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 La traque des 10, chapitre 6

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Phobias
Seigneurs Noir
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MessageSujet: La traque des 10, chapitre 6   Lun 4 Mar 2013 - 10:14

Chapitre 6 :

Une prison sans barreau





En pleine méditation, un bruit soudain me sort de ma transe. Je lève les yeux, et aperçoit Dark Tifa, de retour à notre table.

« Phobias. On va sur Belsavis. » me dit soudain Tifa. Nous étions en train de boire un verre dans une cantina perdue, entre membres du Cercle Noir. Je ne pense pas que ce soit l’alcool – vu ce que j’ai bu – qui me fait délirer, mais ça ne l’empêche pas de réitérer : « Phobias. On va sur Belsavis, c’est officiel.
- J’ai dû rater l’épisode de « pourquoi » ?
- Le KSI est au plus mal. Phenhor ne bougera plus de sa salle de méditation, Khanthesis lui, n’ira pas vraiment au-delà de Dromund Kaas, car à son service complet ; Ryukai et Valérius nous ont – d’un certain point de vue – lâchés… Ce qui fait que nous ne sommes pas beaucoup.
- On a quand même recruté Finris et Sylrius, et ils ne sont pas prêts de nous trahir, d’autant plus que leurs amis respectifs les rejoignent peu à peu.
- Vrai. N’empêche que le Cercle Noir n’est composé que de nous deux, à présent. Et on n’est pas encore assez respecté parmi les Sith.
- Sur quel point ? lui dis-je, vu que je perds le fil de son explication.
- On ne paraît pas dangereux. Or, toi, tu l’es au corps à corps.
- Ça sous-entend que tu ne l’es pas avec tes éclairs de Force ? Tu peux me broyer…
- C’est pas la question, me coupe-t-elle. Tu disposes d’une vraie arme : le sabre de Kiràly. Il suffit que ton adversaire n’ait pas de lame dernier cri pour que tu la disjonctes.
- Honnêtement, c’est un point tactique imposant, mais ça ne fait pas tout…
- De mon côté, qu’ai-je qu’aucun Sith n’a ? » Je me tais et prends quelques secondes. Cependant, Tifa ne me laisse pas le temps d’ouvrir la bouche : « Rien. Pour l’instant.
- Tu parles d’un suspens, moi qui croyait que t’allais me sortir une nouveauté…
- Et bien, justement, on va la chercher, cette nouveauté.
- Sur Belsavis ? fais-je le lien.
- Voilà. Ça fait bientôt trente ans qu’un Sith du nom de Cloristis y est enfermé. Or, ce dernier est un véritable maître de l’illusion. Sa Force est une vraie drogue, si tu vois ce que j’entends…
- Qu’il produit des hallucinations sur commande ? » Elle incline la tête pour me confirmer. Elle poursuit ses explications sur l’histoire de ce Sith – au final, qui ne change pas grand-chose pour nous, l’a-t-elle avoué – et comment lui voler ses pouvoirs. Bah oui, il ne comptera jamais lui apprendre gentiment, elle s’attend à un rude combat, durant lequel elle s’apprêterait à assimiler les techniques usées contre nous.
C’est dans ce genre de moment que je me rend compte de ce qu’elle fait, pendant que je pars en mission… sur Hoth, par exemple. Une fois qu’elle a fini, je reprends : « Nickel, mais on a omis un détail. Belsavis est une prison, non ? Ils nous abattrons au vol si on n’a pas d’autorisation…
- C’est là qu’on est dans la merde… j’ai beau être Dark, ils n’ont rien voulu savoir, m’avoue-t-elle désespérée.
- Quoi ? Mais je pensais qu’avec le titre, le prestige et l’autorité suivraient ! » Son hochement négatif souligne également son incompréhension face à la situation. « Et sinon, quelqu’un pourrait nous la donner, cette autorisation ?
- J’ai quelques amis Sith… en cherchant bien, on devrait pouvoir trouver… » C’est alors que Lana arrive enfin – vingt minutes de retard, ma grande ! Mais tu nous avais prévenus, c’est vrai – en clamant : « Des amis Sith ? Ça sonne bizarre, quand même ! D’habitude, ce sont justes des rivaux, ou ennemis…
- Rôôôôh, c’est pas vrai. Regarde nous, déjà ! conteste son maître.
- À quel ami songeais-tu, Tifa ? réagis-je.
- En même, est-ce qu’il y a – à part nous – un autre type qui puisse être considéré comme « ami » ?
- Carrément ! lui répond-elle. Xyrion ! Ça fait des années qu’on se voit, et y’a jamais eu de soucis. » Devant nos têtes surprises, Tifa complète alors : « Ah oui, c’est vrai, je ne vous avais pas encore dit son nom. Xyrion Algos, c’est un très vieil ami, en qui je peux toujours avoir confiance.
- C’est un Sith ?
- Probablement, Lana. Je sens la Force en lui, il est probablement capable de télékinésie, mais après… je ne l’ai jamais vu l’utiliser autrement. Il ne s’en sert pas vraiment, quoi… et vu son boulot…
- Ça fait un bout de temps que tu ne l’as pas vu, alors, si ? ajoute-je.
- Non : c’est lui qui nous a donné la piste et les enregistrements pour Quialkua, par exemple.
- Aaah ! réalise Lana. Alors c’était toujours le même type, et c’était Xyrion ?
- Le fameux X-A… confirme-je.
- C’est ça : X-A, pour Xyrion Algos, explicite Tifa.
- Tu énonçais son boulot : il fait quoi dans la vie ? lance soudain Lana.
- Il est médecin. » Elle et moi écarquillons soudain les yeux, de peur d’avoir bien entendu. « Médecin ??? » Ça paraît étrange, pour un Sith, je l’avoue, mais bon… « Dites vous que c’est pas un Sith, juste un type qui s’est renseigné sur la Force et tout. Ça vous fera intégrer la vérité plus facilement dans vos têtes.
- Il travaille à quel service ? Je ne souviens pas l’avoir vu, demande Lana en essayant de se remémorer.
- Je crois qu’il touche la chirurgie, mais ne l’ayant jamais vu à l’œuvre…
- En fait, t’es en train de nous dire que t’en sais rien ? la taquine-je.
- Non, mais oh ! Hein ?! Entre amis, c’est pas le genre de question qu’on se pose ! s’énerve-t-elle.
- C’est bon maître, on plaisante » nous rattrape Lana.

Après avoir terminé nos verres, nous nous levons et quittons la cantina. Alors que nous nous dirigeons vers le bâtiment du KSI, je songe soudain au lien avec notre mission actuel, et lance : « Et les Mains de Force ? Qu’en faisons-nous ?
- C’est là que nos recherches pendant que tu étais sur Hoth nous ont servi, complète Tifa. Cloristis est un Sith… réputé. Or, il y a quelqu’un qui cherche clairement à le buter aussi : Ratanté Mozen !
- Qui est une des Jedi des Mains de Force ! ajoute Lana pour me faire le lien.
- Je vois, du coup, on fera une pierre deux coups. Bon, j’vois qu’es aussi au courant, Lana… J’pensais que t’allais…
- Comment tu m’as appelée ? » s’arrête-t-elle soudain. Je me retourne, et, de par le regard de Tifa, comprend que… je suis le seul à ne pas comprendre ! « Pour toi, c’est Léana, de même que Tifa. Lana, c’est pour les clampins qui ne m’intéressent pas.
- Ah, oui, c’est vrai… et bien, excuse-moi d’avance, mais je vais avoir un peu de mal avant d’avoir le bon réflexe » avoue-je. Tifa hausse les épaules avant de mener la marche.



« Nous vous refusons l’accès à la prison de Belsavis. Si votre appareil vole à la surface de la planète, nous vous abattrons.
- Quoi ?! »
Tifa vient de péter un câble. On vient de lui contester son autorité de Dark pour une deuxième fois. Et le fait que Lana… enfin, Léana, soit Dark également n’a rien fait bouger. Le genre de mec imperméable à tout imprévu.
Certes, la planète est républicaine, et du coup, l’accès pour les forces impériales que nous sommes est plus compliqué. Cependant, les installations déjà présentes permettent habituellement aux impériaux d’atterrir. Et c’est bien le « habituellement » qui coince. Le type n’a rien voulu savoir. Une gamine de dix-huit ans ? Dark ? Jamais il ne voudrait y croire. En même temps, je suis curieux de savoir comment a-t-elle obtenu ce titre si jeune. Et c’est encore pire pour Lana.

Nous tournons en rond. Aller sur Belsavis maintenant garantirait notre place dans un cercueil – encore faut-il qu’on vienne nous chercher – et ne pas y aller… c’est perdre une grosse éventualité de renforcer nos troupes, déjà bien faibles, en terme d’effectif. Devant un tel refus, Tifa chercha une solution avant de m’aborder directement : « Phobias, la famille Orrodia est puissante.
- Hélas, réponds-je à mon maître.
- Ok, parce que… … comment ça « hélas » ? s’arrête-t-elle après une courte hésitation.
- Je croyais que vous aviez lu mon dossier d’académie.
- Alors, moi, je ne l’ai pas lu, et ça m’intéresse ! intervient Léana.
- Honnêtement, j’ai cru à un canular, que tu aurais modifié les archives, m’avoue Tifa. Mais… c’est vrai ? » J’incline la tête pour confirmer. Lana insiste alors pour être mise au courant.
Fermé dans le vaisseau de Tifa, je prends une longue inspiration, avant de conter :

« Je n’aurais pas dû être un Sith. J’ai remarqué par moi-même que j’avais la Force. Sauf que pour entrer à l’académie des Sith, il faut un soutien derrière. Il n’y était point. Il n’a jamais été là. En même temps, je suis le plus jeune, je ne mérite qu’à être l’esclave de mes aînés.
Ce que je ne désirai point.

Je suis également le seul à avoir la Force. Lorsque cette chose fut remarquée par toute la famille, j’essuyai un refus complet. Jusqu’au jour de colère où j’ai étripé vivant mon grand-frère. Mes parents étaient bien évidemment là. Mon père fut guère impressionner, mais légèrement moins insensible que d’habitude. Seule la cruauté l’intéresse. Ma mère étant aveugle, dire simplement ce que je venais de faire manquait de poids. Alors, j’ai retiré les yeux de Siator de ses orbites, et je les ai déposé par la Force dans les mains de ma génitrice.


C’est seulement après que j’ai pu entrer dans l’académie des Sith. »

Le silence laisse la trace de la compréhension. Évidemment, après cet acte, mes rapports familiaux ont changés, et pas souvent en bien – Siator était clairement le favori des Orrodia – expliquant ainsi la difficulté de mes relations, aujourd’hui.
Léana va pour répondre quand l’holotransmetteur de son maître sonne. Tifa l’allume, et à ma plus grande surprise, ce fut un visage qui m’est trop familier.

« Bonjour, seigneur Tifa. » Cette dernière restant sans réponse, il poursuit : « Je suis un individu hiérarchiquement haut placé, et je suppose que les pratiques qui s’y déroulent ne vous sont pas inconnues.
Je vais être bref : les assassinats sont multiples. Or, je veux m’en défendre.

Je désire vos services, pour affronter d’éventuels Sith. »

Tifa prend le temps de songer, son attitude ne trahissant aucune émotion. « Je vous ferais remarquer que mon titre est Dark Tifa, et non pas Seigneur…
- Probablement, sauf que légalement, il n’a de valeur qu’aux yeux d’autres Sith, et je suis civil. Cependant, cela prouve votre aptitude à vous battre, et donc, à pouvoir m’obéir.
- Je… vous demande pardon ?
- C’est un job que je vous propose. De garde personnel. Or je sais que c’est le genre de chose dont vous aurez besoin, en ce moment.
- Vous vous êtes intéressés sur la marchandise ? Et bien, j’aimerai bien en savoir autant sur vous, avant de signer tout contrat. » Son interlocuteur recule son visage, la mine hautaine, avant d’ajouter : « Je pensais que votre savoir s’étendait à plus que cela.

Je me nomme Ka’oc Orrodia. »

Je me jette sur Lana, lui mettant ma main sur la bouche, avant que son tempérament explosif ne ruine notre discrétion. Puis, Tifa nous couvre en reprenant : « Et bien, je connaissais votre nom, mais point votre visage. Cependant, si vous faites appel à des espions, vous devriez savoir que je cherche à partir en mission.
- Je n’ai point d’espion. Je lis juste les nouveautés. Or, le KSI n’est pas spécialement à son paroxysme.
- Vous voulez une réponse immédiate ?
- Point du tout. Ce soir, j’ai une salle réservée à la cantina du ver des sables. Je vous y attends, si vous voulez en parler. » L’image bleue s’éteint alors.

« Un conseil à me donner, Phobias ?
- Des centaines, je le crains. »





Tifa revient enfin de son entretien avec Ka’oc. Dans les bureaux du KSI, hélas bien désert ces temps-ci, elle nous annonce : « Et bien, c’est un drôle de boulot qu’il souhaite me donner.
- C’est pas garde du corps ? doute soudainement Léana.
- Si, mais c’est sa manière d’évoquer ce qu’il faudra que je fasse qui paraît… étrange.
- Et les autorisations ? raccroche-je.
- Je peux en obtenir deux, si j’accepte uniquement.
- Ce qui signifie que tu resteras avec lui, quoi ?! comprend la plus jeune d’entre nous.
- En gros, oui, avoue-t-elle avec déception. Mais on peut quand même envisager quelque chose.
- À quoi songe-tu ? m’interroge-je.
- Vous pourriez y aller tous les deux, et non pas tuer Cloristis, mais le capturer. Je pourrais alors voler ses pouvoirs et l’achever plus tard.
- Le boulot que te propose Mister Orrodia dure combien de temps ? s’inquiète Léana.
- À vie. La mienne, bien sûr, en cas où c’est la sienne qui part avant, je me retrouverais au service de la famille en question » explicite-t-elle. Le silence s’installe quelques secondes avant que Lana nous sorte : « Mais voilà, le plan ! Tu le butes, et du coup, tu dois les servir. Et c’est là qu’intervient Phobias : soit tu la libères de son engagement, soit… tu la prends pour toi toute seule. Enfin, officiellement, parce qu’après… à moins qu’ils ne soient capables de vérifier ?
- Je suis déshérité.
- C’est bien ce qu’il me semblait, complète Tifa.
- Ah. Mouais… Non mais nan, quoi ! J’avais une bonne idée !
- On sait, Lana, mais…
- Léana, me corrige-t-elle.
- Léana. Ka’oc est un stratège politique et industriel, c’est pas le genre de détail qu’il laisserait au hasard.
- Mouais… enfin, t’as pas encore accepté : on peut trouver une meilleure idée, non ? se rabat Léana.
- Xyrion ne dispose pas d’autorisation. Ce n’est pas un Dark, et ça ne m’étonnerait pas qu’il ne soit pas reconnu officiellement comme Sith, marmonne Tifa.
- D’accord, tant pis. Une autre idée ? relance-je ma compère du Cercle Noir.
- Aaaaah… peut-être quelqu’un… comment expliquer : un « fan » de moi ? »



Nous voici, une semaine plus tard. Et je ne comprends toujours pas comment on en est arrivé là.
Le « fan » de Tifa était un Seigneur Sith qui admirait sa puissance. Et c’est là le problème : il nous a refourgué son apprentie, histoire qu’elle la fasse voir ce que sont vraiment les combats. À mon avis, c’est une vraie plaie, et il veut quelques vacances…
En tout cas, non seulement on n’avait toujours pas d’autorisation, mais en plus, le groupe venait de passer de trois à six. Oui ; parce que Yiloasta est aussi encombrante et discrète que trois individus à elle seule. Une Sith au sang pur. « très pur » même, si on en croit ses mensonges. Son maître l’est aussi, mais alors… le dicton « l’élève dépasse le maître », y’a rien de plus vrai, concernant l’orgueil et les préjugés. Tout ça pour dire qu’on a absolument aucune considération de la part de cette enfant gâtée, et que, du coup, Tifa se retrouve à garder ce bébé avec elle. Et histoire de compiler le tout, Tifa a accepté le contrat de Ka’oc – qu’on a exigé de signer sur papier, le genre de truc qu’on fait plus depuis… longtemps, mais qui conserve toujours sa véracité – et doit se coltiner et la famille Orrodia, et la Sith au sang pas si pur que ça… Le problème vint alors dans les petites lignes du contrat, empêchant ainsi à mon ancien maître de conserver son holocommunicateur sur elle, dorénavant dans les mains d’Yiloasta ; car elle doit rester en permanence aux côtés de son employeur. Bah oui, un assassin Sith, on ne sait jamais quand ça débarque.

Bref, la bonne nouvelle dans cette histoire, c’est que Lana et moi sortons de l’hyperespace en orbite autour de Belsavis, les deux autorisations en mains. On nous alerte qu’il faut atteindre la station spatiale, avant de prendre une navette spéciale pour descendre à la surface. Et le pire, dans cette histoire, c’est que le droïde d’accueil nous indique immédiatement les chambres de la station – pour les escales des voyageurs – et le pont aux navettes pour descendre à la surface. Et c’est tout.
« C’est moi, où aucun type ne s’est posé la question quant à nos autorisations ?
- Bah, c’est peut-être toi, vu que le seul gars qui s’est approché de nous est resté rivé sur le décolleté de ton armure. S’il voulait nous les demander, son élan a été brisé.
- Quoi ?! C’est pour ça qu’il s’était arrêté en plein milieu de la foule et qu’il me fixait sans arrêt ?!!!
- Probable. En tout cas, maintenant, on est au sol. Et on a un certain Cloristis à capturer… » clos-je le débat.


Notre enquête commence auprès de la caserne de la milice. Une rumeur sur un prisonnier Sith ? Allez-voir les gardes d’Effroi. Oui, c’est ça… On tient à notre peau, nous !
Naturellement, on se dirige vers l’ordinateur pour voir les recensements des incarcérés. On nous prévient qu’il y a souvent des soucis, les prisonniers étant un peu trop… « libres » ces derniers temps. On essaye quand même ?


Ma malchance provoque une panne de secteur.

C’est quand même dingue ! On touche un ordi, et paf ! Les champs de force des cellules les plus dangereuses ne sont plus alimentés.

« Vous cherchiez un prisonnier ? Je pense que dans la pagaille générale, vous pourriez tomber dessus… si vous avez du temps à perdre, ou de l’argent à faire : on aurait besoin de mains, pour mettre un peu d’ordre dans cette panique. Tentés ? »




À suivre, bientôt !!

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Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 6   Dim 17 Mar 2013 - 10:44

Journal de bord de Dark Tifa : premier enregistrement.



Je n’aurais jamais cru qu’un discours de topo sur le taff m’aurait fait autant suer. La condescendance de la voix de mon employeur est telle, que la seule envie qui nous vient et de penser à autre chose. Bref, être surtout disponible, plus que présent. Et à l’affût. Chercher les moindres recoins, prendre les allées désertées, copier des plans de tous les bâtiments où Ka’oc… pardon, Haut directeur Orrodia, est susceptible d’aller. Ah, parce que oui, le bonhomme, il ne se prend vraiment pas pour de la fiente de Bantha. Étant donné qu’il m’a employée pour sa protection, j’ai l’estime d’exister. Mais alors… la pauvre Yiolasta.
Oui, bon, après coup, c’est de la compassion, mais il faut dire que durant la première semaine de boulot, j’ai vite compris que j’étais tombée face à une idiote, bernée jusqu’à la moelle par des préjugés… bref, le genre de fille bien insupportable. Et donc, comme je le disais, au bout d’une semaine, Yiolasta et moi avons croisé Ka’oc dans les couloirs de la villa.
Je lui fis le salut militaire, tel un maigre pion – mais le contrat l’exige, bien que je déteste ça – et de surcroît, provoqua une réaction de mon apprentie temporaire : « Pff.. qu’est-ce que vous foutez ? Vous vous abaissez à un civil ? Et un humain, en plus ?!! » Je n’ai pas vraiment eu le temps de parler que le gros lard qu’est notre employeur s’est placé juste devant elle. Mais vraiment : à deux centimètres de son nez ! Il l’a fixé avec un regard digne de Dark Malgus, avant de dire :
« Si tu crois que c’est parce que t’appartiens à une race de dégénérés physiques et mentaux que t’as tous les droits, ta vie va s’écourter plus vite que tu ne l’aurais espéré.
- Dégénéré ?! Mais je suis une Sith…
- Au sang « pur » ? la coupe-t-il. Belle illusion que voilà ! Vous n’avez la Force que depuis que des Jedi renégats sont arrivés sur Korriban, que vous avez vénérés comme des moutons. Les accouplements incessants entre votre peuple déjà faible et des humains vous ont fait perdre toute légitimité identitaire. Et comme vos connards d’ancêtre n’ont toujours pas compris qu’ils ne sont plus riens à part des « pseudos-humains de seconde zone », les descendant dont tu fais parti sont réduits à croire à un idéal faussé par des préjugés millénaires ! »

La petite a bien pris quelques seconde avant de lui cracher un : « Je ne permettrai à personne d’autres que moi de vous tuer.
- C’est une menace ? ajoute-t-il sans perdre son sang froid. Tente de passer à exécution, et Seigneur Tifa devra vous éliminer sur le champ.
- Avec plaisir » ai-je clos. Ka’oc est alors parti, et Yiolasta n’en revenait pas.

Au bout de cinq minutes, elle s’inquiéta : « Avec plaisir ???
- Montre-toi plus futée que lui, et tu pigeras que c’était peut-être juste une façade.
- Ça vous amuse ? M’avait-elle dit, blasée.
- Sans doute. Parce que d’un côté, la manière dont tu as traité mon apprentie et mon ex-apprenti ne m’ont absolument pas ravie, et de l’autre, que tu n’aies toujours pas compris la leçon, même face à quelqu’un clairement plus puissant que toi, lui avais-je fais rapidement.
- Tss… sortez de vos illusions… »


Maintenant que j’y repense, Yiolasta n’a toujours pas changé de mentalité. Enfin, elle se fait plus discrète devant Ka’oc, mais bon, dès qu’elle peut montrer sa supériorité raciale, elle essaye. Ça fait quoi, quatre jours, qu’elle essaie de jouer un mauvais tour à Gil’Géa ? La femme de Ka’oc. En même temps, vu qu’elle est aveugle, Yiolasta espère réussir ses mauvais tours. Pas sûr qu’ils aient fonctionné, d’ailleurs…

Tifa, fin de transmission.


Je viens de raccrocher à Phobias et Léana. Ils galèrent, si j’ai bien compris. Nous aussi… Je vais pour ranger l’holocommunicateur quand il capte un autre appel. « Seigneur Tifa, dans mon bureau, mais sans arme.
- Sans… ? Si vous craignez quelque chose, comment voulez vous que je vous défende ?
- Vous disposez encore de votre foudre. C’est un agresseur potentiel capable de vous voler votre outil de découpe universel, m’explique-t-il.
- Bon… j’arrive. »

Drôle de crainte. En même temps, Ka’oc est un gros paranoïaque. Toutes les manœuvres que j’ai faite depuis le début n’ont jamais révélé quoi que ce soit. Aucune attaque, aucun signe, rien…
J’entre dans son bureau… qui se révèle être plutôt une chambre, bien fournie, qui dispose de quoi bosser dans un coin. Deux droïdes d’une grande qualité apparente garde la porte – pour empêcher quelqu’un de sortir ?! – et le rondouillard qu’est mon boss m’attend, debout. « Me voici. Que se passe-t-il ?
- Détendez-vous, je vous prie, me fait-il calmement.
- Hein ? » Il tapote sur le lit, avant de s’écarter pour retirer son ample veston. Le pas inquiet, je me pose là où me l’a demandé, la tête pleine de question. Il revient et s’asseoit… HEEEEEYYYYY ! T’ES UN PEU PRÈS, BONHOMME ! Un peu plus et il est sur mes cuisses !!! « Restez calme » me chuchote-il. Facile, tient, connard. Mets-toi à ma place, et tu comprendrais que c’est quand même un peu évocateur…
« Vous voulez coucher avec moi ? »

« Hein, quoi ? »

« Faites comme si, ne vous inquiétez pas…
- Mais qu’est-ce qu !
- Chuuuuuut ! m’interrompt-il. On nous espionne. Ceci fera office de couverture. »

Ah. Ah ouais… enfin bonééééÉÉÉÉÉ !!! QU’EST-CE QU’IL ME PREND LA TAILLE ???!!!

« On va éveiller les soupçons si on ne fait rien, murmure Ka’oc.
- Oui, mais y’a des limites, quand même ! J’ai pas envie de… » continue-je sur le même ton ; quand un truc métallique fort désagréable se creuse dans mon ventre. Un… un blaster ???
« Tu vas coucher avec moi. Suis-je clair ? »

Merde. Bien sûr. J’aurais dû m’en douter. Un mec de quarante voire cinquante balais, et moi, j’n’en ai que dix-huit. Là, je me sens jeune. Très jeune. Parce que ce genre de situation, toute jeune fille la craint. Les droïdes de sécurités se sont entretemps postés devant la porte, rendant le passage quasi-impossible. Et Ka’oc enfonce toujours plus fort son arme dans mes tripes. J’comprends très vite qu’il a envie de m’enfoncer une autre arme, du coup…

« J’ai pas signé pour ça » me rebelle-je. Il tord son flingue dans ma peau.
« Je t’ai engagé pour ça.
- Et votre femme, Gil’Géa ? tente-je.
- Une vioque aveugle et sans aucune saveur. Elle n’en saura rien.
- Vous êtes sûrs ? m’inquiète-je naturellement.
- Depuis le temps… »

Il se met bien en face de moi, de ma… non, mec, ça non.

Allez, pense en Sith, pas en jeune fille, Tifa. Ressaisi-toi !

Qui aurait-cru que ce regard en plongée de vingt centimètre m’aurait autant déstabilisée ?

Merde, tu vas pas te faire avoir par un *$@#% de gros lard !

Ce sentiment de n’être réduite qu’à un objet…

Oh ! Ma cocotte !! Il est en train d’approcher sa main, làààà !!

Je l’attrape en douceur et la guide vers ma joue. Je m’approche de son visage pour l’embrasser. Je sens un moment d’hésitation, mais finalement il accepte mon option. Et approche ses lèvres.



BBRRRAAAAAZZZZOOOUUUUUUUUUUYYYHHHHH !!!!




Ka’oc bondit d’un mètre en arrière. J’en profite pour me mettre en position et charger une attaque foudroyante. Mon Kiss électrique l’a bien surpris.
La foudre grésille dans mes doigts quand j’ajoute : « Il n’y a jamais eu d’assassinat, de surveillance, ou je-ne-sais-quel autre de vos mensonges. Tout ce que vous vouliez, depuis le début, c’était ça, et uniquement ça !
- Bien défendue, pétasse, ose-t-il. T’as quand même mis du temps à piger.
- Et bien, très honnêtement, j’ai pas voulu croire les avertissements de Phobias. J’ai eu tord. « Dis-toi que la moindre de ses paroles n’est que mensonge. La moindre. »
- Phobias ? Ce petit con est encore en vie ?
- ‘me faites pas croire que vous l’ignoriez ! Vous l’avez vu avec moi, quand vous avez remis à mon apprentie les autorisations pour atterrir sur Belsavis !
- Oh oui, pas d’inquiétude, jusque-là. Mais depuis le temps, il doit être mort, là-bas. Ou en prison, au moins.
- Je me pose une question, d’ailleurs, à ce sujet. Pourquoi autant de mépris à son égard, alors qu’il est un Sith puissant ?
- Je te dis tout ce qu’il faut savoir sur Phobias, et tu continues ton boulot comme si de rien n’était. »

Quoi ??? Il OSE me faire une telle proposition ??!!
Dans un élan de curiosité et d’inquiétude, je reprends : « Comment être sûr que vous ne manigacez pas un mensonge pour me faire garder à votre service ?
- De un, mes droïdes ont leurs armes braquées sur toi, de même que tout le personnel capable de tuer. Je crains qu’une fuite possible et débile ne te laisse qu’un accès au cimetière. De deux : comment être sûr que, si je te dis tout, tu ne t’enfuiras pas ?
- Jamais vous n’aurez de rapports avec moi.
- Phobias est né durant le blocus des mandaloriens, dans un vaisseau en provenance de Tython, il y a dix-sept ans de cela. » Euh… ah ? Et alors ? « Si tu t’es un peu renseignée sur la guerre que l’Empire mène, cette planète, ce n’est pas rien.
- Comment ça ?
- On raconte que c’est la capitale des Jedi.
- Sans déconner ? Depuis quand ??!
- Depuis le siège de Coruscant. Mais il n’y a que deux personnes qui y étaient, se souviennent du trajet et sont encore en vie. Une vieille folle aveugle, capable de se perdre dans son armoire ; et le gosse qu’elle a sorti durant le voyage. Voyage, qui s’est imprimé dans son esprit, avant même sa naissance – mais il existait déjà, quoi – et dont tu dois bien comprendre l’identité… »


Phobias saurait comment trouver la planète secrète des Jedi ? Au plus profond de lui ??!
« Ça paraît gros, quand même !
- J’ai menacé sa vie des centaines de fois. S’il n’y avait pas eu un ultime argument, ça ferait longtemps que le mioche serait mort et aux oubliettes ! » se justifie mon employeur. « Et sache que ça, c’est vraiment pas grand-chose, sur lui, si les secrets interdits t’intéressent… »



À suivre/corriger
Puis retour sur Phobias/Lana.

_________________
Il y a émotion, mais je suis sans regret.
Il y a sérénité, mais la sagesse, je l'ai trouvée.
Il y a victoire, mais ma passion est utilisée et contrôlée.
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Phobias
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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 6   Sam 13 Avr 2013 - 17:28

Voici maintenant une semaine que nous errons dans cette immense prison, recherchant le moindre indice sur notre cible, interceptant les foules de prisonniers, guidant les officiers de sécurité… Quelque chose m’échappe dans leur logique. Si c’est une planète prison, pourquoi organiser des bâtiments, des murs, des boucliers ; alors qu’ils pourraient juste les laisser à la surface, et tout surveiller depuis une station spatiale ?
Enfin bref, ce n’est pas demain la veille que les Républicains auront un cerveau. Et l’Empire en profite pour y foutre la pagaille. En théorie… parce que là, j’ai l’impression de faire un boulot de républicain !! Enfin, vu que ça ne choque pas Léana… c’est juste moi qui aie dû rater un épisode…


C’est alors qu’un officier fort décoré vint me chercher, à une heure tardive. « Excellence, le douanier en chef Sfouaski désire avoir une communication avec vous.
- Le douanier ? Pour quelle frontière ? l’interroge en me levant de la banquette.
- Bah, de la station, quoi. Il’n’m’a pas dit pourquoi.
- Euh… d’accord… il est venu me chercher ici ?
- Non non : on vous attend au communicateur central. » Je suis le geôlier jusque dans un autre bâtiment. La salle circulaire brille de toutes parts, les touches des ordinateurs clignotant de manière incohérente. Puis, il me laisse seul face à l’image bleu de ce… « Sfouaski ». Étrangement, je ne me souviens absolument pas de l’avoir vu là-haut. Et lui non-plus. « Seigneur Phobias Orrodia ?
- Vous pouvez enlever le nom de famille, mais ce n’est qu’un détail. Qu’y a-t-il ?
- On vous a repéré depuis la station, comme étant à la surface de Belsavis. » Mais… il est con ou quoi ?? « Bah, évidemment, puisque j’y suis en ce moment même !!!
- Euh, oui, ‘fin… il y a une semaine de cela.
- Normal, nous sommes arrivés la semaine dernière, clos-je le doute.
- Ah. Et bien, votre excellence, vous êtes absent des dossiers de migration. Vous seriez-vous posé directement sur Belsavis avant de passer par la station de transit, par hasard ?
- Absolument pas. On a dû prendre la navette pour descendre. » Quand je réalise soudain. « Ah. Lana ne vous a pas montré les papiers d’autorisation, c’est ça ?
- Vous êtes accompagné ? Et non, je n’ai vu aucun de vos papiers. Mais si vous les disposez sur vous…
- Il y a pourtant notre vaisseau dans un des hangars. Vous n’aviez pas fait le rapport avec notre présence ?
- Comme je vous le disais, vous êtes absents de tous les rapports, d’où notre surprise quand nos observateurs spatiaux vous ont découverts à la surface.
- Absent ? On nous aurait supprimé de vos fichiers ? Qu’y aurait-il à gagner à faire cela ? tente-je de comprendre.
- Très bonne question… » Sfouaski n’a pas le temps de terminer qu’un son se fait entendre de son côté. Il murmure quelque chose, avant de reprendre : « Seigneur Phobias, un Dark cherche à communiquer avec vous.
- Il ne peut pas me le faire directement à moi ?
- Nous brouillons les communications. Cependant, la station sert de relais. Je vous l’envoie. » Une seconde image se rajoute au douanier. Et avant même que je ne m’inquiète sur son identité, je reconnais la silhouette de mon maître. « Ici Dark Tifa, vous me recevez ?
- Cinq sur cinq, renvoie Sfouaski.
- Quatre pour moi, mais passons. Que me vaut ton appel ?
- Tu m’avais prévenu que c’était galère, j’aurais pas cru à ce point…
- Je m’en doute. De notre côté, on patauge grave, mais bon… Lana s’éclate, donc…
- Est-ce que tu connais la planète Tython, Phobias ? me lance-t-elle en changeant de ton radicalement.
- Euh…de nom. Je crois que c’est la planète des Jedi, non ?
- Exact. Tu saurais la situer ? s’empresse-t-elle.
- Bah, elle n’est pas dans les archives impériales ?
- C’est un monde du noyau, nous complète l’officier. Dark Angral l’a attaqué il y a peu, et il y a laissé la vie. » La surprise de Tifa semble quinze fois supérieure à la mienne. Elle rétorque d’ailleurs immédiatement : « Que que que… quoi ? C’était là-bas ?!
- Oui. Évidemment, cela fait parti des renseignements peu divulgués, puisque la déclaration de guerre suite à la perte d’un Sith aussi puissant que Malgus… l’Empire n’a pas de quoi être fier !
- Et comment ça se fait que vous soyez au courant ? m’interroge-je.
- Je suis officier de flotte. J’ai été refusé pour participer à cet assaut. Ça m’a été salvateur, au final. Mais je me suis tenu au courant des évènements. » Ne saisissant pas l’intérêt de la question initiale, je reste en retrait quelques secondes, durant lesquelles Tifa semble apparemment accuser d’un choc. « Mais alors… la planète n’est pas du tout secrète ?!!!
- Non, mais vu ce qu’on y a perdu, on n’a pas envie de s’écraser bêtement face à cette puissance. On raconte que le Jedi ayant pourfendu le seigneur Angral serait capable de vaincre l’Empereur…
- Ah bah… j’espère que c’est pas Kiràly, parce que sinon, on serait vraiment dans la merde... » Je me contente d’hocher la tête pour confirmer les dires de mon maître. « Je ne connais ce Jedi, mais n’ayant jamais entendu son nom, je pense que le maître en question est déjà identifié par les Services Secrets de l’Empire.
- J’irais voir tout ça moi-même, clos Tifa. Officier Sfouaski, j’aimerai m’entretenir en privé avec mon associé.
- Ah… euh… si la communication coupe, c’est qu’on aura eu un problème au relais » meuble-t-il en partant.

« Ka’oc est vraiment…
- Je le sais mieux que personne, anticipe-je.
- Tu l’as vu en action ?
- Oui. De part sa toute puissance, il s’est affranchi de toute limite morale, que même les Sith conservent, surprends-je Tifa.
- Du genre ? Parce qu’il faut quand même voir ce que certains… » mais elle se coupe d’elle-même. Une minute de silence. Mon expression lui permettra-t-elle de comprendre ce qui ne se dit pas ?


D’une voix presque apeurée, elle reprend : « Il a osé ?
- Tenté, pour mon cas. Et c’est son échec qui est à l’origine de ma condition. Mais tu feras sûrement le rapprochement entre ça et la distance qu’on mes sœurs avec le reste des Orrodia, alors qu’elles n’ont, à aucun moment, été bannies, humiliées, ou rejetées par l’égide familiale. »


« Elles aussi…
- C’est pour cela que nous sommes partis à trois, il y a cinq ans de cela.
- Mais il faudrait… je ne sais pas, saisir la justice, faire intervenir… » mais au fur et à mesure qu’elle hurle sa colère contre l’Aberration, elle semble cerner l’impasse qui me faisait face à l’époque. « Justice ? Vertu ? Noblesse ? Dans un Empire de trahisons, incestes et malveillances, cela fait longtemps qu’elles ont disparues.
- D’où la volonté de fuir. Loin de l’Empire qui n’a pas de solution pour cela. Et fonder le Lien pour guider ceux qui sont aussi, mis à l’écart » réalise Tifa.



C’est le regard qui tue.
Le regard déterminé, à tout jamais.
Celui qui déstabiliserait les statues de Dromund Kaas.
Celui qui brille dans les yeux de Tifa.



« Je vais m’occuper personnellement de Ka’oc Orrodia ! »



Le temps de se remémorer ce qu’il me reste, là-bas… « J’ai préparé, il y a des années, quelque chose dont je ne me suis jamais servi. Mais ça te servira. »




_____________________________________________



La recherche d’informations sur Belsavis s’est poursuivie. Et nous avons trouvé quelque chose d’intéressant. Il s’agissait d’une planète très ancienne, où des races qu’on croyait éteintes vivent encore. Et l’un des officiers geôliers nous a permis de faire le lien avec notre quête. « Si votre Cloristis est enfermé ici depuis trente ans, les Esh-Kas, ou les Rakatas, doivent savoir où il se planque. De notre côté, on vous informera si la Jedi Ratanté Mozen est identifiée sur la planète.
- Il y a un moyen de les rencontrer ? enchaîne Léana.
- D’habitude, ils tentent systématiquement de nous tuer… mais peut-être que la Force vous permettra d’appréhender la situation autrement » a-t-il avoué.
Les coordonnées du lieu de rencontre en poche, Léana et moi sommes partis à la rencontre de ce peuple mystérieux.

Perdus dans les méandres rocheuses et glacières, ont peinerait à croire que la civilisation soit passé par là. Mais notre expédition porte ses fruits. Une créature étrange, très vaguement humanoïde, se déplace furtivement par l’itinéraire que nous surveillons. Nous le suivons, et tombons nez-à-nez face à toute une troupe. Esh-Ka ? Rakata ? N’en ayant jamais vu, impossible de les identifier. Là où nous nous attendions à une contre-attaque, l’un d’entre eux s’approcha vers nous. Et il parle le basic, en plus ??!!! « Qu’êtes-vous venu faire en ces lieux ? nous demande celui qui semble être le chef.
- Nous sommes à la recherche d’un certain Cloristis, leur avoue-je en m’inclinant.
- Comme on n’a rien trouvé jusqu’à présent, nous sommes venus nous renseigner auprès de vous, me complète Léana.
- Moi, jamais je n’en ai entendu parler. Mais le haut commandeur, peut-être… » termine notre interlocuteur, d’une voix calme et lente.


Il accepte de nous guider vers lui. Escorter par ces aliens, nous parcourons sans doute un kilomètre, dans les méandres, recoins, ascenseurs, tunnels et portes d’une base souterraine. Nous arrivons finalement au pied d’une porte colossale. Gravée de toute part, il n’en fait aucun doute qu’une autorité se cache derrière. Mais ils ne l’ouvrent point. Notre interprète se tourne vers nous, la mine inquiète, et nous communique : « Je pense que vous pouvez comprendre l’estime que nous avons pour notre maître, le haut commandeur. Si votre intention est juste, parler avec lui ne nous coûtera rien. Cependant, si, derrière vos mots, vous ne cherchez qu’un prétexte pour le tuer, vous comprendrez que nous avons tout à y perdre en vous le présentant.
- Mais… on n’a pas l’intention de faire un truc pareil ! se défend Léana.
- Je vous demanderai de nous remettre vos armes, pour empêcher d’agir, et communicateurs, pour empêcher de nous localiser, ou d’appeler des renforts. » Un temps de réflexion se partage entre Dark Lana et moi. Nous haussons les épaules et nous exécutons.


Nos communicateurs principaux, ceux de secours, et nos sabres lasers, tous dans ses mains. Il me fixe, et reprend « J’ai dit, toutes vos armes. » Je lance un regard à Lana. Son expression m’indique clairement son honnêteté. « Mais… nous vous avons tout donné. »

Il fait un pas en arrière.
Sa main se resserre fermement contre les poignées de nos lames.
Affichant un sourire cauchemardesque, il nous tint :



« Parfait. »



Oui, son apparence vient de retourner à la normale.
Oui, tous ses compagnons aliens viennent de se dissiper.
Oui, la salle du trône orne à présent des murs d’acier.
Oui, entre lui et nous, une barrière énergétique s’est activée.

Oui, par les illusions, Cloristis vient de nous enfermés.


MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !!!!!!!!


J’ai beau utiliser la Force, il se protège de manière bien plus efficace. Et le soutien de ma compère ne permet pas de contrebalancer notre geôlier. Ce dernier prend alors le temps de s’esclaffer, avant de nous dire : « Aaaah… c’était drôle, hein ? Depuis tout ce temps, à vous observer, vous habituer, pour vous attraper…
- Comment ça ? Ça fait combien de temps ? balance Lana.
- Votre vaisseau ne s’est jamais posé sur la station impériale. Mais directement à la surface.
- Mais pourtant, je me souviens très bien, les trains d’atterrissages, les mecs supers chiants, l’odeur de l’huile…
- Mais oui, Phobias. Tu te souviens de ce que ton corps a capté, précise Cloristis. Et mes illusions ont trompé vos cinq sens pendant bientôt une semaine et demie.
- Les mecs qui ne nous demandent pas l’autorisation, les ordinateurs qui tombent en panne, les communications qui ne marchent jamais… réalise Léana.
- Et ben ouais, j’allais pas me faire chier à faire trop de trucs non plus… j’ai mes limites ! » termine-t-il en rigolant.

« Tu mens. J’ai eu une communication avec Tifa. » Le Sith s’arrête soudain d’un coup sec. « Alors ça, mon gars… si tu savais quel bordel ce fut…
- Je suis toute ouïe, patiente-je.
- Cette poufiasse t’a vraiment appelé. Impossible de le brouiller, ça ! Je me suis amusé, en urgence, à créer une situation pouvant expliquer tout ça. Alors qu’en fait, c’est via ton holocom’ qu’elle s’est faite.
- Et l’officier Sfouaski ?
- Réel aussi. En fait, Tifa l’a appelé, et il t’a ajouté à la communication par la suite. D’où ma mise en scène.

Hé ! Avouez quand même que c’était du beau boulot, non ?!! »

Ma complice gronde de colère, avant de s’élancer sur la barrière. Mais un violent retour d’énergie l’envoie balader. « Bien tenté, mais j’ai quand cherché à vous mettre dans une prison de qualité, tout de même !
- Mais pourquoi ne pas nous tuer simplement ? lui rétorque-je.
- Crétin, n’lui donne pas de bonnes idées !!
- J’aurais pu il y a longtemps. Mais ce n’est plus drôle. Je préfère largement vous observer agonir, dévorant les rares rats-womps qui se glissent dans le coin… jusqu’au jour où là faim vous rendra cannibales !!! »



Et Cloristis nous abandonne à notre sort dans un rire sardonique…



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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 6   Dim 14 Avr 2013 - 23:37

Journal de bord de Dark Tifa : dernier enregistrement.


Oui, vous avez bien entendu : il s’agit de mon dernier enregistrement. Soit j’y reste, soit, j’arrive à m’enfuir, et donc, ces enregistrements n’auront plus de raison d’être.
Parce que oui, je les fais dans l’unique but qu’une personne subissant les mêmes problèmes puisse aller plus loin. Voire me venger, si c’est en effet ce qu’il faudra faire.

Assez parlé de malheur. Passons au plan. J’ai convaincu sans trop de problème Yiolasta de m’aider, cette dernière vouant une rancune grandissante envers notre employeur. Le récit de mes aventures non-voulues – et ratées ! Encore heureuse ! – l’a touché. Mais pas de la manière que je pensais. C’est son sens de la hiérarchie, qui fait qu’un Sith doit toujours être au-dessus d’un civil.

Bon, techniquement, ça me va. Je lui ai demandé de faire le guet devant le bureau de Ka’oc. Pour ma part, je serais dans la pire posture, pour que le plan de Phobias se mette à exécution.

Tifa, fin de transmission.



En parlant de posture, j’y suis. Dans son fameux bureau, dont le lit sert à tout autre chose… « Dans mon bureau, pour une formalité » m’avait-il dit. C’était l’heure. Assise sur les draps, je l’entends au loin derrière moi.
« Voulez-vous une dernière chance de vous racheter ?
- Pour quelle faute ? lui renvoie-je sans me tourner.
- Celle-là »

MALÉDICTION !!!


J’avais mes mains dans mon dos. Mes poignets étaient exposés. Ce bâtard est plus intelligent que je ne l’aurais cru… Mais me voilà menottée. Puis un coup violent sur mon épaule gauche me renverse sur l’oreiller. Je tourne ma tête et… un droïde. Garde du corps. Et la Force permet de ressentir les êtres vivants.
Ka’oc en tenue d’Adam, ses intentions directes sont vite identifiable.

Et si le plan de Phobias ne marchait pas ?

S’il avait oublié un détail ?

Bordel, fait confiance à ton apprenti !

Combien d’années a-t-il attendu sans rien faire ?

Vais-je y passer, lamentablement ?

Et puis, ce n’est même plus ton apprenti, d’ailleurs !

Pourquoi ce ressenti alors que le contrôle total m’envahissait il y a si peu ?

Parce que t’es qu’une jeunette, un peu trop balèze pour son âge… ?




« MAÎTRE, JE DÉTECTE UNE ARME À UTILISATION IMMINENTE ! »



Ka’oc brise son élan d’Eros, et se tourne lentement vers le droïde. Un silence de plomb pèse sur la salle. Les dents de l’homme de cette pièce orne son sourire satisfait.
« Ton sabre laser, hein ? Détruis-le immédiatement. »


« Bien, maître Phobias. »


Le temps de cligner des yeux.
Le temps de comprendre qu’il y a erreur sur la personne.
C’est le seul temps que Ka’oc eut.
Et c’est tout.

Trop peu pour comprendre ce que cela signifiait. Ou du moins… à temps.

Le droïde dirige son blaster, avec une célérité salvatrice, vers la virilité de Ka’oc, avec d’en carboniser la surface.


La vengeance est un plat qui se mange froid. Phobias, tu viens de venger non seulement l’affront qu’il a tenté de te faire, mais également toutes les autres personnes qui ont subi ses sévisses, et toutes celles qui auraient pu, à l’avenir, en souffrir.

Le cri de douleur de Ka’oc donne le signal à Yiolasta. Entrant en trombe dans le bureau, je lui présente, dans un unique élan, mes menottes, qu’elle brise de son tranchant immédiatement. Puis, viens mon tour à sortir mon Outil de Découpe Universel, et le projette sur le bureau du bonhomme. La combustion débute, ouvrant l’accès aux tiroirs regorgeant de contrats, et grillant l’ordinateur qui conserve leurs copies virtuelles.



L’alarme retenti une fois.


La lumière devient rouge. Une porte coulissante – apparemment un passage secret – s’ouvre en face de Yiolasta et moi. Pas une issue de secours, mais Gil’géa. D’un bond de surprise, Yiolasta s’écarte vers un meuble.


L’alarme retenti une deuxième fois.

Retour à la lumière normale. Après avoir bondie de l’autre côté du bureau, je tiens mon contrat dans mes doigts. Mon apprentie temporaire prend une assiette d’art dans la main, et la projette à vitesse fulgurante en directement de la maîtresse de maison.


L’alarme retenti une troisième fois.

Lorsque la lumière rouge revient, le disque improvisé s’éclate au mur derrière Gil’géa. Après avoir simplement esquivé, la vieille femme dirige son bras en direction du droïde traître, et tire un missile digne des chasseurs de primes. Avant même que la rocket n’atteigne le châssis métallique, elle point son bracelet d’armes vers nous.


L’alarme retenti une quatrième fois.

Les flammes du droïde virevoltent dans les cheveux de la menace surprise, colorant la scène d’un rouge, là où la lumière s’éteint. Je consume, par une combustion de Force, le contrat papier, dernière trace de mon passage ici. Dans la même milliseconde, une nouvelle salve traverse la pièce. Yiolasta ne se fait qu’érafler le dos, le missile désintégrant la fenêtre derrière nous.


L’alarme retenti une cinquième fois.

C’est dans la lueur rouge que nous prenons la décision de fuir. D’un bond, nous plongeons par la fenêtre.
Yiolasta sort instinctivement son sabre, et le plante dans le mur. « Idiote, ça ne va pas te ralentir !
- Mais… !! Pour une fois que ça aurait servit à autre chose qu’à découper des gens ! » Je concentre la foudre dans mes doigts, et par une nouvelle déflagration, je nous décolle de la façade dans un élan perpendiculaire. Droit sur un speeder.


Le pilote s’arrête quelque mètres plus loin, et nous donne un coup de main pour ne pas rajouter deux ou trois centaines de mètres à notre chute. « Et ben ! Qui aurait cru qu’une bombe et une Sith me tomberaient dessus en me levant ce matin ?
- Genre, j’suis pas une bombe, moi ??!!
- Navrée de vous pressez, mais filez vite, très loin. On vous expliquera après » lui ordonne-je. N’ayant rien contre nous, il s’exécute. Fuir, loin de tout ça.


Sur la « route », j’allume mon émetteur, histoire de capter les paroles de mon mouchard.

« Depuis quand ce droïde a-t-il été modifié ?
- Aucune idée, lui répond Gil’géa.
- En tout cas, je connais quelqu’un qui a signé son arrêt de mort.
- S’attaquer à des Dark nous est impossible. Il nous sera trop dur d’assumer une fois le meurtre découvert, conseille-t-elle en farfouillant.
- Je sais. » Le son caractéristique d’un holocom’ résonne soudainement.



« Ratanté Mozen, changement de programme. Tuez BRZzzruitttt§& »*$€ tu-tu-tuuuuuuu…



Mouchard si vite trouvé ? Tss…



La suite bientôt !!

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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 6   Dim 5 Mai 2013 - 18:44


Après avoir été déposée par notre sympathique chauffeur improvisé, le temps des conclusions nous fait face. « Il faut partir de Dromund Kaas.
- Vous voulez rejoindre vos apprentis sur Belsavis ? complète Yiolasta d’un air désabusé. Ils sont si nuls que ça ?
- Déjà, Phobias n’est plus mon apprenti. Civilement, il est mon égal…
- Il est pas Dark, me coupe-t-elle.
- Oui, mais nous sommes tous les deux membres du Cercle Noir du Kheir, insiste-je. Et puis, y’a pleins de Sith puissants qui ne sont pas Dark.
- Bah non, c’est parce qu’ils sont Dark qu’ils sont puissants. Ceux qui ne le sont pas sont des faibles.
- Yiolasta, je te rappelle juste que Lana est Dark, et pourtant, Phobias la gagne probablement au combat.
- Mais… elle a eu comment, son titre de Dark ? Dans une pochette surprise, ou en passant sous le bureau ? » Là, c’en est trop. Je la gifle sur-le-champ. « Ça, c’est pour ta connerie hiérarchiste. Maintenant, tu la fermes et tu me suis.
- Pff… c’est ça, souffle Yiolasta. Vous savez aussi bien moi que le titre de Dark est donné pour indiquer la puissance du possesseur.
- Et les seigneurs ? Ce sont des tapettes, si j’en suis ton raisonnement ? la piège-t-elle.
- Carrément.
- Ton maître va être ravi de l’entendre. » Mais la Sith se contente d’hausser les épaules. C’est au bout de cinq minutes de marche qu’elle s’inquiète soudainement : « Vous n’allez rien lui dire, n’est-ce pas ?!!
- Aah, enfin, tu réalises.
- Mais non, mais… s’il découvre la vérité, il va me trucider !!
- Oh, là là… ma vieille… soupire-je en souriant. il est vraiment temps qu’on t’achète un cerveau, parce que là…
- Comment ça « ma vieille » ? Vous vous êtes vue ?
- Tu as quel âge, ma grande ?
- Vingt-deux ans. » Morte de rire. Je lui fais un large sourire, avant d’ajouter : « Lana en a seize, Phobias dix-sept et moi dix-huit. » Aaah… c’est dans ces instants que je me dis que la vie de Jedi ne doit être si triste que ça : la mine abattue d’un Sith au sang pur vaut de l’or. Et sur elle… c’est juste jouissif. « Hé, mais, c’est dégueulasse !!
- Tu comprends enfin pourquoi j’suis aussi sérieuse sur tout ça…
- Bah carrément, moi qui croyait que j’pourrais vous rattraper, en fait, c’est vous, parce que vous êtes plus jeune, qui allez augmenter en tour de poitrine, et prendre encore plus d’avance sur moi ! »

Hein, quoi ? « Attentententends ! Tu tu tu… t’inquiètes pour ta poit… Mais je parlais de puissance, moi !!
- Bah oui, me lance-t-elle au tac-au-tac.
- Sans sous-entendu.
- Euh… j’ai pas compris, alors, hésite-elle.
- Puissance. Dans le côté obscur, explicite-je.
- Ah ! Mais, de toute façon, j’suis meilleure que vous, alors... » Je reste de marbre en attendant la réaction de Yiolasta. « Bon, pardon.
- La prochaine fois, je te grille. »


Retour au QG. Prise de contact avec Xyrion Algos. Impossible d’avoir le maître de Yiolasta… moi qui voulait m’en débarrasser…
Bon. Spatioport. Fureur. Espace. On se casse.



Lorsque nous sortons de l’hyperespace aux alentours de Belsavis, Yiolasta passe son temps à me répéter « Mais on ne pourra pas entrer. Seuls Phobias et Lana avaient les autorisations ! » Sauf que je n’en ai rien à cirer. Je veux les retrouver. Il faut que je parle à Phobias. Et puis, une fois des pouvoirs à s’en péter le bide, je pourrais me venger de Ka’oc. Et ça, c’est mon nouvel objectif, presque prioritaire à notre traque…


Les trains d’atterrissages se posent lourdement sur le quai d’acier. Un majordome nous accueille, mais je fonce et l’ignore, suivie par Yiolasta, qui me colle dans l’espoir d’éviter tout problème. J’arrive dans une grande salle, et… mince, c’est quoi ce monde ?
« Excusez-nous ! S’il vous plaît ; faites une file. On vérifiera les autorisations une à une. Gardez votre calme ! » Je m’approche de l’un d’eux pour me renseigner. « Et bien, mademoiselle, on a une coupure du serveur. Du coup, on ne peut plus vérifier les autorisations de manière automatique. Allez voir un de mes collègues par-là bas, on le fera manuellement. »
Bon, génial. Et quand on n’a pas d’autorisation, on fait quoi ? Je sonde vite fait du regard pour trouver un douanier à l’écart. Une chance, la queue est plus petite. Enfin, la foule, devrais-je dire, vu comment il devient difficile de savoir s’il y a une rangée.
Quelques minutes d’attente interminable sont soudainement rompues par un mec déboulant à grande vitesse en travers. Cinq seconde d’hésitation globale sur l’ordre de passage, quand une jeune femme à côté de moi me fait signe : « Après vous, vous étiez là avant… Tifa ?! s’exclame-t-elle en me reconnaissant.
- Ariana ! réagis à mon tour.
- Qui ça ?! » Mais Yiolasta n’a pas sa réponse. Les deux poignées de sabre laser sont sorties, mais l’officier de douane intervient avant que les lames ne sortent : « Rangez-ça ! Nous sommes dans une zone où les combats entre Sith sont interdis.
- Seulement entre Sith ? Nous ne sommes pas hors-la-loi, alors ! » rétorque-je sans discrétion. Et voilà, Ariana. Je te tiens. Ton regard trahi ton angoisse, car… à n’importe quel moment, je peux te dénoncer comme étant une Jedi. Le silence du recoin se brise alors par le douanier : « Dark Tifa, si je ne m’abuse ?
- Hein ? Vous me… ?
- Officier Sfouaski. Nous avons discuté sur holocom avec votre apprenti.
- Et bien, si vous me connaissez, vous ne m’empêcherez pas de passer, n’est-ce pas ? profite-je de la situation.
- Euh… bien sûr, vous avez votre autorisation ? » Bâtard… coincées à l’extérieur de Belsavis.
Yiolasta commence alors un genre de discours moral, sur le non-besoin d’autorisation, en particulier pour des Sith au sang pur. Je m’écarte et retourne sur Ariana… tss, elle en a profité pour filer… là voilà ! Ariana a changé d’officier pour passer – vu que Sfouaski était pris par le monologue de Yiolasta – et avance sans souci après avoir montré son autorisation. Elle s’approche alors du hangar aux navettes… et l’idée me vint.



« Une Jedi !! »




Mon sabre laser brandi au milieu de la foule, tous regardent dans un second temps la direction qu’il indique. Ariana réagit au quart de tour, et fonce dans la navette. Je prends Yiolasta par le bras, lance des éclairs par l’autre main, histoire de griller quelques lumières plafonnières. Croyant à un assaut, la foule entre dans une cohue générale, cherchant plus ou moins bien l’ennemie de l’Empire. À peine rentre-t-elle dans le vaisseau que nous l’atteignons également. Imaginant le combat à venir, les trois autres passages s’enfuient aussi sec. En quelques secondes, seuls les trois adeptes de la Force que nous sommes s’y trouvent. Les Sith ferment la porte. Ariana est piégée. Activant un double sabre, elle pare quelques instants les frappes répétées de Yiolasta et moi, avant que je ne la désarme par un petit éclair. Lame rouge devant son cou : « Ne bouge plus, toi. Yiolasta ! Une pierre deux coups, ça s’appelle ! Le pilote est parti aussi, je suppose ?
- Vous supposez bien, me répond-elle après avoir jeté un coup d’œil.
- Alors prends les commandes et démarre ! On a une navette rien que pour nous !
- Mais… j’sais pas piloter, moi ! » J’ai un instant de compréhension, avant d’enchaîner : « Pas… du tout ?
- Bah non, me dit-elle comme si c’était une évidence.
- J’te déteste, termine-je.
- Moi je peux, s’immisce Ariana.
- Tu peux ?
- Je peux, Dark Tifa, répète ma captive.
- Genre, tu crois qu’on va te laisser nous écraser ? se permet Yiolasta.
- Si tu pilotes, Tifa, crois-tu vraiment que celle-là va pouvoir me surveiller ? À l’inverse, je n’aurai rien à gagner à vous faire écraser, puisque moi-même à l’intérieur, je risquerais d’y rester.
- Genre, j’suis pas capable de te menacer ?! » enrage Yiolasta en dégainant. Le pire, c’est qu’elle n’a pas tort, Ariana. « Prends les commandes, mais je reste à côté. À la moindre tentative, je te ferais comprendre ce que c’est qu’une douleur électrique.
- Ça n’arrivera pas. » Yiolasta éteint son sabre, dégoûtée de constater mon estime à son égard. Mais ça lui fera du bien. Il serait temps qu’elle calme son orgueil.



Le trajet de l’orbite jusqu’à la surface s’est fait sans encombre. Ariana a accepté de se poser sur un campement impérial, malgré son affiliation. Yiolasta a crié au scandale, que la base allait être découverte… mais bon, vu la taille de la forteresse, c’est fort probable que la République soit déjà au courant. Par ailleurs, s’ils veulent vraiment venir nous déloger, ils y laisseront des plumes. Ma surprise vint quand, une fois au sol, Ariana disparu dans les ombres pour s’enfuir. La crainte des représailles nous hante depuis.

Mais il ne faut pas pour autant perdre de vue notre but. Je me rends au centre d’informations du campement. Pas de Phobias ni de Lana signalés. Une vraie blague. Je prends contact avec tout le réseau de la zone impériale. Aucune trace de mes deux Sith. « Ils ont fuit la tâche, quels lâches…
- Yiolasta ! Je t’interdis de parler ainsi d’eux ! lui crache-je dans un éclair. Ils se sont forcément posés ici, quelque part… » Après un soupire, je reprends : « Il doit bien y avoir un impérial qui… Sfouaski.
- L’autre glandu qui ne voulait pas nous laisser passer ?
- En effet, confirme-je. Y’a moyen pour qu’il ne nous aide pas… enfin bon, c’est notre seule piste ».
Retour à la base centrale à la surface, pour prendre une communication avec l’officier. Il accepte sans souci de nous aider – au miracle ! – et nous indique là où les satellites les ont détectés pour la dernière fois. Et c’est en effet bien loin. En plein dans la zone où gisent encore les vestiges des Rakatas, la civilisation ayant conquis la planète et érigé les premières prisons. Il nous prévient de la présence d’Esh-Kha, qui auraient probablement pu les capturer. Je vais pour partir, quand une présence d’esprit me fait dire : « Vous avez déjà entendu parlé d’un Sith maîtrisant les illusions ?
- Euh… oui. Un certain Cloristis, enfermé il y a vingt-huit ans, pour avoir trahi l’Empire lors de la bataille de Bothawui, complète-t-il.
- Vous êtes vachement renseigné ! s’étonne Yiolasta.
- J’étais sur place, surtout, explique-t-il.
- Génial. Vous ne saurez pas, par hasard, comment se prémunir de ses illusions ? en profite-je.
- Oulà… ce que je sais, c’est que tout dépend clairement de ce qu’il sait. En gros, ses illusions sortent clairement de ses pensées. Elles seront fausses si lui-même est dans le faux.
- Genre, il mettra un sabre laser vert à Dark Tifa, s’il cherche à l’imiter, alors qu’en fait, il est rouge ; là, on saura que c’est lui, tente Yiolasta.
- Oui, enfin, il n’est pas stupide à ce point non plus, proteste l’officier Sfouaski.
- Juste par curiosité, il a fait quoi, précisément, sur Bothawui ? l’interroge-je.
- Et bien, il s’est amusé à faire des illusions Sith un soir après une bataille. Il a créé tout un peloton républicain en train d’investir l’avant-poste. C’est le médecin de l’escouade qui a compris la supercherie, en examinant les corps et l’a dénoncé. Du coup, prison directe.
- Je vois… le médecin était particulièrement doué, ou non ? poursuis-je. Histoire de voir si percevoir les illusions est plutôt aisé, au contraire, bien galère…
- Euh… nan, Xyrion était un mec comme un autre, rien de plus, rassurez-vous, doute-t-il un instant.
- Ok… Xyrion ? reprends-je. Xyrion Algos ?
- Euh… ouais, affirme le douanier. Vous le connaissez ?
- Oui… Et j’vais avoir des questions à lui poser… » Sur ce, nous sommes repartis dans la direction indiquée, pour trouver Phobias et Lana.

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Phobias
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MessageSujet: Re: La traque des 10, chapitre 6   Dim 5 Mai 2013 - 20:17




Le lendemain soir, après un long trajet en speeder volé à la République, et de longues recherches infructueuses, nous avons trouvé une petite habitation. Enfin, petite… disons que ça ressort d’une installation faite par un détenu, pour demeurer dans le coin. Donc, quand même un minimum conséquent. Une fouille intensive nous confirme nos doutes : c’est la demeure de Cloristis. Histoire de lui faire comprendre le message, le lancer dans la terreur, je lui vole toutes ses données informatiques, ses objets… j’allais dire de valeur, mais ésotériques semble mieux coller. Sauf trois : la lame de Léana, celle de Phobias, et celle de Kiràly. Bââââââââtaaaaaaaaaaaaard…

Je range dans mon sac tout ce qui semble important – les armes inclues – avant de partir. D’une foudre intense, je déchaîne l’orage sur son toit. Que les flammes de mon enfer consument sa dernière attache !! Goûte ma vengeance, Cloristis, au nom de mes protégés !!

Le vent emportant les braises derrière nous, Yiolasta et moi débutons alors une recherche active des structures alentours, dans l’espoir de retrouver Phobias et Lana. S’il a pu les manipuler pour les capturer, il aura probablement préféré les incarcérer non loin de chez lui.




« J’ai la dalle…
- Moi aussi, Lana. Dors.
- Léana, je te l’ai pourtant expliqué.
- Désolé, j’arrive plus à réfléchir… » Ça fait une semaine que nous sommes enfermés là-dedans. J’essaye de dormir un maximum pour conserver mes forces, prêt à attendre des mois notre éventuelle libération. Léana demeure encore énergique. Elle, au moins, elle a fini son Rat-womp. Moi, je vous le dis, c’est dégueulasse. Enfin bref, Cloristis a quand même perdu son pari : ni elle ni moi avons décidé de régresser à l’état de cannibalisme.


« Tu fais le mort, Phobias ? » Enfin une voix familière !! Je me redresse alors que Léana accourt vers la barrière énergétique. Derrière se tient Tifa, le sourire de nous avoir retrouvés… enfin, j’espère. Le champ de Force désactivé, les retrouvailles peuvent enfin commencer : « Cloristis vous a eu, n’est-ce pas ? enjambe Tifa.
- Oui… comme des bleus, explique Léana. Ça fait une semaine qu’on est là, avec un seul rat-womp comme repas, depuis.
- Et bah comme ça t’as fait régime, t’en avais bien besoin ! lui décroche Yiolasta.
- J’ai même pas la force de te frapper » soupire-t-elle. Mais un éclair propulse la Sith au sang pur au sol. « J’en ai pour toi, si tu veux ! intervient Tifa. Je vous sors des rations, ça vous requinquera, déjà. »

En une dizaine de minute, nous engouffrons l’équivalent de deux repas. Et se permet de continuer, en plus. « C’est ce qui s’appelle de la restauration rapide, commente Yiolasta.
- Il ne vous a rien donné à manger… du tout ? suppose Tifa.
- On est tombé sur un rat-womp, qu’on s’est partagé, répète-je. Si jamais ça vous arrive plus tard, ne le mangez pas.
- C’est si dégueulasse que ça ? Pourtant si vous creviez la dalle…
- Il a eu une indigestion, explique Léana à son maître.
- Bon, j’espère que vous êtes paré à l’assaut. On a cambriolé sa maison. Il ne reste plus qu’à le tuer, nous informe Dark Tifa.
- Génial. Et notre cible initiale, Ratanté Mozen ? rebondis-je.
- Et bien, tu fais bien de me le rappeler. Quand nous avons fui Ka’oc, j’ai posé un mouchard sur son bureau. Il n’est pas resté longtemps, mais m’a permis de savoir qu’il emploie Ratanté.
- Tu déconnes ?!
- Pas du tout, Phobias. Il lui a ordonné de changer de cible. J’ai pas pu savoir qui c’était avant ni après. Donc, y’a moyen pour qu’elle s’en prenne à moi.
- Et d’ailleurs, on a croisé une Jedi dans la station spatiale ! s’écrie Yiolasta. C’est une ombre, et donc, elle risque à tout moment de nous achever également !
- Super ! ‘Fallait nous le dire, si on était plus en sécurité à l’intérieur de la prison ! ironise Léana. Vous savez qui c’est ?
- Oui… se plaint Tifa. C’est Ariana. On peut se calmer sur nos craintes…
- Vous avez vu ma sœur ?! Elle va bien ?! » Ma pauvre compère réalise soudain que seule elle et moi avons des rapports positifs avec sa sœur. « Je lui ferai plus confiance qu’à un autre Jedi, mais c’est pas pour autant que je la porte dans mon cœur, s’explique Tifa.
- Ta sœur est une Jedi ?!!! s’exclame Yiolasta en se levant et dégainant. Mais t’es une traîtresse !!!!
- Non, Yiolasta, calme Tifa, Lana nous a officiellement rejoint en tant qu’impériale.
- Tu parles ! Jedi un jour, Jedi toujours ! » Cette fois-ci, c’est moi qui me lève, et me place juste devant elle. « Yiolasta. Je crois que t’as pas compris. La seule qui soit encore en prison, ici, c’est toi. Prisonnière de tes préjugés, de ton orgueil, et de ton ignorance. S’il y a bien une chose qu’il faut que t’apprenne de ton périple avec nous, c’est ça, et uniquement ça. Je ne me ferai pas le plaisir de t’apprendre le double maniement d’armes, Lana ne fera pas de même sur le port d’armure de guerre, et Tifa te laissera dans l’ignorance de la Force.
- Vous êtes tous jaloux de mon pouvoir, se défend-elle.
- De ton pouvoir ? Quel pouvoir ? Tu sais à peine te battre, t’as aucun talent pour la Force et t’es conne comme tes pieds ! poursuis-je.
- Tu n’as rien d’autre que m’insulter pour te défendre ? Parce que franchement, y’a pas de secret quant à la compétition impériale : chacun pour sa pomme, pour vaincre les autres. C’est comme ça que ça marche. Et désolé de te l’apprendre, mais t’es pas au sommet.
- Pourquoi affronter la République, alors ?
- Quoi ?
- Inutile de se chercher un ennemi, on s’en fait en passant dans la rue. Que le meilleur gagne ? Et bien, qu’attendons-nous pour tous nous tuer dans un gigantesque abattoir ? T’as pas l’impression d’une incohérence ? Comment pourrions envisager de vaincre une nation galactique, si nous nous détruisons de l’intérieur en permanence ? »

Seul le silence répond à mes questions. Léana et Tifa, s’étant tues depuis le début, me regardent avec un sourire de satisfaction, vu que j’ai apparemment enfin percé la coquille de Yiolasta.



Le repas se poursuit avec le mutisme de la Sith au sang pas si pur que ça. Tifa nous raconte tout ce qu’elle a subi ave Ka’oc, et nous arrivons sur les détails à mettre au clair : « Ka’oc prétend que tu connaîtrais la position de Tython, puisque tu es né dans le vaisseau en provenance de la capitale Jedi. Bon, c’est un point inutile, puisque la position est connue de la planète… enfin bon, tu viens vraiment de là-bas ?
- Mais… la planète n’a pas été redécouverte après le traité de Coruscant ? s’immisce Lana. J’vous dis ça… j’ai l’impression que ça me revient, de l’époque où j’étais Jedi.
- Exact, maintenant que tu le dis… je crois que t’as raison, réalise Tifa.
- Ka’oc n’est que mensonges. Y compris cela.
- Ouais, Phobias… par contre, j’ai une autre nouvelle à t’annoncer. Tu es voyant ?
- Euh, oui, dans le sens où j’ai des yeux, Tifa, lui réponds-je.
- Et tu vois par la Force.
- Comme tous les adeptes de la Force, non ? hésite-je.
- Non, la double-vue, je veux dire.
- Oh ! Comme Krynda Draay ! raccorde Léana.
- Ma mère s’appelle Gil’géa Draay…
- Ta mère nous a ciblé merveilleusement bien, elle sait esquiver des coups, et n’est jamais tombé dans les pièges ridicules de Yiolasta. Parce qu’elle voit par la Force. Ta mère est une Miraluka, Phobias !
- Mais pourquoi ne le dis-t-elle jamais… ? murmure-je en comprenant la réalité.
- D’où la cécité de Sahino… ou de Mélona, je sais plus… hésite Léana.
- Phobias. Je ne sais pas si on peut vraiment parler de Méditation de combat. Par contre, il est clair que tu disposes de la double-vue des Miralukas et de la vue humaine. Si cette meilleure perception te permet d’influencer le cours d’une bataille, et bien soit. On peut considérer que tu as appris une forme de la Méditation de combat.
- D’accord… d’accord… d’accord… d’où le pourquoi Kiràly m’a désigné sous le terme de Miraluka lors de notre défaite sur Taris» C’est alors qu’un cri de stupeur nous interrompt. Au loin, à l’extérieur. « C’était pas la voix de Cloristis ? doute Léana.
- Parfait, il a mordu à l’hameçon » se réjouit Tifa. Nous rangeons et cachons les affaires avant de nous armer et sortir.




Le Sith est à genou devant l’incendie, dépité d’avoir perdu son chez lui, lui qui croyait probablement être inatteignable. « Ça fait mal… hein ? » le provoque Tifa. L’homme se retourne, les yeux emplis de haine. Il se relève et allume sa lame rougeoyante. « Vous ne deviez pas revenir ici…
- Oh, un imprévu ! Quel dommage ! se moque Tifa, avant de rajouter. Mais comment êtes-vous au courant ?
- Comme ça. » Bon, génial, il nous a eu, là. Mais notre maître ne se laisse pas abattre : « Je récapitule, tu es dans un imprévu complet, tu n’as donc aucune illusion sous la main, déjà prête, pour nous avoir.
- Et tu crois pouvoir me passer sur le corps ? Comme si je n’avais aucune arme ! » dit-il en brandissant son sabre. Nous allumons tous les nôtres, cinq lames rouges contre une seule. Je me contente d’un « ça va faire mal » pour attirer le regard des filles sur moi. Léana et Tifa ont compris.

« Chargez !! » Mais Yiolasta se dirige seule vers notre cible. Le trio du Kheir se disperse et frappe dans tous les sens. De par mes deux lames, je couvre une zone plus large, et choque une lame invisible. La Force dissipe une illusion, et Cloristis apparaît alors : « J’aimerai bien savoir comment tu t’es douté de ça !
- Parce que tu crois franchement que je vais t’avouer que c’est la couleur de mes chaussettes que t’as mal faite ?!
- Idiot ! me crie Yiolasta qui vient de comprendre à l’instant.
- Qui parlait d’avoir aucune illusion sous la main ? » se permet Cloristis en se divisant en quatre entités. D’accord, il peut en créer dans l’immédiat. Mais peut-il maintenir l’actuelle ? « Phobias, tu le perçois à combien de mettre ? » Le percevoir ? Bien sûr, elle parle de la double vision… j’essaye quelques instants…
Tout me semble si flou… voir qu’avec la Force, c’est quand même vachement plus dur que cela n’y paraît… surtout quand on est crevé. « Pas plus de cinquante mètres de rayon.
- Ça va être chaud, mais si c’est pour la victoire… » Tifa dresse alors son bras vers le ciel. Utilisant la foudre qui charge les nuages, elle dresse une barrière circulaire, du rayon que j’ai estimé. Impossible de la franchir sans finir grillé comme un insecte. Lana et Yiolasta, de leur coté, affronte chacune deux illusions, le temps que notre maîtresse tonnerre se prépare, et clame ensuite : « On sait que tu es dans la zone, et pas ailleurs. Rends-toi de gré, sinon ce sera de Force ! » Comme seul le rire de ses illusions nous répond, Tifa enchaîne des tempêtes énergétiques, quadrillant la zone. Je fais de même en tournoyant mes lames, alors que Lana et Yiolasta ont défait leurs ennemis.
Voyant le temps que nous perdons, Tifa nous fait signe de tous nous rassembler près d’elle. À trois, nous nous positionnons de manière à parer tout assaut, quel que soit le côté. Dark Tifa lance alors des cercles de tonnerre depuis le bord jusqu’au centre. Il suffit de quelques instants pour qu’elle localise une résistance. Elle augmente l’intensité de son électricité dans la zone en question, et là… une chute se fait entendre. Cloristis apparaît, l’herbe dans la zone devient neige, le ciel s’ouvre, et la fumée de son cabanon se dissipe. Fin de l’illusion. « Cette fois-ci, nous sommes dans la réalité, conclu Lana.
- Doués… drôle de surprise que voilà…
- Tu sais quel est le plus drôle dans cette histoire, Cloristis ? s’avance Tifa.
- Que ce n’était pas la chaussette ? Je m’en était douté, nous prévient-il. J’ai pu observer Phobias plus d’une semaine, je sais bien qu’il n’est pas aussi… » Mais le Sith s’arrête de parler. Il m’observe, comme avec effroi. « Un sabre… blanc ?
- C’était ça ??! réalise Yiolasta. J’le savais pas, moi !
- Si au moins t’avais pris la peine de les allumer après les avoir pris, l’enfonce Léana. Mais non, quelle dommage !!! Hein ?!
- Xyrion, c’est maintenant que tu viens m’achever ?! me crache Cloristis.
- Mais je ne suis pas Xyrion, mec, lui réponds-je naturellement.
- Seul toi savais où trouver ce cristal, tu ne me mentiras pas ! rajoute-t-il.
- Ah oui ? Et où ça ? essaye Léana.
- Je ne ferai pas cette erreur non plus… traître !!
- Traître ?! le coupe Tifa. Qui a trahi l’Empire, que je sache ?! C’est toi !
- Quoi ?! Mais j’ai jamais fait ça ! Ce n’est pas moi !! se défend-il.
- Mais oui, c’est ça, on te croit… pas du tout » ironise Tifa. Elle lance alors une série torrentielle d’éclairs. Le bougre semble tenir quelques instants, forcé de ne faire appel qu’à de la Force brute, et non plus son art. Il chute alors en arrière. Tifa s’avance jusqu’à être à trois mètres du Sith, alors que nous restons en retrait. « Tu as mal répondu à ma question, alors laisse-moi le plaisir de te corriger. Le plus drôle, dans cette histoire, c’est que les barrières à cinquante mètres… elles n’ont jamais été là. » De stupeur, Cloristis tourne la tête aux alentours et constate l’absence de son cercle de condamnation. « Avant de brûler ta demeure, je me suis permis non seulement de te voler ceci, complète Tifa en montrant son bloc de donnée, mais également de lire comment faire de l’alchimie Sith ». Le Sith comprend alors qu’il est complètement foutu. S’allume en travers de son cou un sabre laser bleu. Par réflexe, Cloristis bascule la tête en avant et… se fait découper.
« Mais… ???!! Il est con ou quoi ??!! s’écrie Ariana qui vient de sortir de sa furtivité.
- Ariana !! s’écrie sa sœur au loin.
- Il a dû croire que c’était encore une illusion, et donc que le sabre était tout sauf là » suppose Tifa. Mais elle n’a pas le temps de réagir à la présence de la Jedi que Yiolasta fond sur Ariana. D’un réflexe de survie, elle disparaît à nouveau dans les ombres, se décalant suffisamment pour ne pas se faire embrocher. Mais pas assez, puisque Yiolasta trébuche sur sa jambe, les deux chutant au sol.
Nous nous rassemblons vers elles, quand une bataille de coups bas s’enchaîne entre la Sith et la Jedi. Mais rapidement, un coup de pied bien placé dans sa figure déstabilise la Sith, permettant à Ariana de rouler, bondir pour se lever, et reprendre son arme par une attraction de Force. Mais immédiatement, Yiolasta cherche à revenir à l’assaut. « Mais arrête ! lui hurle Léana. Arrête-toi !!
- Mais… c’est la Jedi… s’explique Yiolasta en reculant.
- Elle nous a fait du mal ? essaye-je.
- Mais Tifa a tenté de la tuer, déjà, sur la station ! argumente la rouge de peau.
- Quoi ?! s’exclame Léana.
- Je l’ai fait en premier lieu pour pouvoir passer, se justifie Tifa. Si j’avais voulu la tuer, je l’aurais fait dès le début.
- Mais enfin… ! Et le une pierre, deux coups c’était pas pour ça ?! »



SKOOOUUUUUUUUIIIIIRRRRRRRRKK !




Le son venait de derrière. Je me suis tournée instinctivement vers Phobias, lui qui aurait probablement senti la chose, comme moi. Sauf que c’était lui. Lui. Un autre Jedi sort des ombres, sa lame verte ayant pénétré le cou de mon ancien apprenti.
« Cible exécutée. » se permet Ratanté Mozen.



« Ce n’était pas moi que Ka’oc voulait… ! comprends-je.
- Oh, je ne pense pas que ça lui pose de problème, si je fais des heures supp’ » me sourit Ratanté alors que le corps de l’Orrodia sombre dans la neige. Ariana et Léana crient alors son nom, et notre cible s’adresse alors à la Jedi : « Ariana, c’est ça ? Je viens rééquilibrer ton combat contre ces Sith…
- Mais je ne veux pas les tuer !! proteste-t-elle.
- Dommage pour toi !! » en profite Yiolasta. Le temps des paroles vient de se clore. Notre orgueilleuse de compère se déchaîne contre la sœur de mon apprentie. Cette dernière hésite, puis accourt à son secours. De mon côté, je foudroie la Togruta en cape. Elle se permet de dévier une partie de mon assaut vers le ciel, avant de lancer sa double lame, allumée et tournoyante, dans ma direction. Je bondis sur le côté pour éviter de finir en steak de Bantha, et, suivant la course du sabre du regard, constate l’ardeur avec laquelle se bat le Jedi contre Yiolasta. Léana me tend la main, me faisant comprendre dans ses yeux qu’Ariana n’a nullement besoin d’aide.
Ratanté rattrape son sabre volant, et plonge sur Léana. Les lames s’entrechoquent de toutes parts, alors que j’essaie de foudroyer une seule des deux combattantes. Je réessaye de l’alchimie, alors que ma partenaire retient notre cible. Je constate alors que Ratanté ne porte son double sabre qu’avec une seule main. Les deux filles s’opposent sur un duel de Force, immobiles, et la Togruta lui attrape soudainement le visage avec son autre main. Une vive lueur s’échappe alors de sa bague, avant qu’elle ne s’écarte. « Qu’est-ce que… ?
- La signature de ton décès » se permet-elle en chargeant. Le combat reprend de plus belle, alors que mes éclairs les entourent. Me basant sur le style de combat de mon apprentie, je dirige les arcs électriques de manière à ce qu’elle les esquive naturellement… mais ils n’atteignent pas non plus Ratanté. Comment cela se peut ?! Aurait-elle…
Léana bondit sans prévenir à l’extérieur du combat. Dix mètres plus loin, elle assène un coup de poing qui met Yiolasta dans les vapes. Heureuse surprise pour Ariana, qui n’osait pas en finir, les deux sœurs se tournent à présent vers moi, puis Ratanté. « Ça fait trois contre deux, précise Ariana. Mais je reste une Jedi, alors je vous laisse vous rendre, ou fuir.
- Je vois… Kiràly t’a mal influencer, comme je m’en doutais, réplique la Togruta.
- Sauf que moi, le seul choix que je t’offre, c’est la mort ! » en profite-je en lançant une tornade de tonnerre. La Jedi esquive, ayant de se rediriger vers moi. Enfin, moi… et ma vingtaine de clones.
Tu parles d’une bonne idée : pas déstabilisée, Ratanté lance à nouveau son double sabre vers les sœurs, puis, dans un même mouvement, arrache du sol un rocher avant de me le lancer en pleine face ! J’esquive à la dernière seconde, alors que mon assaillante reprend : « Ma cible initiale, c’était Cloristis. Tu ne crois quand même pas que j’étais venue non préparée à l’alchimie Sith de son niveau ? Alors, arrête de me faire pitié avec ça, tu gaspilles des forces pour rien, là.
- Amène-toi ! » lui crie alors Léana, sabre en avant. Non. Non. Zut. Merde. J’ai compris ce qui s’était passé. Trop tard. Ratanté l’a paré comme si elle le connaissait par cœur, avant de lui asséner une frappe similaire. Tout ce que j’ai pu faire, c’est empêcher que le coup soit fatal en électrocutant l’alien. « Léana ! Elle a copié tes techniques de combat !!
- Quoi ?!
- Sa bague !! Ce doit être un artefact de Force, comme le pendentif de Lévél, la pyramide d’Ascléyos ou le brassard de Kala !! lui explicite-je.
- Bien vu… me complimente Ratanté. Et que vas-tu faire, maintenant, Sith ?
- Ça !!! » crache mon apprentie. D’un coup dévastateur, la main de Ratanté vole dans les airs. Et évidemment, celle avec la bague. « Quelle erreur d’inattention ! ironise-je. À moins que l’alchimie Sith ait encore des secrets pour toi ? » La Jedi se jette alors sur moi, sabre pointé vers mon cœur. Je roule sur ma droite, concentrant dans mes mains une future attaque. D’un coup de pied retourné, Léana enfonce les côtes de son adversaire. Une fois la cible au sol, mon apprentie récupère par télékinésie le double sabre. « Par deux fois, et de suite, tu as cessé de prêté attention à moi. Grave erreur.
- Mais… tu n’y étais pas !
- Crois-tu vraiment ? » clos-je en arrivant. Mon ultime tempête étant chargée, je la propulse sur la Jedi abattue. Grillée. Tel un insecte. C’est fini.


« C’était de l’alchimie Sith ? Mais je croyais qu’elle savait s’en défendre ! proteste mon apprentie.
- C’était moi, nous éclaire alors Ariana. J’ai arrêté de me camoufler, mais je t’ai camouflé toi, quand j’ai compris le pouvoir de la bague. Ces deux instants ont suffi.
- Pourquoi lui avoir menti, alors ? m’interroge Léana.
- Pour qu’elle crève en se disant avoir échoué sur toute la ligne. Sinon, ce n’est pas drôle… Et Phobias ? » Ariana s’était mise à son secours dès que Yiolasta tomba au sol.

Une mare de sang a coloré la neige alentours, le cadavre de mon ancien apprenti en son sein. Dans les bras d’Ariana à présent, Phobias est devenu, pour une fois, plus blanc que la neige.
« Il vivra, affirme soudainement Ariana. Une minute plus tard, et trop de sang serait évacué. Mais il vivra.
- C’est fantastique, Ariana !! s’exclame Léana. Tu peux le ranimer ?
- Non, je n’ai fait que des gestes de premier secours. Je ne maîtrise pas la régénération de Force…
- Moi non, plus, n’en ayant jamais eu besoin, avoue-je.
- Si on le met dans une cuve de kolto, ça suffira ?
- Il a été pourfendu au-dessus de la cinquième cervicale, lui répond Ariana d’un ton étrangement triste.
- Et alors ?
- Merde, réalise-je.
- Quoi, merde ?! Il est toujours vivant, c’est le plus important, non ?!
- Pas vraiment, ose-je.
- Quoi ? Mais…
- S’il s’en sort, il demeurera tétraplégique, Léana » lui explique enfin sa sœur.



Le vent souffle sur Belsavis. Une ombre au loin s’écarte de la montagne. Nous sommes seules, trois filles autour d’un corps. Le temps pour moi de songer à toutes les solutions, Léana se retient de laisser couler une larme.
Je me rapproche d’Ariana, et d’un inquisiteur, lui lance : « Je suis Dark Tifa Aora. En ma qualité de Sith, il est de mon devoir de pourfendre des Jedi. Il se trouve que tu en es une, Ariana. » Léana se redresse de peur.



« Cependant, tu as, à une première reprise, volée mon apprentie, que je t’ai moi-même arrachée. Un jour ou l’autre, la vérité aurait explosé, et la façon dont tu l’as engendré nous a permis, au final, de s’entendre comme jamais. Chose que je n’avais pas admise jusqu’à présent.
Par ailleurs, ton sauvetage in extremis de mon ancien apprenti, Phobias, alors que ni Léana ni moi aurions pu faire quoi que ce soit, a prouvé ta valeur quand à la structure de mon groupe d’assaut.
Te détruire serait ainsi renier tout cela, ce que je ne désire point. Tout ce que je te demande, c’est d’accepter le retard que j’ai eu, avant de te considérer comme une alliée, et non plus une ennemie.
»




Un sourire s’inscrit sur les lèvres des deux sœurs. La Jedi reprend alors : « Et Phobias ?
- Je n’ai jamais appris à soigner par la Force, parce que je n’en avais pas besoin. Quelqu’un l’aurait fait si un tel cas serait survenu. L’heure est venue de lui présenter une blessure que le kolto ne pourra pas réparer. »



J'attends la correction de Tifa !!!

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