est sur le vaisseau. Bon... euh... " Mais vous êtes là depuis combien de temps ?
- On a pénétré le hangar juste avant qu'il ne parte en hyperespace. Et toi ?
- Depuis qu'il a attaqué le Lien. C'est-à-dire quelques minutes. Je suis venu pour arrêter celui qui menace tout ça.
- Logique... je dois continuer les recherches, toi... pars où tu veux.
- Cela ne sera pas nécessaire. " Une voix fort reconnaissable débarque d'une pièce adjacente. L'immense jedi rentre, et nous voit tous les deux ici. À ma vue, il incline la tête : " Phobias Orrodia.
- Euh... dois-je comprendre que la fuite est mon seul espoir ?
- Non. Il faut rentrer.
- Vous avez tué le sith responsable de tout ça ?
- Non, Ariana. Il s'est enfui, nous informe Kiràly.
- Vous l'avez reconnu, maître ?
- Il me semblait qu'il n'appréciait pas ce titre, non ? commente-je.
- Comment tu sais ça, toi ?! se retourne Ariana.
- C'était lui. " Ces paroles de Kardféher semble emplie d'importance. Mais personnellement, cela ne m'aide absolument pas. Ariana remarque mon embêtement, et me chuchotte : " Un gars vachement puissant, et c'est pas la première fois que Kiràly le voit.
- D'accord... En fait, vous m'annoncez que je suis venu sur le vaisseau pour rien ?
- Non, il va falloir se défendre, à présent, infirme Kiràly.
- Il veut nous tuer ?! s'étonne Ariana.
- Non. Rien à voir. Une image vaudra mieux que n'importe quelle parole. Suivez-moi. " Le jedi s'en va alors. Ariana me fait signe de la suivre, et elle s'empresse de rejoindre Kiràly. Je m'avance à sa hauteur, et nous avançons dans les couloirs de l'Interdictor.


Désirant meubler le silence, Ariana me dit : " Merci encore, pour le Lien. Pour Lana, du coup.
- Je ne pouvais laisser les choses ainsi, Ariana... Mais comment êtes-vous arrivés au Lien, d'ailleurs ?
- Ah, ça. C'est le système de balise, Luraë m'a donné son pendentif où étaient reliées les coordonnées. Mais sans son aide, jamais nous n'aurions pu le trouver.
- Eux non plus. " Les paroles de Kiràly nous figent. Face à la vitre, nous contemplons ce que nous avons ignoré jusque-là : l'espace.
Voici à présent qu'il se rempli de la flotte chaotique qui flottait autour de Dantooïne. Les chasseurs quittent l'espace subliminique, et s'enfonce très près des deux Interdictors. Nous réalisons alors le double cauchemar. Non seulement le Lien va être découvert par cette flotte. Mais en plus, les coordonnées qu'ils ont reçu pour venir sont légèrement décalées : nous observons à présent des dizaines et des dizaines de vaisseaux s'enfoncer les uns dans les autres, à la sortie de l'hyperespace, et le Lien comme cet Interdictor, ne sont pas épargnés par ces multiples empalements.




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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Ven 18 Nov 2011 - 20:08



Il faut faire quelque chose, et vite ! Mais Kiràly me prend de vitesse : " Il faut faire évacuer le Lien.
- Évacuer ? Non ! Cela reviendrait à l'abandonner...
- Pas dans ce sens-là, me corrige-t-il.
- Comment ça, alors ? l'interroge Ariana.
- Il faut le faire évacuer d'ici.
- Ah. Euh, mais à quoi ça sert, à présent : ils pourront toujours revenir... déprime Ariana.
- Non : il dispose d'un brouilleur des radars militaires classiques et avancés. Seuls des prototypes utilisant un système ancestral de repérage pourront le voir. Et comme je viens de l'expliquer, c'est quasiment obsolète, la rassure-je.
- On n'a pas... " Mais Kiràly s'arrête alors. Nous sentons à pein plus tard que nous sommes en effet menacés. D'un bond, nous nous écartons, et un chasseur républicain quitte l'hyperespace pour venir s'encastrer dans le mur. Heureusement pour nous, le laps de temps ici fut très court : Ariana ferme aussitôt une porte-barrière pour nous isoler du crash. " Merci, Ariana.
- J'y pense ! Je dois faire quelque chose pour le Lien ! réalise-je soudain.
- Bah, mise à part y aller...
- Non Ariana : je connais la technique de la méditation de combat. Je peux tenter de limiter les dégâts en cours, alors ! l'informe-je.
- Fais-le immédiatement, je dois faire autre chose, nous averti Kardfehér.
- Quoi donc ? lui demande la jedi.
- Il est encore dans ce vaisseau, explique alors Sabres Blancs. File jusqu'au défenseur : il ne faudrait pas qu'il nous le vole. Je vais tenter de l'intercepter.
- D'accord... " Kiràly les Sabres Blancs s'envole hors de notre champ de vision à une vitesse incroyable. Ariana se tourne vers moi, en train de m'asseoir : " Hééé ! Mais qu'est-ce que tu fais ?!
- Je vais guider ceux qui ont besoin d'aide. " J'entre alors dans ma stase de méditation. Ariana tente de communiquer avec mon corps. Laisse tomber, j'entends rien. " Quoi ?! " Mon corps ne perçoit plus, tout dépend de là où je localise ma vision. File, maintenant. " Hum... d'accord. " Je la vois courir en direction des hangars de proue, c'est-à-dire presque à l'opposé d'ici.

Je me concentre à présent sur ce qui suit : les vaisseaux sortant de l'espace subliminique. Un véritable chaos à essayer de ressentir qui va arriver où et à quel instant précis. En fait, je n'y arrive absolument pas. Soit, je communique avec du vide. Soit, avec des gens déjà enfoncés dans le décor.
Je me résous à viser ailleurs : le Lien. Des chasseurs personnels ont apparemment déjà percés la coque de la bulle. Je cherche alors à suivre quelqu'un en particulier. Et je trouve Caeli. À l'intérieur de la structure de base, elle rassemble et rassure la foule. Tu m'entends ? " Hum ? Oulà... " Caeli, c'est Phobias ! Je te parle par la pensée. " Quoi ?! " Parle à voix haute, je t'entends, et je peux te répondre ainsi. " Avoue que ça fait bizarre. Laisse-moi le temps de m'écarter. " Ça marche. Comment vont les deux sith ? Caeli attends d'être seule pour me répondre : " Deux sith ? " Oui, Lana, que tu as amenée ici, et son maître, que j'ai ammenée ici. " Ah bah... aucune idée. S'ils n'en veulent pas trop aux jedi d'ici, elles sont probablement avec Luraë et Jul'han. " Très bien. Des vaisseaux débarquent, je suppose que tu es au courant ? " Carrément. Je pensais utiliser les tourelles du destroyer pour abattre certains vaisseau. " Euh... je ne suis pas sûre qu'elles sont toutes en l'état... " Pas grave, plus il y en aura, mieux ça sera ! " Ok, je te laisse. Bonne chance. " Que la Force soit avec toi ! " Hum... Merci... Je me dirige vers le centre de la bulle, vers les adeptes de la Force.

Je vois alors Luraë qui s'est évanouie, étale sur une couverture. Lana à ses côtés, et Jul'an assis à la place de Luraë. Lana ? Lana, tu m'entends ? " Hein, Phobias ? " Oui, j'ai appris à communiquer comme ceci, via la méditation de combat. " Tu es toujours dans l'autre vaisseau interdictor ? " Oui. Comment va Luraë ? " Et bien... je ne suis pas médecin... Tifa non plus d'ailleurs, mais elle s'est soudainement arrêtée, et est tombée. Je ne sais pas quoi faire, maintenant. Mais elle respire encore. " Prend bien soin d'elle, quitte à y perdre quelque chose. Elle pourra toujours te le rendre, si elle est en vie. " Hein ? Je ne suis pas sûre... " Et Jul'an ? " Le jedi ? Il s'est mis dans cet état, et parle peu, de manière brève. Mais je pense qu'il fait quelque chose, car je vois bien les trous béants dans les vitres. " Il faut qu'il tienne, le temps qu'on s'en aille. Caeli tente de mettre la foule aux armes, histoire d'avoir un moment de répit. Il faudra ensuite faire partir le Lien. Je viendrais pour les réparations. " Tifa est partie te chercher à l'instant. Je crois qu'elle va prendre une des navettes de secours du vaisseau, pour te rejoindre. " Ah ? Bon, ben, si elle veut... " Phobias. " Oui ? " Je m'inquiète pour la foudre, là-haut. C'est pas celle de Tifa... et elle bloque entièrement le Lien. " Quelle... ? Oui ! Merde. En effet. Celui qui les produit est extrêmement intelligent : tu ne me l'aurais pas dit, jamais je ne les aurais aperçus. " Mais ils sont énormes ! Comment tu peux les rater ?! " Je ne vois pas à proprement parler, je ressens les chose. Il a masqué tout ceci. Voilà pourquoi j'avais l'impression qu'il n'avait fait qu'une seule attaque : c'était faux, il maintenait le Lien à cette position et... OH ! " Qu'est-ce qu'il y a ? " À tous les coups, c'est lui qui a appelé les flottes pour détruire le Lien ! Lana, tu tiens le coup, même si un croiseur s'enfonce dans le lien. Kiràly et moi, on va s'occuper du problème. " Kiràly ?! " Cette fois-ci, je ne prends pas le temps de lui répondre : je mets fin à ma méditation de combat, me lève et cours dans les pas de Kiràly Kardféher.
Une fois ce lui anéanti, on fera partir le Lien, et ça ira. Mais d'ici-là, on peut se faire embrocher à tout moment !

L'ennui, c'est que j'ai aucune idée de l'endroit où il se trouve... J'avance alors au hasard des des corridors, sans jamais tomber sur une forme de vie.
J'arrive dans une vaste salle, la réserve de soldats apparemment, vu les prisons qui sont à côté. Soudain, la Force m'interpelle, et je me lance face contre terre. Un chasseur entier débarquant dans l'espace réel se plante au beau milieu de la salle, et m'aurait fauché intégralement si je ne m'étais pas plaqué au sol. L'avant du vaisseau s'écrase contre le mur d'en face, et une série d'explosion survient. Je me relève, bondis, et quitte la pièce aussi vite que possible. Je m'écarte, hors de portée de la déflagration, et grâce à ma pseudo-maîtrise des flammes, j'écarte celles qui auraient voulu m'atteindre. Le brasier prenant fin, je jette un oeil sur les restes de la salle. Tout est carbonisé. Bon bah... on va voir ailleurs, alors. Je m'empresse de changer de direction, et retour sur mes pas -car j'étais arrivé à un cul de sac-.
Au cours de mes recherches, j'entends d'autres éléments spatiaux pénétrer violement dans l'interdictor. Aïe aïe aïe... j'ai aucune envie de rester dans le coin, moi... Alors que j'arrive dans le tube de l'ascenseur, j'entends d'autre pas résonnant. Ça vient d'en bas. " Héééééééhoooooo ! " C'est la voix de Tifa. " Tifa ! C'est moi, Phobias !
- T'es où ?! me répond-elle en s'approchant apparemment du cylindre creux. Ah, t'es là, en haut ?
- Tu peux m'expliquer ce que tu fous ici ?!
- Caeli étant en train de canarder un maximum de vaisseau depuis les tourelles du Lien, je me suis dit que tu pouvais difficilement l'attendre. Non ?
- Lana m'a dit que tu étais venue par une navette, elle est où ?
- Au même étage que moi ! Descend !
- Je dois trouver le sith qui a provoqué tout ça ! conteste-je. Il paraît que l'on voit des éclairs autour du Lien, depuis la bulle.
- Carrément ! Tu ne les as pas vus ? m'interroge Tifa.
- C'est bien ce qui m'a surpris ! Lana a dû me prévenir, sinon, je ne les aurais pas ressenties !
- T'es vraiment un myope ! J'ai pris des explosifs pour faire sauter le destroyeur, m'averti-t-elle.
- Quoi ???!!! Mais ça ne va pas !!!
- Tu veux faire quoi ? Traquer un planqué, sans doute capable de se mettre invisible, alors que Lana risque d'y rester sur l'autre vaisseau ?!
- Euh... c'est moi où tu te mets à vouloir sauver le Lien ? m'inquiète-je.
- Caeli m'a forcé à les prendres... alors tant qu'à faire.
- Ça devient logique ! Bon, je saute ! " Voyons... trente mètres environ. Je pense que ça va le faire. Je prends un grand élan dans le couloir, sprinte comme un taré, et l'élance dans le tube, vers la paroi d'en face. Le temps de l'atteindre, je perds facilement une dizaine de mètres de hauteur. Je me retourne, pieds vers le mur, et arrive sur ce dernier. Ne pouvant m'accrocher, je me repousse, tel un ressors, dans la direction opposée, mais légèrement vers le bas. Tête la première, je file droit vers l'étage inférieur, quand j'aperçois directement Tifa. Prise de surprise, me voyant fondre sur elle, elle lève son bras, et émet une série foudroyante. Sa force coupe net mon élan, et je chute sur le mètre restant, de manière verticale. Un peu plus tôt, et je serais dans le vide. Mais outch quand même ! Une fois au sol, Tifa s'approche et me crie : " Mais ça va pas ?!! J'ai cru qu'était le sith du vaisseau !
- Ça me rappelle autre chose... me plains-je en me relevant.
- N'empêche que t'as l'air un poil plus résistant, depuis peu.
- Obligé, sinon votre entraînement m'aurait tué, lui renvoie-je. Oulà, votre visage, ça ira ?
- M'en parle pas. Dès notre retour sur Korriban, je fais en sorte de récupérer ce que cette... tarée, m'a arraché violemment.
- 'Pas eu le temps de passer dans la cuve de kolto ?
- J'aurais bien essayé, ne serait-ce qu'en partie. Mais nos réserves sont vides. Il faudra en remettre une fois à la maison.
- J'y penserais...
- Bon. Suis-moi, j'ai posé des charges sur tout le côté tribord du croiseur. Il faut finir le bâbord. " J'acquiesce, et nous trottons jusqu'au côté ouest du vaisseau.

Placer des charges ne nous prend que peu de temps, tandis que nous esquivons les quelques empalement soudains qui semblent ne jamais cesser. Ou presque, au bout d'une dizaine de minute, un croiseur entier empale le bec supérieur de l'Interdictor dans lequel nous nous trouvons. " Eh ben ! Heureusement qu'on est en bas ! " commente Tifa. Le temps de fixer l'espace, nous remarquons alors que ce choc a mis fin aux éclairs autour du Lien. " Ah ?! Il aurait été touché ?
- Il faut en profiter, lui rappelle-je. Posons les dernières charges, et faisons tout sauter en partant.
- C'est bien d'accord. La navette n'est plus très loin. Et on n'a plus que deux bombes. C'est quand même con, de la part d'un sith, de tomber dans son propre piège, transpercé par ce qu'il a lui-même ammené !
- À moins que Kiràly ne lui ait réglé son compte...
- Quoi ?! Kiràly Kardfehér est ici ?!!! s'étonne Tifa.
- Je l'ai croisé, oui, affirme-je.
- Et t'as tenté de le tuer, au moins ?!
- Euh... ! Je me battais contre Ariana, avant qu'on comprenne qu'on cherchait tous les deux une autre personne -à savoir celui qui a amené ce vaisseau- quand Kiràly a débarqué.
- Tu ne l'as pas tuée ?!
- Mais enfin, c'est la soeur de Lana ! Et je pense que même vous, vous savez que je crèverai contre Kiràly !
- Aha... tu t'es donc enfui, comme un lâche...
- Non, on a discuté... On a remarqué la flotte en plein débarquement, depuis une vitre du croiseur. Kiràly est parti retraquer le sith, Ariana a filée droit vers leur vaisseau, au cas où le sith tenterait de leur voler. Et moi... bah voilà, méditation pour voir comment ça se passe, et je cherchais le sith quand je t'ai entendue.
- J'en reviens pas ! T'as pactisé avec des jedi ! s'écrie mon maître.
- Mais quand allez-vous comprendre ce fait ?! Kiràly n'est pas un ennemi ! lui dis-je.
- Je te rappelle qu'il fait partie des dix jedi de mains de Force, que nous nous devons de tuer !
- Pour quoi ? Prendre son holocron qu'il a volé sur Dromund Kaas ? 'déjà fait !
- Mais même, c'est un jedi, il doit mourir !
- Et Luraë, alors, vous ne l'avez pas tuée ! lui fais-je remarquer.
- Oui, mais sans elle, j'allais perdre Lana. Mais quand le moment viendra, je ne la raterai pas !
- Et bien pareil. Sans Kiràly, j'aurais perdu le Lien. Donc, on ne tue aucun jedi à présent, puisque vous vous êtes occupée de Kala.
- Quoi ? Mais attends, Phobias, on récupère Lana, et on se casse, après ! m'averti-t-elle.
- Non : on retire les charges que vous avez potentiellement posée à bord du Lien, avant cela. " La sith s'arrête -car nous étions en train de nous diriger vers une autre position pour placer une bombe- et je peux lire dans son visage que j'ai touché au but. " Lana est très importante à vos yeux. J'ai donc agi en conséquence pour que vous la récupériez. Faites de même pour moi.
- Tu peux m'expliquer quel est ton lien avec le Lien ? rétorque mon maître.
- J'en suis le fondateur. "

Ma réponse consterne Dark Tifa. Elle se place en posture de combat, et allume son sabre laser : " Traître !
- Comment ça ? Je ne vous ai pas trahi !!!
- Déjà, tu t'es remis à me vouvoyer, prouvant ainsi ta prise de distance. Et ensuite, c'est de la trahison face à l'Empire !
- C'est faux !! Le Lien fonctionne dans les deux sens ! Il y a aussi des républicains qui ont par la suite rejoint l'Empire !
- Je n'en crois pas un mot. Impossible, avec une jedi à la tête ! me crache Tifa.
- Les véritables têtes sont mes soeurs et moi ! Luraë a apporté sa sagesse et son savoir, pour accompagner les perdus. Sahino et Mélona en sont strictement incapables, et personne n'aurait suivi des conseils de ma bouche.
- Mouais... on est d'accord sur ça, concède Tifa.
- Pourquoi croyez-vous que je vous ai dit d'agir en jedi ici ? Je ne tiens pas à ce que ce j'ai bâti il y a cinq ans soit détruit.
- C'est donc toi qui a assemblé ce vaisseau ? m'interroge Tifa sur un ton plus curieux.
- La carcasse, je me suis contentée de l'hermétiser. Par contre, pour la bulle, oui, c'est moi. J'ai ainsi beaucoup développé ma maîtrise de la Force dès mes douze ans.
- Tu n'en as que dix-sept ? Moui... logique. Et ça explique ton niveau par rapport aux autres académiciens, remarque Tifa.
- S'il vous plaît. Ou plutôt, s'il te plaît : range-moi cette arme. Je ne souhaite pas me battre contre toi. " Tifa me fixe alors, yeux dans les yeux. Dix secondes. Vingt secondes. Trente secondes. Je sens alors son malaise, dû à mes yeux. Elle tourne la tête vers le sol, et éteint son sabre laser. " Sur le total, je devrais pouvoir réussir un équilibre faisant que mon sentiment soit bon envers toi. Mais sache que ce que tu as fait est quand même...
- C'était ça ou la mort. Le premier client du Lien, c'est moi. " Elle redresse la tête, aquiesce en silence, et nous reprenons la marche vers un dernier point.
Nous posons cette dernière charge, et filons aux hangars, où se trouve la navette empruntée par mon maître pour venir ici. Elle ouvre la porte-sas, et nous voyons donc en face de nous le hangar quatorze, dévasté par des incrustations de chasseurs. " Merde ! La navette !!!
- Oh non... c'est pas vrai..." ajoute-je. Le seul moyen de revenir est à présent en flammes, devant nous. Je lève les yeux vers l'espace, par delà le hangar, et parmi la bataille spatiale, j'aperçois un défenseur qui sort d'un hangar voisin. " Kiràly et Ariana viennent de partir dans leur vaisseau, annonce-je.
- Tu me portes vraiment la poisse, Phobias...
- Dans un croiseur comme celui-là, il doit bien y avoir des navettes de secours, des capsules de sauvetage ?! tente-je.
- Oui, Phobias... me répond Tifa, désespérée.
- Et bien, ne fais pas cette tête, on va en utiliser une ! lui dis-je.
- Je les ai toutes détruites, Phobias... je voulais empêcher celui qui a amené l'Interdictor de s'enfuir... " C'est pas vrai !!!!! Nous sommes maudits !! Forcément, il a fallu qu'un brin d'intelligence se retourne contre nous !!! Je souffle un grand coup. Puis inspire très bruyamment. J'allume mes sabres, et dans un cri de rage, je découpe dans le mur d'à côté. " Ça ne sert à rien, Phobias...
- Je préfère me défouler sur ça que sur toi...
- Ouais, t'as bien raison. " Elle se lève et approche du mur : " À mon tour. " Elle est le frappe de toute sa Force, pour se défouler également. La portion métallique vole en éclats, et laisse un passage vers le hangar treize. Il semble aussi légèrement encombré par les éléments spatiaux qui pleuvent depuis quelques temps. Mais au centre se tient un vaisseau de classe Fureur, intact. Nous clignons des yeux. Plusieurs fois. C'est pas vrai ?!! " Phobias, on ne tente la chance qu'une seule fois !
- Je te suis ! " Nous courons alors vers cet espoir tombé du ciel, ou presque. La passerelle est ouverte. Nous y pénétrons. Pas d'alarme, de piège, rien. Tifa fond sur les commandes pendant que je traverse les salles vite fait. Vides. Enfin, normales, quoi. Personne à bord. Je reviens dans le cockpit et annonce : " Ça doit être le vaisseau du sith. Mais il n'est pas dedans !
- Ouais, il est en bon état et tout. Bon, bah, on ne va pas se priver ! " Tifa allume les moteurs, rabat la passerelle, et fait décoller l'engin.


Nous quittons l'Interdictor, et je vois de mes propres yeux la foudre qui encercle le Lien, ainsi que celle qui parcours le bec de cet Interdictor. Enfin, la partie inférieure -depuis laquelle nous fuyons-, car la supérieure s'est faite embrochée par un cuirassé républicain. Le chaos des combats est de l'autre côté, et nous restons hors de portée. Tifa me passe le détonateur, pendant qu'elle s'approche du Lien. Je prends cinq seconde de méditation, pour chercher les commandes du Lien. Oui, le bouclier est toujours actif.
" C'est pour les explosions ou les étoiles filantes, qu'on doit faire un voeu ?
- Les étoiles filantes, Phobias. Mais on peut se le permettre, pour aujourd'hui.
- Alors choisi bien ! " Je déclenche les explosifs. Une série de détonations fait péter les flancs de l'Interdictor, qui vole en éclats petit à petit. Ceux qui atteignent le Lien sont arrêtés par le bouclier, et Tifa esquive ceux qui s'approcheraient un peu trop de nous. Histoire de meubler le silence -et de montrer qu'elle est capable de piloter et faire autre chose en même temps- Tifa me demande : " Qu'est-ce qu'on en fera de ce vaisseau ?
- Et bien... l'Empire ne devrait pas le récupérer, non ?
- Tout de suite, l'autre... je pensais que tu avais eu la même idée que moi, à ce sujet, me rétorque-t-elle en abaissant le manche.
- C'est-à-dire ?
- Renomme ce vaisseau, et fais-en ainsi le tien, officiellement. Je pense que tu le mérites bien.
- Ah bah euh...
- Tu ne vas pas me dire que tu veux rater l'occas' ? souligne-t-elle.
- Ça marche. " Nous contemplons les explosions de l'Interdictor survenu de nulle part, quand la foudre immobilisatrice s'estompt. Tifa nous conduit jusqu'au hangar à côté de celui de son propre Fureur, et y atterri.

Je grimpe illico dans la cabine de commande du Lien, Tifa me suivant de près.
Une fois arrivés dans la salle, devant la vitre, face à un tableau de bord, nous reconnaissons deux jedi : Ariana et Kiràly. Cette dernière m'interpelle : " Salut Phobias ! On vient d'arriver, et Kiràly essaye de faire partir le Lien, mais...
- Il y a un système de sécurité, la coupe-je. Laissez-moi faire, leur fais-je en m'approchant.
- Je t'en prie " me répond Kiràly. Tifa est restée à cinq mètres de nous. Pendant que je tape les codes sur la console, elle fixe Kardfehér, qui lui renvoie une fois senti épié. " Pas de combat ici, leur dis-je.
- Toutes mes salutations, mademoiselle Tifa, ajoute Kiràly en s'inclinant.
- Je suppose que personne n'ignore les rapports Empire-République en ce moment. Vous comprendrez donc tous mon sentiment à l'égard de cette situation.
- La seule que tu peux tuer ici, c'est Ariana, à moins que tu ne t'en prennes à ton propre apprenti.
- Hein, quoi ? Vous pensez qu'elle peut me battre ?! s'étonne Ariana.
- Elle est bien plus puissante que tu ne le crois. Mais ma présence ici suffit pour faire entendre raison.
- Et nous n'avons aucune raison de nous battre, souligne-je.
- Outre les formalités habituelles de la guerre, ajoute Tifa. Si déclencher un combat serait suicidaire pour moi, rien ne vous empêche de le faire, Jedi !
- Moi, si : vous m'avez volé ma soeur ! ajoute Ariana.
- Laisse ta soeur être ce qu'elle désire être, l'informe-je.
- Et bah justement ! Je te rappelle que Dark Tifa l'a manipulée, et lui a effacé la mémoire pour qu'elle te rejoigne, toi et les... enfin, les sith, quoi, se corrige Ariana.
- Laisse le destin agir comme il le faut. Les liens légitimes reviendront d'eux-même, lui conseille Sabres Blancs.
- Sur ce point-là, je n'ai pas à me plaindre, ajoute Tifa.
- Mais... c'est ma soeur, quand même !!
- Tu n'as rien compris aux liens de parenté, soupire le jedi.
- Vous lui réexpliquerez plus tard, l'averti-je. Qu'y a-t-il d'écrit sur la console toute à droite ?
- Euh... des jauges de carburant, et autres... me décrit Tifa après s'être approchée. Tout a l'air en ordre.
- Accrochez-vous alors, interprète Kiràly.
- J'allais le dire, complète-je.
- Fuyons d'ici !! " termine Ariana. Je déclenche les moteurs hyperdrives, et indique une toute autre direction. Juste à l'autre bour du système solaire, histoire de faire une courte pause.



_________________
Il y a émotion, mais je suis sans regret.
Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
Il y a victoire, mais ma passion est utilisée et contrôlée.
Il y aura des morts, car je maîtrise l'art de la Force de tous côtés.




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Phobias
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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Sam 19 Nov 2011 - 16:50

Après être ressortis de l'espace subliminique, et de la structure originale du Lien, nous rejoignons les foules du Lien, pour rassurer tout le monde. Mes soeurs commencent à rassembler le monde, à rassurer, et autres, tandis que les adeptes de la Force rejoignent le centre.

Bien que Tifa se montre distante et nous suive, je sens qu'elle ne supporte que peu cette situation, et qu'en même temps, c'est le meilleur rapport qu'elle n'ait entretenu avec des jedi, à ma connaissance. Lana non comprise. J'aperçois au loin Jul'an, assis, et quelques mètres plus loin, Lana, veillant sur Luraë. Celle-ci nous voit arriver, et nous hèle au loin : " Youhou !!
- C'est nous ! " lui réponds-je. Mais elle vient d'apercevoir les deux jedi qui nous suivent. Ariana se tourne vers moi et se renseigne : " C'est... ma soeur ?
- Va la voir " lui disons Kiràly et moi. Surpris de cette coordination, nous nous regardons un instant, avant de reprendre la marche. Ariana augmente le rythme pour rejoindre sa soeur. Une fois à côté, elle s'agenouille et lui dit : " Tu... Enfin, je... raaah ! Je ne sais pas comment le dire...
- Alors dis-le simplement ! balance Caeli en arrivant par l'autre côté.
- Je...
- Ne t'inquiète pas, Ariana, la rassure Lana. J'ai trouvé ma réponse...
- Comment va Luraë ? s'inquiète Kiràly en arrivant.
- Euh... et ben, elle est... bafouille celle qui s'est occupée d'elle.
- Elle va bien, complète maître Jul'han. J'ai pris le relais à temps. Mais je ne tiendrais pas éternellement.
- Tant que tu restes assez avant qu'on se casse, lui renvoie Tifa en haussant un sourcil.
- On s'occupera des réparations entretemps, informe-je tout le monde. Il faut se passer des barrières de Force.
- Et comment tu comptes faire, gros malin ?! me rappelle Caeli.
- C'est exact : il n'y a pas d'ouvrier, ici, ajoute Ariana.
- Ni de chantier naval dans les environs, enfin, je crois, complète Lana.
- Pas besoin ! Loin de là, si j'en crois tes dires, proteste Tifa.
- Oui, je vais m'occuper moi-même des réparations. " Ma proposition en fait rire plus d'une, mais Kiràly reprend, sérieusement : " La Force permet de nombreuse chose. Si je peux donner un coup de main, n'hésite pas.
- Si j'ai quelque chose à dire là-dedans, c'est que j'aurais besoin d'un soutien pour me sustenter. Avec ça, je tiendrais bien une semaine, mais pas plus, préviens Jul'an.
- Ça sera amplement suffisant, l'averti-je. Bon, euh, je change de sujet, mais... mais est-ce que parmi vous, il y aurait quelqu'un qui pourrait soigner des blessures ? C'est pas vraiment pour moi, c'est surtout pour celle qui s'est bien battue, et mérite son lifting.
- Quoi ? Ah bah, euh, oui, bon...
- Ne t'inquiète pas, Tifa, reprend Kiràly. Luraë va s'occuper de toi, ainsi que de tous ceux qui en ont besoin.
- Mais elle ne s'est pas réveillée, depuis qu'elle est entrée en transe, s'inquiète Lana.
- C'est une Ysanna, elle est originaire d'Ossus. Elle est une descendante des jedi de la Grande Guerre des Sith, explique Kiràly. Son peuple possède une maîtrise de la Force instinctive, et si elle la ressens, son corps se réveillera, alerté par l'utilisation de la Force. " Il souffle légèrement avec la Force, guidant cette onde avec sa main. Luraë semble bouger légèrement, et finalement, reprend conscience. " Tout va bien ?
- Je croyais qu'un conseil d'incapables d'avait interdit de me voir ? lui rétorque-t-elle en souriant.
- Et bien qu'ils grognent, s'ils le veulent... " Luraë se lève à l'aide de l'immense jedi, et nous voit tous rassemblés. " Pas la peine de faire cette tête, je vais bien !
- Tu m'as fait peur quand tu as arrêtée ta transe, tu n'imagines même pas ! concède Lana.
- Oooh si, j'imagine, corrige-t-elle en regardant celui qui la soutien. Bon, laissez-moi deux secondes... " Elle exécute quelques mouvements avec ses mains, et des lueurs de Force apparaissent autour d'elle. Ces traits de lumière filent autour de sa peau, et à son contact, rend à son corps, sa vitalité d'origine. En un instant, Luraë vient de récupérer toute sa forme. Elle se tient droite, puis se tourne vers Tifa : " Bonjour à tous ! Ça va beaucoup mieux. Et toi, viens ! " Tifa avance d'un pas peu rassuré, et Luraë tend ses bras à la hauteur de son visage. D'autres lueurs naissent depuis ses paumes, pour effacer les cicatrices du visage de Tifa. Cette fois-ci encore, Luraë soigne avec une habilité remarquable. " Y'en a-t-il d'autres ? Phobias ?
- Nan, moi, je m'en suis juste pris plein la gueule, mais ça va...
- C'est ça, t'as qu'à dire que je suis une piètre adversaire ! réplique Ariana.
- Vous vous êtes battus ? s'étonne Lana.
- Certaines personnes sont encore pleines de surprises, et je te déconseille de les tenter, lui dit Kiràly.
- Ou : comment te dire gentiment que t'es plus faible que lui ! lance Caeli.
- Quand même, y'a du détournement de propos, là ! remarque Jul'an en riant.
- T'inquiète pas, on se vengera, moi aussi, j'essaie de devenir plus forte que lui ! ajoute Lana.
- Bon, vous savez quoi. L'autre hystérique des Mains de Force est morte. J'ai eu ma dose, je vais me reposer, conclu Tifa en partant.
- Il était temps, complète Kiràly.
- Hein ? Mais tu voulais vraiment sa mort ?! ajoute Lana.
- Kala n'est plus une jedi depuis quelques temps, le défend Luraë.
- Euh, c'est moi, ou je suis le seul qui avait compris ses paroles comme "il était temps d'aller se reposer" ? fais-je remarquer.
- Non, moi je pensais qu'il ne supportait plus Tifa ! " ironise Ariana dans un éclat de rire. Et en effet, le rire est contagieux. Sabres Blancs commente alors : " Je suis effroyablement humilié...
- Mais non... au pire, c'est pas grave, les faits restent là, le rassure Luraë.
- Bon, c'est pas tout, mais j'ai cru entendre qu'il fallait réparer quelques trucs, non ? reprends Caeli.
- Merci ! Exact, j'y vais sur-le-champ ! me rappelle-je.
- Je te suis, ajoute Kiràly.
- Ceux qui ne sont pas au top, venez me voir, histoire que je soigne tout le monde. Toi y compris, Phobias.
- Bon, euh, j'averti tout le monde avec Caeli et... Kiràly ? hésite-je.
- Ne te force pas à chercher une marque de respect, je n'en ai pas besoin, me dit-il en s'apercevant de ma gêne.
- Bien, je vais au belvédère, m'averti-t-elle avant de s'y rendre.
- Bon, ben... je ne vais pas changer de plan, je sens, annonce Lana.
- Ouais, super ! J'ai une petite minette pour s'occuper de moi ! plaisante Jul'an.
- Et on a des choses à se dire, complète Ariana.
- Merci, les filles, ajoute-je avant de le tourner vers le jedi. Jul'an... sans vous, jamais le Lien n'aurait tenu.
- Ne me remercie pas, Phobias. Allez, file. T'as une semaine, sinon, je te botte le cul avant que l'espace ne le fasse !
- Ça marche ! " Sur ce, commence alors les réparations du Lien.


À peine avons commencé à rassembler du monde, que Caeli me demande d'aller me faire soigner. Enfin, mes blessures quoi. Kiràly sachant exactement lesquelles elles sont, je n'ai pu caché que les quelques chutes n'ont pas entretenu ma forme... La pilote me préviens qu'elle commence à préparer des plans de réparations, histoire de voir et tout, comment organiser tout cela. Rassuré que les choses sont en bonnes mains, je me dirige alors vers le belvédère de Luraë.


J'évite les passages de personnes, pour m'y rendre, et atteinds la structure dans la forêt en une petite quinzaine de minutes. Je prends alors le temps de bien contempler l'architecture pour laquelle je n'y suis pour rien. Des courbes naturelles, très reposantes, et unies avec la flore qui l'entoure. Alors que je me perds dans mes songes en visitant l'habitation, une voix fort familière à présent m'interpelle : " Je savais que tu reviendrais.
- C'est Caeli qui y tenait, informe-je Luraë.
- Oui, elle tient plus à toi qu'on pourrait y croire. Sans sous-entendu, bien sûr !
- Oui, elle est trop libre pour s'attacher... surtout à un gars comme moi, avoue-je.
- Allons... Viens là, assis toi, me demande-t-elle en désignant le rebord de pierre où elle s'est déjà assise.
- D'accord. " Je m'assois calmement, et je sens ma timidité reprendre le dessus durant ce petit moment. " Détens-toi, Phobias. " J'essaie de souffler un peu, mais elle comme moi remarquons que cela ne change pas grand-chose. Alors qu'elle cherche par la Force mes quelques endroits blessés, elle demande : " C'est parce que je suis une jedi ?
- Hein ? Euh... non... Ça doit être... enfin, non, mieux vaut que je me taise.
- Je comprends, me rassure Luraë. Finalement, j'en sais peu sur toi.
- Ah ? Je pensais que j'étais devenu célèbre, quand je suis arrivé au Lien.
- Ah, ça. Oui, bon, on connaît. Mais connaître une personne, pour avoir parlé avec elle, et tout... c'est différent.
- Je suis bien d'accord...
- Alors, Phobias. Il paraît que Kiràly t'a donné un de ses sabres ?
- Oui, alors que j'ai perdu, il aurait pu m'achever -et notre but était de le tuer à l'époque- mais il m'a donné sa surpuissante arme. Et aujourd'hui encore, je l'en remercie.
- Il faut que tu considères entièrement qu'il t'appartienne, d'accord ? ajoute-t-elle.
- Je pense que j'aurais du mal à m'y faire. Mais je n'aime pas parler de moi. Vous, qu'est-ce que...
- Tu peux me tutoyer, de même que Kiràly, Phobias.
- Oui, excuse-moi, Luraë. Bref... et toi ?
- Moi ? Je passais mon temps sur les champs de bataille, à soigner les blessés. Bref, c'était ça, ou les couloirs administratifs avant les combats, où j'ai lu des rapports flous. M'y intéressant, j'ai fini par trouver le Lien. J'ai rencontré tes soeurs, et balancé dehors des jedi qui avaient pour but d'en faire un bastion de la République. Tes soeurs m'ont appelée à l'aide, et après avoir lu la stèle, où tu y as gravé les idées qui t'ont fait construire le Lien, je me suis dit que je ne pouvais laisser ça ainsi.
- J'aurais dû rester pour m'en occuper...
- Ce n'est pas grave, Phobias. On ne peut retourner en arrière. Bref, j'ai virer les jedi vite fait, sauf un : Jul'an. Il semblait plus ouvert, et plus têtu, aussi. Alors je lui ai fait lire la tablette. Il a accroché immédiatement, et m'a dit qu'il devra rester, à cause des fuites. Caeli, qui m'avait ammené la première fois, a continué les allers-retours.
- Oui, c'est elle qui a découvert le vaisseau, et qui m'a permis de survivre pendra la construction de la bulle.
- Voilà. J'ai continué l'aménagement, pour que ça donne ce que c'est à présent. Bon, là ça va mieux ? " Je tourne les épaules, et bouge légèrement. " Ah oui, tout est parti. Merci beaucoup, Luraë.
- Mais de rien... Je sens que tu souhaites me dire quelque chose, non ?
- Euh... oui. Comment as-tu réussi à me parler, quand j'ai failli mourir ?
- Tu n'allais pas mourir, Phobias. Kiràly t'a amoché, mais il ne tue jamais ceux dont il ressent un... petit plus.
- Ah ? Comment ça ? lui demande-je, surpris.
- Oh, je pense que tu trouveras la réponse par toi-même. Mais si tu parles de la faculté de Kiràly... dis-toi qu'il est vachement balèze sur pas mal de point.
- Il est carrément inhumain, même !
- C'est un nagai, donc, oui, par définition, il n'est pas humain, m'informe-t-elle.
- Ah ? Je ne savais pas. Ça explique son teint pâle et ses yeux pers.
- Il reste très grand, même pour un nagai, quand même !
- L'inverse m'aurait surpris ! En effet ! " Nous sourions cinq secondes, puis le calme revient. Je me lève doucement. Luraë ajoute : " Quelque chose te tracasse, Phobias.
- Ça a toujours été le cas.
- Oui, mais là, c'est plus puissant. Et c'est en lien avec ce lieu.
- Bon... comment dire... votre intervention, sur Taris...
- Oui ?
- Et ici...
- Si c'est juste pour me dire merci, tu sais, ce n'est rien.
- Non, ce n'est pas ça ! Enfin, si, bien sûr ! Je ne te remercierai jamais assez... mais en fait... je cherche quelqu'un, quoi.
- C'est joliment exprimé... Tu veux garder quelque chose ?
- C'est cela : je ne peux rester ici, bien que je l'aurais voulu. Et je ne veux pas... te perdre. De vue, me rattrape-je. Enfin, tu comprends...
- Oui, Phobias, ne t'inquiète pas.
- Pourquoi suis-je au sein de l'Empire ?
- Un hasard, devrais-je dire... Ta naissance a eu lieu dans un vaisseau en provenance de Tython, pour ton information. " Je reste silencieux un moment, puis reprend : " Ça ne change pas grand-chose. Ça, c'est une histoire entre Jil'Géa Orrodia et Kaoc Orrodia. Pas moi.
- Ta mère avait un autre nom de famille, tu sais ?
- Tu l'as connu ?
- Elle ? Non. Mais son nom, oui : Draay.
- Elle ne l'a jamais dit...
- Fait des recherches dessus, tu comprendras. Mais le fait reste le même.
- Oui. Je suis obligé de servir l'Empire, à présent. Et toi, tu as la chance de te battre pour la République.
- Je vais t'avouer une chose. Tu sais pourquoi aussi bien Kiràly que moi sommes dans cette situation, à savoir aider des sith, directement ou indirectement ?
- Tu parles de moi ?
- Oui. Cela paraît étrange, non ?
- Et je n'en ai pas la réponse. Cependant, je ne vais pas m'en plaindre.
- Nous ne nous battons pas pour la République.
- Pardon ?!
- Nous nous battons pour un idéal. Pour un avenir. Il y a des choses dans l'Empire, comme dans la République, qu'il faut détruire, car elles rongent les âmes. Le Mal n'a pas de camp, Phobias. Ton combat au coeur de l'Empire est difficile, mais évident, aux yeux des sages, des vrais. Le nôtre, s'il peut sembler plus simple, est cependant bien plus dur à trouver. Qu'importe que l'Empire ou la République gagne. Ce que nous voulons, tous les trois -peut-être inconsciemment pour toi- c'est que le vainqueur apporte la paix, et le Bien pour son peuple.
- Oui... mais...
- L'Empire ne le ferait pas ? Sans doute... il y aura plus de choses à bouger. Mais ça sera sûrement plus simple que dans la République. C'est pourquoi des gens comme toi, Lana et Tifa, devez vivre, au sein de l'Empire. S'il gagne, vous serez la lueur d'un avenir radieux.
- Mais si nous gagnons, qu'adviendra-t-il de vous ? Et de toi ?
- C'est le gagnant qui choisi. Et je te fais confiance. " Je baisse complètement les épaules. La confiance, hein ? Raaah... même moi, parfois, je pense que je ne peux qu'échouer. Et là, c'est une jedi qui me dit d'aller droit devant. " J'ai vu un enregistrement, de toi et Kiràly. Vous parliez de morts, au sein des Mains de Force, pour que certains autres rejoignent la lumière. Vous avez une idée précise, non ?
- Je m'excuse Phobias... mais jamais je n'ai dit cela. Encore moins à Kiràly.
- Hein ?
- Mais oui, il ne supporterai pas l'idée de devoir tuer pour que d'autres le suivent. C'est pour ça qu'il ne désire aucun apprenti : il a déjà trop tué. Et il n'y a pas d'enregistreur sur Tython -ou très peu, que nous esquivons aisément- ni là où je tente de discuter seule à seul avec lui. Alors je t'avoue que cela me semble... étrange.
- Je comprends... " Tifa, tu vois ? C'est un enregistrement truqué. Je m'apprête à sortir, quand finalement, je me retourne et rejoins la jedi, qui me sourit : " Ose dire ce que tu as à dire.
- Je n'ose pas employer les mots. Je suis nul, en mots. Je dis toujours les trucs importants de travers.
- Si tu le dis. Mais je n'en pas eu la preuve. Passe par une autre voie, si tu veux.
- Très bien... Mince.
- Qu'y a-t-il ?
- Je viens de penser à un truc : les jedi sont interdits d'aimer, non ?
- Moui... plus ou moins. C'est pourquoi je m'appelle Luraë Kivansag.
- Ah. Non, excuse-moi, je ne vois pas le lien, là...
- Le conseil des jedi a refusé mon union avec Kiràly, et d'ailleurs, ils nous envoient dans des mission bien à l'écart, avec d'autres personnes, dans l'espoir qu'elles nous fassent oublier l'un l'autre.
- Ki... Kiràly ?!
- Oui. Je suis, officieusement, la femme de Kiràly Kardfehér.
- Hein ? Mais tu... Il est carrément plus vieux !
- Il n'a que trente-quatre ans, tu sais. Et j'en ai trentre-trois. " Gloups. C'est pas vrai ??!!! Trente-trois ?!!!! Mais on aura dit qu'elle aurait mon âge !! " Tu pensais que j'avais dix-sept ans, Phobias ?
- Hé ! C'est pas drôle, quand vous lisez mes pensées !
- Oh, s'il te plaît, ne te mets pas à me vouvoyer à cause de ça ! Mais oui, en effet, je fais jeune. " Je reste là, dégoûté, à ne savoir quoi faire. Elle se lève et s'approche de moi, avant de me prendre calmement la main. " Ma fille est un petit peu plus jeune que toi.
- Vous avez une fille ? Elle doit être... magnifique. Et douée dans la Force !
- Hélas... non. Elle ne sera jamais jedi, elle n'a rien eu de tout ça.
- Ça a dû vous faire bizarre, non ?
- Pas vraiment. Ça nous conforte dans l'idée que nous devons agir pour elle, et pas l'inverse.
- Ton positivisme est admirable.
- Obligée, si tu avais vécu ce que j'ai vécu. " Le silence meuble alors la pièce, et je baisse le regard sans pouvoir rien faire. " Phobias. Tu restes une personne que j'apprécie beaucoup, quand j'en apprends sur toi. Comme je l'ai dit, on peut toujours continuer. Kiràly sait très bien que je ne le tromperai jamais, donc tu n'as pas à t'en faire, si tu as peur qu'il le prenne mal.
- Euh... je ne suis pas sûr d'avoir compris la fin de la phrase.
- Dis-toi que tu dois trouver une fille meilleure que moi. En attendant, je peux te servir de meilleure amie, et de confidente, si besoin.
- Meilleure que toi ?! Mais...
- Oh, arrête de me flatter " ajoute-t-elle en riant. Mais je suis bien plus sur un élan de déprime qu'autre chose. Elle se rapproche de moi, se met en face, et prend mon visage attristé dans ses mains. " Je n'aime pas voir les larmes perler. Et encore moins quand j'en suis responsable.
- J'en suis incapable, ne t'inquiète pas...
- Je ne te dirais pas de me faire un sourire : cela soulignerait que je ne te comprendrais pas, au fond. Par contre, ce que je sais, c'est qu'il y en a qui n'attendent que toi, sur les parois de la bulle. " J'acquiesce. Relève ma tête, et tente de partir. Mais je sens bien que c'est dur. Luraë l'a bien senti, alors elle se rapproche, et me serre quelques secondes. " Un peu de courage. " Je reste sans pouvoir rien faire. Elle s'arrête et reprend : " Allez, vole, à présent. " Je hoche la tête, et me rend à l'extérieur d'une énergie nouvelle.




Je retrouve Kiràly et Caeli dehors. Cela fait bizarre, de travailler avec des Républicains, pour quelque chose... d'anti-faction, en quelque sorte. Quelques volontaires nous aident, mais je me retrouve à faire la plupart du travail. La première opération fut une grande surprise : un respirateur sur le visage, les sabres dégainés, je provoque des flammes, qui me permettent de souder les plaques de vitre entre elle. Kiràly use de la Force pour les lisser, tandis que je tiens son deuxième sabre blanc avec son premier -qui est mien à présent- pour faciliter les étincelles. Une maîtrise partielle d'un feu temporaire. Ou comment voir Caeli, bouche bée comme jamais. Mais ses talents nous restent utiles en de multiples faits. Elle dirige très bien les quelques hommes et femmes qui se chargent des réparations, et ses connaissances de l'espace, de la physique, et autre, nous guide dans l'ouvrage.

Nous avançons à une vitesse remarquable. En deux jours seulement, nous avons fini de réparer le Lien, y compris les imperfections à régler depuis sa première fondation. Je me souviendrais toujours de la réplique de Jul'an quand on lui a annoncé qu'il pouvait cesser de protéger le lien : " Quoi, déjà ?! Ah bah non ! J'ai à peine profité d'avoir deux magnifiques jeunes femmes à mon service ! Alors zut, hein, tu me fais une brèche, et on ne la répare que dans un mois ! " Ce fut le rire le plus contagieux que j'ai connu.

Tifa reste en général distante, silencieuse, mais ne nous entrave point. Elle prend part aux rires, et autres, mais je sens bien que son devoir de sith la tiraille. Et je n'y crois toujours pas que j'ai réussi à la convaincre de jouer la jedi tant qu'on était sur le Lien. Ariana et sa soeur ont passé un temps fou ensemble à rattraper le temps qu'elles ont perdu. Je ne dirais pas à cause de Tifa, car Lana s'est complètement réconciliée avec les faits. Enfin, en apparence. Après, je ne suis pas dans sa tête. Ce dont je suis sûr, c'est que c'est officiellement Lana, et Léana pour les intimes. Il paraît que j'en fais partie...
Kiràly, lui, reste particulièrement calme, comme à son habitude. Je l'ai perdu de vue plusieurs fois, d'ailleurs. Pour ma part, impossible de passer inaperçu, tout le Lien m'a remercié maintes fois, a voulu en apprendre plus, etc. Bref, une heure de gloire. Et comme celle de mon rêve, je n'ai pas spécialement été à l'aise. Mais ça ne s'est pas trop mal passé, finalement.

Après la fête du troisième jour, nous avons changé les coordonnées de destination du Lien. Il ne parcours plus le même circuit, et ainsi, on ne retombera pas dessus. Enfin, c'est ce que tous, espère. Kiràly m'a avoué discrètement qu'il était encore en vie. Mais comme il a Sabres Blancs aux trousses, il est dorénavant trop occupé pour revenir. Hélas, ma remarque n'a pas réussi à décrocher un sourire de la part de Kardfehér.
Ce dernier doit être particulièrement timide, d'ailleurs. Ou alors très respectueux envers moi : je ne l'ai jamais vu faire quoi que ce soit digne d'un couple avec Luraë. Outre une gentillesse profonde, mais on peut le faire sans être amoureux, au fond. Je ne sais pas s'il le fait exprès pour moi, mais je le remercie quand même : ça ne me brise pas complètement, ainsi.


C'est finalement le jour du départ, le quatrième depuis les aventures affiliées, et nombreux sont ceux qui quittent le Lien. Les trois sith que nous sommes, d'abord -notamment Tifa, qui semble attendre ce moment depuis un bon bout de temps- mais également Jul'an. Enfin, il repassera, selon ses dires : il aime trop le Lien. Et au cas où il faille faire quoi que ce soit. Kiràly a non pas une, mais des tonnes de missions à accomplir, et donc ses vacances sont finies. Ariana moins, mais elle doit partir également. Si j'ai bien compris entretemps, elle doit laisser Kiràly seul. C'est pourquoi elle repart avec Caeli. Luraë reste au Lien. Son défenseur y prend la poussière, mais on ne peut pas vraiment se permettre de la perdre. Elle veut assurer que le havre de paix en reste un. Mes soeurs Sahino et Mélona restent un peu, elles partiront probablement plus tard, et reprendront l'entreprise comme à l'habitude. Et moi... bah...

Tout bien réfléchi, c'est peut-être pour moi, que la séparation est dure. " T'as qu'à te dire que les Ysannas sont incompatibles avec les humains, seulement avec des proches-humains ! Voilà pourquoi elle est avec un nagai. " m'a lancé Caeli. Mais apparemment, cette phrase l'a faite passée pour une idiote aux yeux de Luraë et Kiràly. Sans doute sous-entendaient-ils qu'elle devait se mettre avec moi, étant elle-même une superbe humaine aux cheveux blonds. Mais bon, du haut de ses vingt-huit ans, et de sa liberté excessive, ni elle ni moi pensons que cela soit vraiment possible.
Luraë m'a donné cependant un petit objet : un pendentif en cristal. Sans doute un cristal de sabre laser, mais à ne pas utiliser comme tel : il contient quelques données, qui risquent de m'être utile, dans les heures ardues. Je l'ai remerciée comme j'ai pu -c'est-à-dire pas grand-chose, hélas- et Kiràly m'a promis de faire le relais, si et quand cela est nécessaire. Fort de cette compensation, je pars le coeur pas trop lourd, à bord du Fureur de Tifa.
Parce que oui, mon état mental ne me permet pas vraiment de piloter. Léana est donc ravie de pouvoir s'essayer aux commandes. Enfin, il paraît que mon Fureur semble carrément lugubre. Je sais ce que j'aurais à faire une fois rentré, donc.



Durant le trajet hyperstatial, je discute donc avec la seule autre personne à bord : Tifa. " Contente de rentrer ?
- T'imagines pas à quel point !
- J'avais légèrement senti que tu n'y étais pas à l'aise, lui avoue-je.
- Ouais... Luraë aussi, apparemment, complète-t-elle.
- En même temps... qu'est-ce qu'on peut lui cacher ?
- Je ne répondrais pas à cette question.
- Okay, très bien, ça va. Et puis mince... en fait, je n'aurais pas dû évoquer le sujet. " Tifa reste concentrée, donc je tente de meubler pour changer de sujet : " Je dois t'avouer que je m'inquiétais, quant à ton attitude.
- Je te demande pardon ?!!
- Non, ne le prends pas comme ça ! C'est que je t'avais dit d'agir plus en jedi, sur le Lien, et honnêtement, je n'aurais pas cru que tu l'aurais fait...
- Quand même ! Bon, soyons honnêtes jusqu'au bout : c'était dur.
- J'en suis désolé...
- Ne t'inquiète pas. Je vais à présent agir comme une sith, me prévient Tifa.
- Très bien. Je ne suis que ton apprenti, après tout. " Mon maître reste toujours dans sa concentration, fixant les étoiles défilantes. Ma curiosité m'amène finalement à demander : " Et tu comptes faire quoi, une fois rentrés ?
- Mon devoir de sith. "



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Il y a émotion, mais je suis sans regret.
Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
Il y a victoire, mais ma passion est utilisée et contrôlée.
Il y aura des morts, car je maîtrise l'art de la Force de tous côtés.




Dernière édition par Phobias le Sam 26 Nov 2011 - 16:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 4 et 5   Dim 20 Nov 2011 - 11:55

La salle du trône de The Dead Light. Sur Korriban. Au sommet d'une sombre tour. Une vaste pièce, vide, avec un siège surmonté au fond, en face de la seule issue apparente. Plusieurs imposantes marchent mène jusqu'au maître de la guilde, Dark Jossaac. L'évènement a attiré la foule, et d'autres membres de The Dead Light nous ont suivis dans la chambre, provoquant une gêne amplement visible, mêlée à de la surprise, de la part de la tête de la guilde.
Menoté, sans arme, jeté sur les marches aux pieds de Jossaac, je me retrouve ployé de force, au sol. Derrière moi ce tient ma geôlière, Dark Tifa : " Seigneur Jossaac, je vous amène ici présent un traître à l'Empire !! "


L'étonnement atteind la foule qui s'écarte, tout en restant hors de portée. L'appelé se lève, et d'un ton condescendant, réponds : " Que signifie cette mascarade ?! Dark Tifa, si vous avez quelque chose à me faire parvenir, faite-la passer par mon officier Dark Phenhor !
- Je crois que sa présence souligne l'importance des faits, non ? remarque Dark Ryukai, qui s'est adossé discrètement à une colonne, non loin de la scène.
- TA GUUUUEEEEEUUUUUUULLE !!!!!! " lui hurle seigneur Jossaac. Après un temps de silence, il reprend : " Il n'y a que moi qui suis autorisé à parler, ici, à moins que je ne vous donne la parole.
- Si je puis me permettre, Dark Jossaac, intervient alors son second, une accusation de trahison est d'une ampleur suffisante pour que vous soyez directement convoqué.
- Oui, Phenhor. Et puisque nous y sommes, allons-y. Qu'a fait ce foutu Phobias ?
- Et bien, de nombreuses choses, répond Tifa. Tout d'abord, il est le fondateur d'un vaisseau, et surtout de l'organisation nommée le Lien, à vocation particulière. Je l'expliquerais en détail dans mon rapport, mais sachez qu'à sa tête se trouve une jedi, nommé Luraë Kivansag. La vocation du Lien est de remettre les gens sur leur droit chemin, globalement.
- Cela commence mal, en effet... En gros, il a permis la création d'autres traîtres ? constate Jossaac.
- Pas vraiment. Par la suite, il est tombé nez à nez avec les jedi Ariana Ject et Kiràly Kardfehér, avec lesquels il a pactisé une trêve.
- Quoi ???!!! s'étonne le maître de The Dead Light.
- Mais comprenez-moi ! Nous avions un but commun, et tenter de les vaincre m'aurait mené droit à la mort ! m'explique-je.
- Je vais te faire regretter d'avoir écarter ce choix, me répond-il.
- Ce n'est pas fini, seigneur Jossaac...
- C'est Dark !! corrige-t-il Tifa violement.
- Oui. Mais il y a d'autres actes, qu'il ne faut pas négliger, de sa part, reprend-elle.
- Comment ça ?
- Et bien, Dark Jossaac, vous vous en doutez que s'il n'y avait eu que ceci, je n'aurais pas besoin de vous pour le juger, l'informe Tifa.
- Le juger ? Bah tiens... enfin bon, continue, ordonne Jossaac.
- À côté de cela, alors que nous allions perdre la sith Dark Lana, il a fait en sorte qu'elle ne nous trahisse pas, et rejoigne donc pour de bon l'Empire. Ensuite, outre son ardeur au combat -notamment contre Ascléyos- qui pourra être prometteuse, il a déjà sauvé plusieurs sith des griffes de la mort, empêchant ainsi l'Empire de perdre des membres influents. Je rappelle au passage qu'il fait partie de la famille Orrodia, ce qui est un élément exploitable, pour notre guilde. Et enfin, fait très important : il a acquis un savoir jedi, et peut l'utiliser contre la République, de manière très efficace. Cette technique, c'est la méditation de combat, capacité fétiche de Bastila Shan. Je l'ai moi-même vu à l'oeuvre, et les résultats sont très probants, à savoir qu'on pourra aligner des victoires bien plus facilement, à présent. " Tifa s'arrête alors de parler. La tête baissée, j'attends que la salle se prononce. Des murmures glissent d'une bouche à l'autre parmi la foule. Phenhor semble se rapprocher de son unique supérieur, quand se dernier se lève : " Rien à foutre.
- Quoi ? s'étonne Dark Phenhor.
- De quoi ? demande Tifa.
- À moins que ça ne soit le résultat global... ? propose Phenhor.
- Non non : de ces derniers faits, précise Jossaac. Il est temps, bande d'incapables, que vous compreniez que je suis le seul apte à décider là-dedans. Et moi seul voit correctement ce qu'il faudrait faire, dans cette situation.
- Euh... très bien, et que proposez-vous, Dark Jossaac ? " s'inquiète Tifa. Mais il ne lui répond pas. Le sith descend quelques marches, pour arriver juste au-dessus de moi. Son sabre s'allume, me faisant ainsi relever la tête. " Seule la mort peut régler un tel acte. J'avais pourtant spécifié que je serais intransigeant sur ce point ! " La sentence maintenant officielle, tous se regardent les uns les autres, sans trop savoir quoi faire. " Quoi, Ryukai ?! T'as quelque chose à dire ?!!
- Je vous demande pardon, seigneur Jossaac ? lui rétorque-t-il.
- Je t'ai vu hocher la tête et baisser du regard !! lui rappelle l'unique chef.
- Mais enfin, prends sa défense Tifa, en quoi c'est...
- Toi, la poufiasse qui ne sait pas manier deux sabres : LA FERME !!! " crache le sith devant moi. Une fois le silence fait, il lève alors son arme solennellement, prêt pour l'exécution. Et exécute son geste.

Mais je suis encore conscient. Le bruit fort reconnaissable de la chair tranchée se fait ouïr. N'ayant rien subi, je relève la tête. La tête de Jossaac exprime la surprise et le dégoût. Vouté au-dessus de moi, il s'écarte finalement, et s'écroule au sol, laissant place alors à Dark Phenhor juste derrière lui. " Il n'en sera pas ainsi.
- Phenhor ! Comment peux-tu oser ??!!!! l'interroge Jossaac en se relevant péniblement.
- Cela faisait trop de temps que tu maniais le pouvoir de manière tyrannique, et ce, envers tes alliés, s'explique seigneur Phenhor.
- On ne peut faire confiance à personne ! crache le blessé. Mais alors toi... tu oses me défier !!
- Hélas, Jossaac, je pense que je ne suis pas le seul à penser que tu es dorénavant allé... beaucoup trop loin. " Le sith n'en croyant pas ses yeux, il recule maladroitement, et s'appuie finalement sur un poteau de la salle. Il aperçoit Ryukai à sa droite, et lui dit : " Non mais regarde-ça ! Tu vas laisser Phenhor prendre ma place, alors qu'il ne t'a jamais montré de respect ?
- Ne crois pas si bien dire... " Ryukai allume alors ses lames rouges, provoquand la fuite de Jossaac, qui tombe sur le dos, un peu plus loin. Le regard hautain, Dark Ryukai lui fait comprendre la rancoeur que Jossaac a cultivé par les rapports qu'il a tissé dans la guilde. L'affaibli se déplace en arrière, pour distancer le sith, quand il est arrêté par les pieds de la foule. Levant la tête, il aperçoit alors Namorodo. Mettant sa main sur son sabre, Jossaac sent alors le bout d'un blaster sur sa tempe, accompagné d'un tut-tut-tut de désaprobation. Le sith s'échappe par une petite vague de Force, et se retrouve assagi, au centre de la foule, Tifa en face de lui. Cette dernière fait fibrer la foudre entre ses doigts, la mine inquisitrice. Comprenant que son heure n'est plus, il se lève et tente de partir. Un double sabre s'envole et vient lui couper un bras, avant de revenir dans les mains de Khanthesis. Criant de douleur, Jossaac se retourne, les yeux injectés de sang. Mais tous dégainent leurs armes respectives, pour lui faire comprendre leur sentiment. Le sith s'enfuit alors en boitant, accusant des chocs des quelques armes qui l'atteignent, avant de tomber par la fenêtre d'en face. Un moment de calme se fait alors sentir dans la salle du trône, et Léana ose un " Il ne reviendra pas ?
- Il a ses chances de survie, lui explique Dark Valérius. Mais non, je ne pense pas qu'on le reverra quand même. " Tous pivotent leur regard vers le géocentre de la pièce.


Dark Phenhor recule, monte les marches, et s'assoit sur le trône, à la place de Jossaac. " Bien, à présent, j'annonce officiellement, la dissolution de la guilde de The Dead Light. " Il laisse un temps, pour que le calme revienne, tout en donnant de l'intensité à ses paroles.
" Je fonde à présent ma propre guilde, que je nomme le Kheir des Sombres Iskhys, c'est-à-dire nous ! " ajoute-il. Toujours pour conserver cet élan solennel, il prend bien le temps entre chacune de ses propositions. " Rayons ce passé, pour maintenant avancer !! Non plus derrière cet abruti de Jossaac, mais derrière moi ! " Quelques bavards échangent un ou deux mots. Prenant une grosse inspiration, le nouveau maître de la guilde proclame sa sentence, résonnant dans toute la pièce, et sans qu'aucun mouvement ne se fasse sentir dans l'immédiat, par ces mots : "


Prosternez-vous devant moi !!!




- C'est déjà fait. " réponds-je alors. Phenhor baisse alors la tête pour me regarder, déjà à genoux depuis le début. Il écarquille un sourire, et finalement éclate de rire. Et ce franc rire contamine toute la salle, sous la remarque ainsi faite.
Après facilement cinq minutes de joie commune, le sith assis reprend : " Et bien, cela faisait longtemps ! Ah ah ah ah ah !!! Et j'espérais honnêtement, qu'aucun d'entre vous ne m'obéisse sur ce coup. Car oui, je prends les rennes, mais je ne veux pas être le seul. " Cette nouvelle en étonne plus d'un, éveillant la curiosité des autres.

" Dark Ryukai, par la sagesse de ton silence, tu es devenu une marque irremplaçable de la guilde. Toi qui a rendu ce lieu vivable, et rendu propre à notre organisation, je te demanderai de siéger avec moi, pour rebâtir un lieu de respect et d'entraide pour chaque membre ! " Le cité s'avance alors, fait une révérence de politesse, puis rejoint la droite de Phenhor, debout.

" Dark Tifa, tes exploits sont multiples, et je ne citerai que les assassinats dont tu as fait preuve. De même, tu es de loin la plus puissante, dans les recherches sur la Force, parmi nous tous. Tu te dois de me rejoindre dans la haute sphère. " Tifa, fortement intéressée, hausse un sourcil, et se décide de monter le rejoindre après avoir hoché la tête.


Le sith trappu sort de la foule, machinalement, et se place juste à côté de moi. " Et moi ? demande Dark Khanthesis.
- Et bien, quoi ? lui renvoie Dark Phenhor.
- J'estime devoir mériter une place aussi élevée que la vôtre, car j'ai suis ton maître, Phenhor ! lui rappelle le trappu.
- Oui... tu étais mon maître, mais cela n'est plus le cas, précise le sith sur le trône. Je n'ai plus le destin au-dessus de moi, comme quand je fut votre apprenti. Le temps a changé, et plus personne ne peut se revendiquer être mon maître, à l'heure où je vous parle !
- Si l'on écarte l'Empereur lui-même, Dark Malgus et autres... souligne discrètement Tifa.
- Oui, j'admets qu'en tant qu'alliés, nous nous devons de les obéir, reconnaît Dark Phenhor. Et c'est justement sur ce point qu'il faut éclaircir, Seigneur Khanthesis. Êtes-vous avec moi, ou contre moi ? " Khanthesis grince alors des dents. Il se prépare à dégainer son double sabre, mais tous le fixe, d'un air de désapprobation. " Les raisons ne sont pas suffisantes pour se battre, traître en puissance, commente Phenhor. Mais, comme vous faisiez partie de The Dead Light, vous avez le droit de rejoindre Jossaac.
- Plutôt crever !!! revendique le sith.
- J'aime vous l'entendre dire. Donc, comme tous les autres, vous êtes accueillis au sein du KSI, si tel est votre choix. Et comme chaque membres du KSI, vous aurez droit à la parole, être écouté, et pris en compte, avec sagesse. " Dark Khanthesis, reprend une posture normale, et incline la tête, avant de rejoindre la foule dans un grand pas de côté, d'un air peu satisfait...



" Bien que le cercle noir ne comporte que trois membres à cet instant, il pourra s'agrandir en fonction des actes de chacun. Et pour commencer, je pense que nous avons une curiosité de la vie sur laquelle il faut se pencher. " Phenhor incline alors la tête dans ma direction. " La méditation de combat ? C'est un pouvoir formidable, et il serait dommage qu'il passe aux républicains, ou alors qu'il périsse dans les griffes de la mort.
- Aurais-je droit à un sursis ? demande-je sans y croire.
- Oh oui. Et un sacré. J'aimerais beaucoup te prendre sous mon aile, temporairement, pour voir cette capacité en action. Bien sûr, cela se ferait avec l'accord de Tifa, dit-il en se tournant vers elle.
- Je viendrais donc, histoire de ne pas rater un entraînement avec mes apprentis !
- Pas de soucis. Au fait, Ryukai ! Si tu en veux choisir un, n'hésite pas ! " lui fais parvenir Phenhor. Mais le sith ne répond que par un hochement de tête, signifiant qu'il est bien, seul.

Tout étant à présent réglé, Dark Phenhor reprend alors :
" Que le Kheir des Sombres Iskhys permettent à l'Empire de vaincre tous ceux qui se mettront en travers de notre chemin !! "





Fin du chapitre 5.

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